Les écoles occitanes veulent conserver leurs contrats aidés

À ce jour, les calandretas audoises comptent 28 contrats aidés. Vingt-huit contrats indispensables pour faire tourner la machine administrative et assister les enseignants au quotidien.

A Carcassonne, les deux écoles occitanes disposent de cinq emplois aidés dont quatre aide-maternelles. Si la suppression de ces contrats est confirmée dans le temps, les deux établissements carcassonnais risquent de se retrouver en grande difficulté dès la fin de l’année prochaine. Une situation que n’envisage pas Gilbert Oliver, le président de l’association locale. «Les parents qui ont fait le choix de mettre leurs enfants dans des calandretas versent une cotisation annuelle de 285 €. Il est aujourd’hui impensable de demander plus aux familles», estime-t-il.

Profitant hier de la Journée européenne des langues, les responsables associatifs, soutenus par le mouvement Pais Nostre, se sont rendus à la préfecture de l’Aude où ils ont remis une motion au représentant de l’Etat. Motion dans laquelle ils demandent au préfet de plaider leur cause au niveau gouvernemental afin que ces contrats soient a minima maintenus dans le giron de l’Education nationale.

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Gilbert Oliver, le président de la calandreta de Carcassonne, (à g,) remet une motion à Stéphane Arcobelli, chef de cabinet de la préfecture de l’Aude./ Photo DDM, B.H.

Cette action locale s’est également déroulée dans plusieurs autres départements allant de l’Aquitaine à l’Occitanie, où de nombreux responsables associatifs sont également très inquiets.

(1) Carcassonne, Narbonne, Peyriac-Minervois, Bize-Minervois, Sigean, Villedubert et Limoux. A Carcassonne et Narbonne, on compte quatre écoles.

La Dépêche du Midi
http://Ladepeche.fr du 28 septembre 2017. http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/27/2653569-les-ecoles-occitanes-veulent-conserver-leurs-contrats-aides.html