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Vous voulez devenir enseignant à Calandreta ?

jurada2018-1Vous avez jusqu’au 31 mai pour vous inscrire à la jurada d’entrée à APRENE.

APRENE est l’établissement d’enseignement supérieur occitan qui, depuis 1994, assure la formation des enseignantes et enseignants des écoles Calandreta. Son cursus coopératif, intensif et exigent, est de plus en plus reconnu pour sa capacité à former au métier d’enseignant en immersion, de transmetteur de la langue occitane, et de praticien de la pédagogie Freinet / Pédagogie Institutionnelle.

Si vous voulez, vous aussi, enseigner l’occitan en immersion, vous en saurez plus en allant visiter le site https://aprene.org/oc/la-jurada-2/

Que vous soyez intéressé par le premier ou le segond degré Calandreta, inscrivez-vous à la jurada d’entrée a APRENE en téléchargeant la fiche d’inscription sur le sita. Vous l’enverrez avec un CV et une lettre de motivation à aprene@aprene.org.

Bretagne, Alsace, Béarn. Des courses pour tirer les langues régionales

Course
Après un départ officiel de Quimper, vendredi soir, la Redadeg est repassée par la préfecture finistérienne, hier après-midi. | Ouest-France

Au Pays basque, la première course en relais défendant une langue minoritaire était créée en 1980. Initiative reprise en Bretagne, avec la Redadeg, partie vendredi 4 mai de Quimper (Finistère). Et bientôt dans le Béarn et en Alsace.

Il y a dix ans, en 2008, la Redadeg (la course, en breton) était lancée pour défendre la langue bretonne…

Pour pouvoir courir avec le témoin en main, chaque participant doit payer.. une participation au km. La somme collectée est ensuite reversée à des projets bénéficiant à la langue bretonne.

Un modèle inventé en 1980 au Pays basque. Là-bas, l’initiative s’appelle Korrika (« en courant »). « Nous voulions développer l’enseignement du basque chez les adultes », expose Jakes Bortayrou, représentant d’AEK, l’association organisatrice de la Korrika. Après 39 ans d’existence, la course peut se targuer d’être aujourd’hui « la manifestation qui rassemble le plus de monde dans le Pays basque. Parfois, on est jusqu’à 10 000 coureurs en même temps. Au total, on doit brasser entre 200000 et 300000 personnes sur les dix jours que dure la course », enchaîne Jakes Bortayrou.

« Une fierté ressuscitée »

Des statistiques qui font saliver d’envie Daniel Barneix, président de la fédération Calandreta des Pyrénées Atlantiques. Via l’association qu’il préside, cet habitant du Béarn va lancer la Passem, le 25 mai prochain. Une nouvelle course relais qui cette fois-ci défendra la langue occitane durant 48 h et sur 400 km (350 km ont déjà trouvé acheteurs). « Au départ, on pensait faire des étapes et dormir dans des villes stratégiques. Finalement, on va courir jour et nuit. Cela signifie bien qu’il est urgent de faire circuler notre langue, menacée de disparaître », explique Daniel Barneix.

Les deux hommes en sont convaincus : ce type de manifestation « sert à l’attractivité des langues devenues minoritaires et qui risquent de ne plus exister ». Dans le Pays basque, Jakes Bortayrou estime que la Korrika « a permis depuis sa création de susciter une fierté ressuscitée de parler le basque». Dans le Béarn, Daniel Barneix espère « les mêmes retombées » pour l’occitan. Car, selon lui, « toutes les langues méritent de vivre. »

D’après un article de Basile CAILLAUD, publié dans Ouest France le 6/05/18

 

Aurillac. L’école occitane « Calandreta del vernhat » rouvre ses portes

Une journée portes ouvertes sera organisée le 5 mai prochain.

Orlhac
La Calandreta est une école associative laïque qui accueille les enfants de maternelle et de primaire.

À la suite de la belle dynamique de la première journée du mois de mars, l’association Calandreta del vernhat organise le 5 mai prochain une nouvelle journée « portes ouvertes » de l’école Calandreta.

La Calandreta est une école associative laïque, sous contrat avec l’État, qui accueille les enfants de maternelle et de primaire à Aurillac. Elle utilise une pédagogie active, institutionnelle, inspirée des techniques Freinet dans un cadre bilingue occitan-français, basé sur l’immersion linguistique.

Ses objectifs sont de contribuer à l’épanouissement de l’enfant, d’assurer son développement cognitif, de lui apprendre à apprendre, de lui permettre d’acquérir des connaissances, des savoirs, des savoir-faire en adéquation avec les programmes de l’Éducation Nationale.

Au-delà de cet événement important pour le développement de l’école, l’association Calandreta del vernhat souhaite renforcer l’équipe éducative en recrutant une/un enseignant pour la nouvelle année scolaire, diplômé d’état ou souhaitant s’inscrire dans un processus de formation enseignante.

L’autre point fort de cette porte ouverte sera de sensibiliser les parents d’enfants potentiellement inscrits à s’immerger dans la réflexion collective qui démarre autour du projet de construction de la nouvelle école et qui fera l’objet en juin d’une rencontre sur le thème « Dessine-moi une école ».

Pour découvrir son environnement, son fonctionnement et son projet pédagogique, l’école ouvre ses portes le samedi 5 mai de 10h à 12h et de 15h à 18h. Des parents et membres de l’équipe enseignante seront présents pour répondre aux questions des parents intéressés et témoigner du fonctionnement de l’école au quotidien.

Contact : Calandreta del vernhat 18 boulevard de Canteloube 15000 Aurillac 04 71 64 97 66 / 06 83 39 14 33. www.ecole-calandreta- aurillac.org

Adaptation de l’article publié le 2 mai 2018 par la Rédaction Aurillac, La Voix du Cantal.

Carmaux : la calandreta Pic aucèl, dernière née des calandretas du Tarn est en pleine croissance

Caramaus
Parents et enfants de l’école calandrera de Carmaux ont participé au carnaval occitan.

Deux ans après son ouverture la calandreta Pic Aucel grandit toujours. Elle accueillera de nouveaux enfants en septembre. Les plus anciens entreront en CE1. Elle a présenté ses activités au cours d’une opération portes ouvertes les 6 et 7 avril.

L’école présente ses activités et sa pédagogie d’immersion Français-Occitan. Pour grandir encore et accueillir de nouveaux enfants.

La mise en oeuvre d’une pédagogie active qui s’inspire des techniques de l’enseignement Freinet

Compte tenu des inscriptions déjà faites, il y en aura au moins 18 enfants accueillis à la calandreta en septembre prochain

« L’objectif, c’est de faire découvrir l’école à d’autres familles, leur présenter l’association, ainsi que l’équipe et sa méthode pédagogique ». Simon Brandlï, directeur et enseignant de la Calandreta Pic Aucel, résumait en ces quelques mots le pourquoi de l’opération portes-ouvertes organisée par l’école bilingue Français-Occitan carmausine vendredi 6 et samedi 7 avril. Une école qui accueille actuellement 14 enfants de la petite section  au cours préparatoire (de 2 ans et demi à six ans) et sait dès à présent, compte tenu des inscriptions déjà faites, qu’il y en aura au moins 18 à la rentrée. L’objectif, c’est d’en avoir plus encore. « Pas trop, compte tenu des locaux qui permettent d’avoir 25 élèves maximum », explique Simon Brandlï qui poursuit : « L’an prochain, les élèves du CP entreront en  CE1, et ce serait bien d’accueillir des tous petits pour remplacer ceux qui montent d’une classe ». Eclose il y a un peu plus de deux ans, la petite « alouette carmausine »(c’est la traduction française de calandreta) avait pris son envol avec 7 enfants et est donc en pleine croissance. Cinquième du nom dans le Tarn (la première a été créée à Castres en 1994), elle met en œuvre la méthode de l’immersion linguistique dès la maternelle, afin de valoriser et de développer les capacités d’enfants très jeunes à acquérir une deuxième langue et de maîtriser deux langues de façon équivalente. Dans cette pratique bilingue, l’occitan est à la fois langue d’enseignement pour les disciplines non linguistiques (mathématiques, histoire-géographie, par exemple) et langue enseignée. Le tout en suivant les programmes de l’Education Nationale et les principes de laïcité.

La mise en oeuvre d’une pédagogie active qui s’inspire des techniques de l’enseignement Freinet

Autre dimension majeure des calandretas : la pédagogie active mise en œuvre par laquelle la parole est donnée à l’enfant, pour le rendre autonome dans une vie de groupe qui est par elle-même un vecteur d’apprentissage. Une pédagogie active qui s’inspire des techniques d’enseignement Freinet, favorise le travail coopératif, les échanges, le partage, l’apprentissage de la citoyenneté, et passe à la calandreta Pic Aucel par l’édition d’un journal conçu avec l’outil informatique, des activités telles que la création et l’entretien d’un potager. « C’est un grand potager en forme de Croix Occitane », décrit Simon Brandlï, « il est en permaculture, et bientôt on aura une ruche cheminée, pas dangereuse pour les enfants ». Entre autres activités « en partage » ces derniers mois, la calandreta a participé au Carnaval Occitan avec ses quatre homologues tarnaises à la mi-mars. Un rendez-vous préparé…activement par les enfants – les calandrons – et leurs parents. Ces derniers avaient monté pour l’occasion un atelier de fabrication de déguisements (les petassous) : « C’est une école associative (ndlr : le projet est porté par le collectif Belugeta), les parents participent beaucoup… Chaque mois tous viennent au conseil d’administration ». Un atout pour la petite équipe pédagogique (une personne en service civique et une aide maternelle en plus du directeur-enseignant) et un renfort pour aussi organiser des actions de soutien. Présente au marché de Noël, associée au Cercle Occitan pour présenter un Nadalet à la maison de la citoyenneté en décembre puis à la maison du Bosc en janvier, l’école est aussi dans la vie de la cité. Dans cette idée d’une école ouverte et qui échange, on peut encore citer les ateliers de danse traditionnelle  assuré, toujours, par le cercle Occitan. Comment conclure ? Peut-être avec cette question qui donne déjà la réponse : Faire l’école ensemble à la calandreta, ça se tente, non ?

Adaptation de l’article de Thierry Tchukriel publié le 13/04/2018 dans le Tarn Libre

http://www.letarnlibre.com/2018/04/13/7208-calandreta-pic-aucel-carmaux-derniere-nee-ecoles-francais-occitan-tarn-est-pleine-croissance.html

Pétition Non à la suppression du poste de conseiller pédagogique départemental en occitan dans l’Hérault

Pour : Rectorat de Montpellier

Non à la suppression du poste de conseiller pédagogique départemental en occitan dans l’Hérault

Les soussignés, enseignants, parents, élus, responsables syndicaux, ou simples citoyens, demandent, avec le CREO Languedoc (http://www.felco-creo.org/), le maintien de ce poste dont la suppression a été brutalement annoncée par les services académiques de l’Hérault, le 13 mars 2018, alors même qu’il existe depuis l’organisation de l’enseignement des langues régionales en 1982 (circulaire 82-281) et dont la circulaire 2001-166 définit la fonction (réaffirmée par la convention cadre signée avec l’État le 26 janvier 2017 (§ 8-4 : « encadrement ») :

« un ou des conseillers pédagogiques chargés plus spécialement de suivre ces enseignements. Il convient d’affecter au moins un de ces personnels pour chacun des départements des académies concernées par le présent programme ; ils ont pour mission d’aider à la mise en œuvre et au développement des différentes modalités d’enseignement de langues régionales. » (circulaire 2001-166)

Outre les tâches inhérentes à la fonction de conseiller pédagogique, le CPD occitan a en charge :

– la conception du projet académique en langue occitane pour les écoles, son suivi et sa mise en place toute l’année ;
– l’organisation des rassemblements départementaux en juin qui sont l’aboutissement du projet pédagogique annuel ;

– le pilotage d’un stage académique interdépartemental de formation linguistique et didactique ;

– l’accompagnement des projets spécifiques aux écoles ;

– le suivi des enseignants bilingues des 5 sites du département (Clermont l’Hérault, Mireval, Nelson Mandela-Béziers, Sévigné et Francis-Garnier-Montpellier);

– les interventions en langue et culture occitanes dans les écoles.

NB : le texte de la convention est en ligne sur le site à l’adresse : http://disciplines.ac-montpellier.fr/occitan/textes%20officiels

La Pétition Non à la suppression du poste de conseiller pédagogique départemental en occitan dans l’Hérault, sera adressée au Rectorat de Montpellier. Elle est créée et écrite par la communauté CREO Lengadòc.
Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.
Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de cette page de contact

COLLOQUE ISLRF EN BRETAGNE

Langues régionales à Quimper. Un colloque réunit plus de 250 personnes

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L’amphi était plein cet après-midi en marge du colloque sur les langues régionales. | Ouest-France

« L’immersion : 40 ans d’expérience pour l’avenir de nos langues ». C’est le thème du colloque organisé à Quimper (Finistère) pendant deux jours par l’Institut supérieur des langues de la République. Il a rassemblé près de 250 personnes au pôle universitaire ce vendredi 23 mars. Enseignants et chercheurs ont mis en avant les avantages de l’immersion pour apprendre une langue.

Pendant deux jours, ce vendredi 23 mars et samedi 24 mars, plus de 400 enseignants, chercheurs et étudiants seront réunis au pôle universitaire de Quimper (Finistère) en marge d’un colloque organisé par l’Institut supérieur des langues de la République.

L’objectif : montrer les bienfaits du bilinguisme précoce et de l’immersion. « La langue n’est plus un objet d’enseignement mais un outil, y compris au sein de la vie d’un établissement, explique Stefan Moal, membre du conseil scientifique de l’institut. Cette langue que l’on entend partout est comme « une bonne à tout faire ». On s’en sert pour tout. Plus tôt on la pratique, mieux c’est. »

Plus de 4 000 élèves en immersion en breton

Avant sept ans, la plasticité du cerveau permet d’accroître certaines compétences. Les oreilles sont ouvertes et enregistrent. D’ailleurs, les crèches bilingues ou immersives se développent en Bretagne. On en compte actuellement une dizaine.Le colloque a permis de comparer les différentes méthodes et les différentes pédagogies mises en place. « Le bilinguisme scolaire, que ce soit en breton, en basque, en catalan, en occitan ou en alsacien permet une ouverture sur le monde, ajoute Stefan Moal. Le point commun entre ces enseignants ou ces chercheurs est de faire vivre ces langues qui risquent de disparaître. »

L’objectif est de réamorcer la pompe et de poursuivre ce qui a été mis en place dans les années 70-80. Aujourd’hui, de jeunes enfants parlent le breton en classe et à la maison. C’est un progrès. Actuellement, près de 17 000 élèves font du breton dans le réseau public, dans l’enseignement catholique et à Diwan. Parmi eux, 4 318 élèves sont en immersion.

Lucile VANWEYDEVELDT Publié le 23/03/2018 dans Ouest France

 

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SOUTENONS LA DIVERSITÉ LINGUISTIQUE ET CULTURELLE au sein de l’Union Européenne !

Lien : https://ec.europa.eu/citizens-initiative/32/public/#/

Soutenons la diversité linguistique et culturelle au sein de l’Union Européenne en allant signer cette initiative citoyenne. Il est demandé à l’UE d’adopter une série de mesures incluant des actions politiques dans les domaines des langues régionales et minoritaires, de l’éducation et de la culture, de la politique régionale, de la participation, de l’égalité, du contenu des médias audiovisuels et autres, ainsi que du soutien des régions (aides d’État).

Pour que cette proposition de Loi puisse être mise en discussion au Parlement européen, la procédure requiert l’obtention du soutien écrit d’au moins un million de citoyens de l’union européenne, avec des quotas par pays (ex: 72000 pour l’Allemagne, 40 500 pour l’Espagne, 55 500 pour la France, etc…).

A ce jour, 26 mars 2018, la France n’a réuni que 5 986 signatures sur les 55 500 nécessaires, soit 10,79% SEULEMENT !

Il est donc important que chacun d’entre vous soutienne cette initiative en signant. Plus il y aura de monde qui signera, plus on aura la possibilité d’être entendus !

Merci de diffuser dans vos réseaux et surtout de signer ! Il ne nous reste que 8 jours, la date limite étant le 3 avril prochain !

Préparez par avance votre passeport ou votre carte nationale d’identité car il vous sera demandé d’en renseigner le numéro :  en effet,  ce recueil de soutien se fait dans un cadre légal avec des conséquences légales (comme pour un vote officiel). Il est donc nécessaire que les signatures soient identifiées pour le comptage. S’il est recueilli un nombre important de signatures, cela provoquera la mise en route d’un dispositif législatif et d’un débat au parlement européen.

Cela représente donc plus qu’une simple pétition ! Cette action vous donne la possibilité d’agir pour qu’il y ait un débat avec obligation de décision. 

Bagnères de Bigorre : en route pour la journée des Mainats

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C’est en poésie que les «calandrous» bagnérais ont ouvert le concert de Nadau./ Photo V. T

En organisant le concert de Nadau, le 10 mars dernier, le printemps a démarré sur les chapeaux de roues du côté de la Calandreta de Bagnères-de-Bigorre. La suite s’annonce tout aussi active.

En effet, les «calandrous» sont en pleine préparation en vue de leur participation à la journée des Mainats des Hautes-Pyrénées qui aura lieu à Ibos, le vendredi 13 avril prochain. Ils y retrouveront leurs camarades des autres Calandretas du département. «C’est une journée particulière et importante pour la culture occitane dans le département», souligne la directrice de l’école bagnéraise, Valérie Cazenave-Bernadou. La deuxième édition de ce projet baptisé «Eth dia deths mainats» («Le jour des enfants») et porté par l’association PirènAlet, a vocation de proposer une animation pédagogique aux écoles élémentaires du département des Hautes-Pyrénées. La première édition a été une réussite. «La deuxième édition aura lieu le 13 avril», indique Laurence Benac, présidente de l’association PirènAlet. Au programme : des animations ayant pour objectif de faire découvrir la musique, la danse, les contes, la langue et la culture occitane. à l’issue des ateliers par groupe, un bal réunira les enfants pour un moment festif.

V. T. Publié le 19/03/2018 dans la Dépêche du Midi

Gaillac : avec La Calandreta

 

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Tout un programme jusqu’au 12 juin prochain !

Rencontres musiciens-danseurs proposées par l’association Gaill’Oc , association culturelle de l’école Calandreta de Gaillac. Ces rencontres prennent la suite du cours de danses traditionnelles qui a lieu le mardi à la salle Bouzinac et les danseurs sont ravis d’accueillir ce moment de partage en live. Une cinquantaine de danseurs et musiciens s’y retrouvent dans une ambiance chaleureuse. Ces rencontres sont proposées chaque deuxième mardi du mois depuis janvier 2018 , à la salle Bouzinac à Gaillac, à partir de 20h30. Les prochaines rencontres sont prévues le 13 mars, le 10 avril, le 8 mai et le 12 juin. Ces rendez-vous mensuels ont pour but de permettre à chacun de pratiquer, découvrir, approfondir les danses traditionnelles sur de la musique live, de donner une occasion aux musiciens de pouvoir jouer régulièrement leur répertoire devant un public de danseurs, de faire connaître cette musique et cette culture à un plus grand nombre grâce à l’entrée libre, de créer un rendez-vous régulier et convivial, en soutien à l’école Calandreta de Gaillac et à l’association Gaill’oc. En février, nous avons aussi savouré des pizzas artisanales, gâteaux au chocolat et galettes frangipanes ! L’entrée est libre pour tous, bienvenue aux musiciens, aux danseurs, aux curieux !

Publié le 09/03/2018 dans La Dépêche du Midi

Toulouse : L’avenir fragile des calandretas

Les calandretas, écoles immersives en occitan implantées dans le sud de la France, sont menacées par la suppression des emplois-aidés. Et ce alors que cette pédagogie séduit de plus en plus de parents.

article Tolosa
Illustration : Jean-Paul Van Der Elst.

On les imaginait sereinement installées dans la niche d’un linguisme régional un peu daté, on les découvre en péril mais porteuse d’une offre pédagogique qui séduit de plus en plus. Les calandretas, ces écoles maternelles et élémentaires immersives en occitan, vont bien. Et elles vont mal. Côté positif, une réputation flatteuse de rampe d’accès à des « parcours d’excellence » bilingue et multilingue qui ne se dément pas: « En ce moment, pour mettre son enfant en calandreta, il faut quasiment l’y inscrire avant de l’avoir conçu ! » assure l’avocat toulousain Jean-François Laffont, président de Convergence occitane, un collectif d’associations occitanistes créé en 1998. Côté sombre, une économie très fragilisée par la baisse des aides de l’Etat, en l’occurrence le non-renouvellement des emplois-aidés, jugés couteux et pas efficaces par le gouvernement.

En 1980, la première calandreta nait à Pau. Aujourd’hui, la Confederacion Calandreta, qui rassemble 6 fédérations (Aquitaine, Auvergne, Limousin, Languedoc, Midi-Pyrénées, Provence), regroupe 72 établissements dans 19 départements : 67 écoles, 4 collèges et 1 lycée. Au total, presque 4000 enfants scolarisés, plus de 220 enseignants et plus de 300 employés non-enseignants. Toulouse a ses deux calandretas, à la Côte pavée et quai de Tounis, en bord de Garonne, et son collège à Jolimont. Environ 250 élèves, de la maternelle à la troisième. Des élèves qui, à l’automne dernier, ont vu leurs parents et enseignants descendre dans la rue. « Le mouvement s’est déclenché en juillet quand on a appris que les emplois aidés ne seraient pas reconduits », raconte Gaëlle Pujol, coordinatrice de la Fédération Calandreta Midi-Pyrénées.

Etablissements associatifs privés, les calandretas sous contrats (la majorité d’entre elles) voient les salaires de leurs enseignants pris en charge par l’Etat, mais doivent assumer le coût du personnel non-enseignant. La Calandreta Costa Pavada, 115 élèves, emploie ainsi 16 salariés : aide-maternelles, personnels de cantine et d’entretien, animateurs pour le centre de loisirs. « Huit étaient en CDI, en grande partie assumés avec des subventions publiques et 8 en contrats aidés, explique Guilhem Latrubesse, co-président de l’association Costa Pavada. Cet été, on a appris que ces contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) ne seraient pas renouvelés à la rentrée… On a donc attaqué septembre avec 4 parents mobilisés tous les jours pour remplir les tâches. Ça a été une période difficile. Fin 2017, 3 CAE ont finalement été récupérés, et un autre début 2018. De quoi respirer un peu mais ça reste moitié moins que l’an dernier ! Il va falloir faire de nouveau appel aux parents… »

L’occitan comme vecteur d’ouverture aux autres cultures et autres langues

Des parents qui, à Toulouse, doivent débourser entre 20 et 40 euros par mois, sans compter la garderie, soit 240 à 440 euros par an, pour scolariser leurs enfants.

Moins chères que le reste du privé, les calandretas se voudraient même « gratuites et ouvertes à tout le monde ». Un vieux rêve… « Le débat public/privé date du début de leur histoire, rappelle Patric Roux, élu sans étiquette (ex-POC) du Conseil Régional et vice-président de l’Office pour la langue occitane (OPLO) qui finance les projets éducatifs des calandretas. Au moment de la création de ces écoles, on souhaitait les intégrer à l’Education nationale. François Mitterrand, à l’époque, défendait le statut de langue nationale pour les langues régionales. Mais on s’est rendu compte que si c’était le cas, elle seraient soumises à la seule volonté du ministre. »

Aujourd’hui, ce n’est plus d’actualité. Elles se disent laïques et associatives. » Et « d’utilité sociale », ajoute Guilhem Latrubesse. Car au-delà de l’enseignement de la langue et de la culture occitane, les calandretas misent beaucoup sur l’expression libre des élèves, et voient l’occitan, « langue enseignante et enseignée », non pas comme le levier d’un repli identitaire rabougri, mais au contraire comme le vecteur d’une large ouverture: aux autres cultures, aux autres langues. La charte du mouvement atteste de cette préoccupation fondatrice.

Résultat, le public des calandretas est loin de se limiter aux enfants des militants occitanistes pour jus. « Les familles occitanophones ne représentent guère plus de 10 % dans les écoles, assure Gaëlle Pujol. Sociologiquement, c’est plutôt un public urbain mais tous les corps de métiers y sont représentés. Et en milieu rural, à Carmaux ou à Saint Girons par exemple, des agriculteurs aussi y mettent leurs enfants ».

« Il y a plein de nationalités dans nos écoles, ajoute Emmanuel Questel. Les valeurs qui résument la culture occitane, c’est la Convivencio et le Paratge [le vivre-ensemble, l’égalité, NDLR] . On est dans le respect de l’autre, dans toute ses dimensions, ce sont des notions prégnantes au sein du mouvement calandreta.»

Un mouvement qui, loin d’aspirer à l’homogénéité sociale, « aime voir des têtes qui dépassent », confirme Patrice Baccou, le directeur d’Aprene, établissement d’enseignement supérieur suivent formant les futurs enseignants de Calandreta, deux années de formation. Aprene, non habilité à délivrer des masters, noue des partenariats avec des universités, permettant ensuite d’engager une formation de professeur des écoles. Et là, comme pour les calandretas, « la demande augmente », assure le directeur. Mais les mêmes causes produisent les mêmes effets : « faute de moyens financiers, notre offre reste stable, déplore-t-il. Les fédérations sont dans le dur et pour elles, c’est un engagement d’envoyer quelqu’un en formation… ».

L’oreille attentive de la municipalité

Cette sécheresse de moyens n’épargne aucune structure du mouvement occitaniste : «Nous sommes aussi concernés, s’indigne Jean-François Laffont, de Convergences. Entre septembre et janvier, on a perdus deux salariés sur quatre, deux CAE non renouvelés. » Certes, il reste quelques interstices : « Le cabinet du préfet et le directeur général de la DIRECCTE nous ont assuré qu’en 2018, l’Etat serait plus regardant en matière d’attribution des postes et qu’il y aurait une critérisation accrue côté employeur, explique Emmanuel Questel. Elle porte en particulier sur l’aspect formation et on nous a dit qu’on était dans les critères d’attribution. » Mais certains postes, notamment ceux liés aux tâches d’entretien sont désormais quasi inaccessibles et les contrats aidés renouvelés seront moins financés qu’auparavant. « Pour une école comme la nôtre, passer d’un financement de 75 % à 50 %, c’est un manque à gagner d’environ 20 000 euros par an», regrette Guilhem Latrubesse. La préfecture de Haute-Garonne, à qui nous avons demandé des précisions chiffrées sur les renouvellement de postes en 2018, ne nous a pas répondu.

Contrepoint à ce contexte morose, à Toulouse, les calandretas bénéficient de l’oreille attentive et bienveillante de la municipalité. La mairie leur met à disposition des locaux en bon état et à loyer très peu élevé. En 2006, a été inauguré au coeur de Toulouse l’Ostal d’Occitanie où Convergence et les associations occitanistes, dont la fédération Calandreta, sont hébergées. Marqueur symbolique de cette attention municipale, Jean-Michel Lattes, le premier adjoint de Jean-Luc Moudenc, s’est vu attribué la délégation de la culture et de la langue occitane. « Cela correspond à une passion personnelle, confie l’élu, élève en quatrième année d’occitan. Mais surtout à la volonté municipale d’accorder une grande importance à ce sujet. Sur Toulouse, on constate une vraie demande des parents qui ne sont pas seulement intéressés par la langue et la culture occitane mais aussi par la pédagogie mise en œuvre et par le côté participatif que les structures proposent. On voudrait pouvoir créer une troisième calandreta dans le nord de la ville. Et le succès du collège de Jolimont est tel qu’il faudrait à mon avis créer un collège-lycée avec internat. L’idée serait d’avoir sur Toulouse un parcours primaire-collège-lycée. »

On en est loin. A la calandreta Costa Pavada, faute de moyen pour ouvrir une classe supplémentaire, une quinzaine d’enfants restent chaque année aux portes de l’école. Jean-François Albert, vice-président de la Confederacion Calandreta parle d’une « centaine de refus à Montpellier pour l’année en cours » et d’une vingtaine d’enfants qui « vont rester sur le carreau l’année prochaine à Carcassonne » où il dirige un établissement. Calandreta, una escola per doman (« une école pour demain »), chantaient les Fabulous trobadors en 1995. Vingt-deux ans plus tard, malgré le succès indéniable des « petites alouettes » (signification de calandretas), ces lendemains se racornissent au rythme de l’assèchement des aides publiques.

Adaptation de larges extraits de l’Article d’Emmanuel Riondé, Edité dans Médiacités, le 6 mars 2018 https://www.mediacites.fr/toulouse/enquete-toulouse/2018/03/06/lavenir-fragile-des-calandretas/

 

CARMAUX : Les mamans de la Calandreta fabriquent des Pétassous

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Fabrication des pétassous

Les mamans des enfants de l’école Calandreta se sont retrouvées au centre social pour un atelier de création de Pétassous en vue du carnaval occitan qui se déroulera à Laguarrigue le 17 mars.

Qu’est-ce que le Pétassou ?

Pétassou vient de «pétas», qui signifie en occitan un petit morceau d’étoffe qui va servir à rapiécer un vêtement.

Le Pétassou est donc celui qui porte ce vêtement rapiécé. Il est un personnage traditionnel de carnaval et de théâtre qui prend racine dans les vallées et les montagnes d’Occitanie.

Aujourd’hui, il porte des lanières de tissu de toutes couleurs ajoutées les unes aux autres et qui donnent au personnage une allure de démuni, pauvre, et lui apporte un petit côté sauvage (ma-dordogne-cachee.fr)

L’école Calandreta «Pic aucèl» de Carmaux a ouvert ses portes le 4 janvier 2016.

Depuis un peu plus d’un an, l’école est installée au Puech de la Joie à Carmaux.

Les Calandretas sont des écoles bilingues occitanes reconnues et inspectées par l’Éducation nationale, écoles laïques et ouvertes à tous.

La méthode pratiquée est celle de l’immersion linguistique précoce, l’enseignement dispensé suit les programmes de l’Éducation nationale. La pédagogie est active pour accompagner l’enfant et l’adolescent vers l’autonomie, le partage et la citoyenneté. Différentes méthodes pédagogiques se retrouvent telle que la méthode Freinet (en référence à Célestin Freinet) ou autres pédagogies institutionnelles (Source calandreta-carmaux.jimdo.com).

Une association de parents d’élèves, Belugeta, gère les activités culturelles et d’encadrement de la Calandreta. Elle est complétée par l’association Pic Aucèl qui gère l’école.

Ce 14 février, les mamans Emene, Aline, Sandra, Marine confectionnent les costumes multicolores avec Chantal et Binti, solidaires de la Calandreta, et le directeur de l’école Simon Brandli, le tout sous la houlette de Joe, animatrice de l’atelier couture et experte en fil et en aiguille : «Nous réalisons ces costumes à partir de tissus de récupération. Il y aura une quinzaine de costumes».

Le samedi 17 mars à Laguarrigue, parents, enfants et amis des cinq écoles Calandreta du Tarn feront le carnaval avec leurs Pétassous.

Belugeta : 06 88 21 11 71 ou 06 31 63 10 04.

J.L.G Publié le 07/03/2018 dans La Dépêche.

Gignac : quelques nouvelles de la Calandreta la Garriga

Articles parus dans ALENTOURS, journal de la Vallée de l’Hérault – Communauté de communes

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La calandreta, une histoire d’oiseaux 

Une calandreta est, en occitan, un apprenti mais aussi une alouette du printemps, il semble donc naturel que la Calandreta la Garriga de Gignac soit refuge LPO, mais ce n’est pas si simple que cela.

Quel était le cadre qui permit ce travail commun ?

Cela fait plus de 15 ans que l’école Calandreta la Garriga est engagée dans des projets de développement durable. Enseignants, élèves, parents et personnel sont tous concernés et, chaque année, nous faisons de nouvelles choses qui vont dans ce sens et enrichissent la réflexion avec l’équipe d’éco-délégués volontaires animée par Géraldine Combres. Devenir refuge LPO a amené un partenariat qui enrichit chaque jour notre projet de partage de la langue occitane et de l’éducation à l’environnement.

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Comment commença l’histoire ?

L’année 2013-2014, notre école, la Calandreta la Garriga de Gignac, prit comme thème de l’année pour le projet d’école lié au Développement Durable, la biodiversité.

Une fois par semaine, comme chaque année, nous avons décloisonné les classes en petits groupes. Les groupes tournèrent d’un atelier à l’autre, à chaque période scolaire. Ainsi nous avons pu découvrir les cycles de vie, observer et dessiner des animaux et végétaux, voir comment des auteurs, des musiciens et des peintres connus en parlaient, puis produire, cela a enfin été l’occasion de fa

ire du sport en reproduisant des déplacements et comportements d’animaux.

Dans ce cadre, nous avons planté des végétaux adaptés à la région pendant une journée dédiée avec calandrons, parents, animateurs et enseignants. Certaines étaient mellifères, pour participer à nourrir les abeilles du lycée agricole mais aussi des abeilles et guêpes solitaires abritées dans les hôtels à insectes que nous avons fabriqués avec l’association « Demain la Terre ! ».

C’est cette année que nous sommes devenus refuge LPO. Avant de nous engager, nous avons visité pendant notre classe découverte, le centre de Sauvegarde de l’Hérault, à Villeveyrac. Nous avons aussi découvert, toujours avec Valérian Tabard, un animateur occitanophone de la LPO, les oiseaux du bassin de Thau, nous fîmes de petits films pour expliquer nos découvertes et les présenter aux parents. Enfin, avec lui, nous avons lâché deux mouettes soignées au centre. Les éco-délégués proposèrent au conseil d’école que nous devenions refuge LPO et de le publier en cérémonie.

Et l’histoire continue

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L’année d’après, nous avons bâti avec l’aide d’étudiants du lycée agricole, deux nichoirs pour les chouettes, un pour effraie, un pour chevêche. Nous pensions que cela permettrait de limiter les populations de rongeurs dans l’école. Pour leur inauguration, les étudiants proposèrent au lycée de devenir aussi refuge LPO.

A partir de 2015-2016, nous avons organisé des promenades occitanes pour la découverte des oiseaux, gratuites et ouvertes à toute la population locale, dont une pour la Saint-Jean d’été, avec libération d’un oiseau soigné à Villeveyrac.

En 2016-2017, Valerian est venu former tous les primaires de l’école pour savoir comment porter secours aux oiseaux. En parallèle, à l’école, nous avons appris le nom des oiseaux et comment les reconnaitre. Avec la coordinatrice de l’animation, Sandrine Vera, nous nous sommes entrainés aux « bons gestes ». En fin d’année, nous avons pu passer un diplôme de secouriste des oiseaux.

Un article écrit par Ana Guyard, Cloe Salfati, Siloe Antoine-Bernard, Virgili Xavier.

 

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Vous n’avez pas eu l’occasion de lire l’article en Occitan ? Consultez le magazine en ligne.
https://www.cc-vallee-herault.fr/commun/kiosque-131/alentours-octobre-2017-1393.html?cHash=f208b166ab162f20cb7770037750c30b

 

Chanter à l’école occitane, la Calandreta la Garriga.

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« On considère que le chant provient d’une source mystérieuse qui touche l’ensemble de la création, humains, animaux, plantes, arbres et tous ceux qui l’entendent. Dans la tradition du conte, on dit que tout ce qui a de la sève « chante ». *».

Chanter avec les saisons

Chaque année nous préparons plusieurs fêtes : la fête de Noël, la fête des morts, la fête de carnaval, la fête de la Saint Jean d’été… Chaque année, nous apprenons des chants pour chacune de ces saisons.

Par exemple, cette année, pour Noël, nous avons appris deux chants traditionnels de plus : Un ser lo pastre et La camba me fa mau. Pour Martror, nous avons chanté L’alma dels mòrts de Claude Alranc et Menina de Louise Paulin. Nous avons appris Vendemias de Sylvain Chabau pour l’automne et nous avons rencontré le poète chanteur en allant vendanger à Arboras où il habite.

Chanter Chronos, le temps linéaire ou historique

En cours d’histoire nous avons appris quelques rudiments de la langue à clic du peuple San de Namibie qui vit comme à la préhistoire. L’an dernier nous avons chanté le plus vieux chant noté connu, l’Epitaphe de Seiquilos qui est un chant Grec Antique. Pour le Moyen-Age, nous avons appris plusieurs chants des Troubadours comme cette année Amb la dolçor del temps novèl de Guilhèm IX de Poitiers mais aussi des chants traditionnels comme Los esclòps qui permet de parler de la monnaie et son évolution mais aussi de la façon de se vêtir le long du temps.

Chanter le projet d’école

Certains chants permettent d’approfondir le projet d’école. Par exemple, cette année où il est centré sur la Santé, nous avons mis en place plusieurs actions proposées par les Eco-délégués. Nous avons profité de l’intervention d’une maman musicothérapeute. Elle nous proposa des musiques permettant d’aider à l’assimilation des apprentissages et de faire baisser le volume sonore des classes. Nous avons également expérimenté à la cantine.

En classe, quand nous avons étudié le peuple San, nous avons appris un chant de guérison véritable, La mort me prend en chasse**, car le chant sert à soigner, il fait partie du Chamanisme et existe depuis la préhistoire. En décloisonné, une équipe de calandrons de 4 à 10 ans en firent un petit film pour l’illustrer.

Chanter pour lire, écrire et compter

Ai rescontrat ma mia nous permit d’apprendre les jours de la semaine. L’auriòl nous a appris à mieux connaître les chiffres comme les autres chansons de neuf. En copiant les chants, nous améliorons nôtre écriture, en les chantant, nous améliorons nôtre langue orale et en les lisant, nous améliorons nôtre lecture. Certains chants courts, comme A, A, A ! nous permirent d’apprendre sons, syllabes, mots qui nous aidèrent à entrer dans la lecture écriture.

Enfin, certains chants réalisent plusieurs objectifs comme A la punta de l’espada qui est un chant gascon permettant d’apprendre une autre variante de l’occitan, qui permet de conter jusqu’à 9, de parler du Moyen-Age, de l’organisation sociale, de la culture de la fine amour ainsi que d’une légende patrimoniale…

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Le chant permet d’apprendre avec plaisir et de partager avec les autres pendant les spectacles, les échanges avec les correspondants ou bien encore à la maison avec la famille. Nous pouvons aussi les chanter avec les parents qui participent aux ateliers de langue les jeudis ou les mardis soir à la Calandreta.

Lilí Desrier Alexandre, Faustina Galtièr, Meilina Longelin, Alisèa Marter, Annà Guyard.

*Clarissa Pinkola Estés, Femmes qui courent avec les loups, éditions Grasset.

** Création du chant « la mort me prend en chasse»

Vous n’avez pas eu l’occasion de lire l’article en Occitan ? Consultez le magazine en ligne. https://www.cc-vallee-herault.fr/commun/kiosque-131/alentours-n41-fevrier-2018-1502.html?cHash=20d5ae02c8df66265918aa3b3dd180d5

 

Villefranche de Lauragais : La Calandreta, école occitane, déménage et s’agrandit

L’école franco-occitane de Villefranche-de-Lauragais, la Calandreta Lauragués déménage afin d’avoir plus d’espace et accueillir plus d’enfants. En s’installant sur la place des Cerisiers, la petite école associative aura aussi pignon sur rue.

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Les nouveaux Algeco de la Calandreta Lauragais sont installés, place des Cerisiers, sur un terrain mis à disposition par la mairie. (©VDML)

Janvier 2016. Les premiers calandrons villefranchois font leur rentrée dans la nouvelle école franco-occitane, installée dans un préfabriqué, avenue de Carcassonne. Rapidement, les demandes d’inscriptions deviennent conséquentes et la Calandreta doit refuser d’accueillir des enfants.

Ni une, ni deux, les bénévoles de l’association se mobilisent pour trouver un local plus grand avec un espace extérieur. Après plusieurs recherches infructueuses, l’école a enfin trouvé son bonheur grâce à un terrain mis à disposition par la municipalité.

« La mairie nous prête un terrain sur la place de Cerisiers. L’espace est un peu plus grand que ce que nous avons actuellement. Les Algeco sont placés mais il reste encore beaucoup de travail », explique Priscille Paccoud, présidente et parent d’élève de l’association Calandreta Lauragues.

De la place pour une vingtaine d’élèves

Deux élèves supplémentaires – de niveau TPS (très petite section) – pourront ainsi investir ces nouveaux locaux dès que leur aménagement sera effectué. La présidente précise :

 Les effectifs étaient au complet et aujourd’hui nous avons la possibilité d’accueillir plus d’élèves.

Lors de la rentrée de septembre 2018, la Calandreta pourra ainsi recevoir une vingtaine d’élèves de niveaux TPS à CE1.

Priscille Paccoud tenait aussi à souligner :

 Nous avons dû faire face à une période compliquée, avec la suppression des contrats aidés, les Calandretas en général ont été mises en difficultés…

Avec l’arrivée des « services civiques », l’école a aussi pu compléter son équipe d’enseignement – aux côtés de l’instituteur – avec une volontaire qui effectuera une mission de quelques mois. « Nous sommes très contents, avoue la présidente, nous avons trouvé une jeune fille du coin très dynamique. »

Le succès des actions extrascolaires !

Comme toute association qui se respecte, la Calandreta Lauragués met tout en œuvre pour récolter des fonds supplémentaires.

Cela passe, bien sûr, par une mobilisation importante des bénévoles qui organisent des vide-greniers – comme le récent vide dressing, bourse aux jouets et matériel de puériculture du dimanche 28 janvier- mais aussi des concerts ou spectacles. Le dernier en date, le spectacle Mission Noël a fait un tabac avec pas moins d’une soixante de curieux venus passer un agréable moment en famille.

Notons enfin qu’il est possible de soutenir la Calandreta Lauragués en tant que force vive sur l’organisation des manifestations ou par le biais de soutien financier (déductibles à 66 % des impôts).

 Pour en savoir plus sur l’école : calandreta-du-Lauragais.org , sur Facebook ou 06 68 54 55 77.

Adaptation de l’article de Marine Pons, publié le 2 Fév 18 dans La Voix du Midi https://actu.fr/occitanie/villefranche-de-lauragais_31582/la-calandreta-ecole-occitane-villefranche-lauragais-demenage-sagrandit_15324269.html

Le Puy en Velay : le festival Calandreta

 

Serada Puèi de Velai

Nouveau venu dans le paysage culturel de Haute-Loire, le festival Calandreta se déroule depuis samedi matin au Puy-en-Velay en mettant à l’honneur l’occitan.

Né de la volonté « de consacrer toute notre énergie et notre temps sur un seul événement », le festival Calandreta a vu le jour cette année au Puy-en-Velay pour mettre en avant l’occitan.

Pour cette première édition, les organisateurs n’ont pas été gâtés. « Nous avons annulé le concert prévu vendredi soir. Le groupe n’a pas pu arriver à cause de la neige », explique Gaëlle Rostaing-Nurit, membre de la commission communication du festival. Même chose samedi matin avec le jeu de piste au coeur du marché ponot à cause du manque de marchands.

Une visite guidée dans les rues du Puy

Qu’à cela ne tienne, le quiz prévu samedi à midi a rassemblé beaucoup de monde au sein du P’tit café, place du marché couvert avant un pot amical offert par l’organisation.

À 14 heures, Aline Leveque prenait les rênes d’un groupe d’une vingtaine de personnes pour une visite guidée et scénarisée du Puy-en-Velay, Sous les pavés, l’Occitan. Du marché couvert à la place du Martouret, en passant par la rue Pannessac, Raphaël, des Tables et la cathédrale du Puy-en-Velay, les participants ont découvert l’histoire de la ville, les anciens noms de rues en occitan… Une visite guidée ponctuée par des intermèdes musicaux, en occitan, bien évidemment.

Extrait de l’article de l’Eveil de la Haute Loire publié le 27/01/18

La manifestation culturelle organisée par l’école Calandreta Velava du Puy, a proposé une large déclinaison du bilinguisme franco-occitan, durant tout le week-end.

Le rendez-vous que propose chaque année l’école franco-occitane Calandreta Velava du Puy, Lo Festenal, avait dû annuler sa première soirée, ce vendredi 26 janvier 2018, suite aux chutes de neige.
Mais l’énergie collective et communicative des parents d’élèves qui font vivre cette association a permis que se maintienne la suite des réjouissances.
Le public a hélas timidement répondu présent, en tout cas chaleureusement motivé en ce qui concerne les personnes qui se sont déplacées en ce week-end délicat sur les routes.

Le P’tit café, point stratégique de l’évènement, place du marché couvert, a notamment accueilli un quizz occitan, en présence du maire du Puy-en-Velay, Michel Chapuis. Ce dernier a pu vérifier que si les parents ne sont pas forcément locuteurs, les enfants scolarisés à la Calandreta – les calandrons – sont quant à eux garants de l’inscription de cette langue dans la culture contemporaine. Un moment décalé, que ce quizz, proposé par un duo à l’humour décapant – Fenja Abraham et Peter Loiseleur – qui a stimulé les esprits quelque peu engourdis par la neige grasse.

Le moment tant attendu de la Dictada

Autre moment incontournable de ce Festenal, attendu chaque année de pied ferme par les occitanistes : la dictada. Organisée en partenariat avec l’Institut d’études occitanes de Haute-Loire (IEO 43), dont le président Christian Chabanon a procédé à la lecture, la dictée occitane est un moment de confrontation au paradoxe de cette langue. Si littéraire quelques siècles en arrière, elle s’est peu à peu déclinée en une foultitude de patois s’étant transmis presque exclusivement oralement depuis que le Français l’a supplantée.

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La conteuse Malika du duo Tifa-Tafa (qui a enchanté le public du centre Pierre-Cardinal, ce samedi soir) l’assure : « n’ayez pas peur du bilinguisme, c’est juste un bon moment à passer.»

J.J.

Extrait de l’article paru dans ZOOMdici.fr le 28/01/2018

20 janvier 2018 : première journée portes ouvertes du premier lycée Calandreta !

La première journée portes ouvertes du premier lycée Calandreta est organisée le 20 janvier 2018 !

Venez nombreux découvrir notre beau projet pédagogique. Accueil café et thé, gâteaux, pour échanger avec l’équipe pédagogique, des lycéens et des associatifs.

Rendez-vous le 20 janvier 2018 entre 9 h 30 et 13 h 30, salle de lycée de l’Etablissement Leon Cordas, 657 rue de la Croix Verte, 34090 MONTPELLIER.

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La bataille pour la langue continue !

Le 3 février 2018, MANIFESTONS à TOULOUSE et MONTPELLIER POUR L’OCCITAN À LA TÉLÉVISION !

NOUS VOULONS L’OCCITAN CHAQUE JOUR À LA TÉLÉVISION PUBLIQUE, SUR FRANCE 3

NOUS VOULONS UNE VÉRITABLE TÉLÉVISION DE PAYS AVEC DES RÉDACTIONS DÉCENTRALISÉES

  • Manifestation à Toulouse à 14 h 30, Allée du Président Franklin Roosevelt (métro station Jean Jaurès / FNAC)

  • Manifestation à Montpellier à 14h30, place de la Comédie

  • Le Collectif Occitan demande aussi une entrevue avec le Directeur régional de Fr3 – Occitanie

La langue et la culture occitanes ont un besoin impératif, absolu, dans le monde actuel, d’avoir accès aux médias de masse et tout d’abord d’une présence «normale» à la télévision publique.
C’est un relai indispensable pour toute l’action éducative et culturelle qui est menée par les associations.
Pour cela nous devons revendiquer plus de place pour l’occitan sur France 3, manifester que « Nous voulons notre occitan de chaque jour » sur la télévision publique.
Cette revendication est fondamentale.

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C’est, de plus, le bon moment : le gouvernement prépare une réforme de l’organisation de la télévision publique.

C’est le moment de nous faire entendre et de demander que le Cahier des Charges de la télévision publique soit appliqué de façon égalitaire sur le territoire de la République, c’est à dire pour l’occitan, au niveau de ce qui se fait pour d’autres langues régionales.

Comme nous sommes dans un temps de réforme du service public de télévision et radio, nous devons aussi, en tant que mouvement occitan, donner notre avis sur cette grande question.
Nous devons dire que nous avons besoin, nous citoyens français des territoires, citoyens des régions, d’une véritable télévision de pays.
Une chaîne qui a des rédactions dans les villes du territoire, qui filme le pays, le représente dans son quotidien, sa diversité.
Et cela passe par la présence de rédactions et équipes de tournage dans de nombreux lieux.
L’occitan, clef pour une meilleure télévision, demande une véritable télévision de pays.

LO COLLECTIU OCCITAN es : Convergéncia Occitana, IEO, CREO, Confederacion Calandreta, Partit Occitan, EELV Occitania, Pais Nostre, Partit de la Nacion Occitana, Esquèrra Revolucionari Occitana, Bastir, Macarèl, Associacion Zo.

COLLECTIF OCCITAN – OSTAL D’OCCITANIA, Carriéra Malcousinat, Toulouse. 06 72 55 04 36. // OSTAL D’OCCITANIA, Espaci Jaume 1er d’Aragon, 117 carrièra dels Estats Generals , 34000 MONTPELHIÈR.

SOUTENONS LA DIVERSITÉ LINGUISTIQUE ET CULTURELLE au sein de l’Union Européenne !

Lien : https://ec.europa.eu/citizens-initiative/32/public/#/

Soutenons la diversité linguistique et culturelle au sein de l’Union Européenne en allant signer cette initiative citoyenne. Il est demandé à l’UE d’adopter une série de mesures incluant des actions politiques dans les domaines des langues régionales et minoritaires, de l’éducation et de la culture, de la politique régionale, de la participation, de l’égalité, du contenu des médias audiovisuels et autres, ainsi que du soutien des régions (aides d’État).

Pour que cette proposition de Loi puisse être mise en discussion au Parlement européen, la procédure requiert l’obtention du soutien écrit d’au moins un million de citoyens de l’union européenne, avec des quotas par pays (ex: 72000 pour l’Allemagne, 40 500 pour l’Espagne, 55 500 pour la France, etc…).

A ce jour, la France n’a réuni que 1 529 signatures sur les 55 500 nécessaires, soit 2.75% SEULEMENT !

Il est donc important que chacun d’entre vous soutienne cette initiative en signant. Plus il y aura de monde qui signera, plus on aura la possibilité d’être entendus !

Merci de diffuser dans vos réseaux et surtout de signer !

Préparez par avance votre passeport ou votre carte nationale d’identité car il vous sera demandé d’en renseigner le numéro :  en effet,  ce recueil de soutien se fait dans un cadre légal avec des conséquences légales (comme pour un vote officiel). Il est donc nécessaire que les signatures soient identifiées pour le comptage. S’il est recueilli un nombre important de signatures, cela provoquera la mise en route d’un dispositif législatif et d’un débat au parlement européen.

Cela représente donc plus qu’une simple pétition ! Cette action vous donne la possibilité d’agir pour qu’il y ait un débat avec obligation de décision. 

Un épisode de la célèbre Violette Mirgue en occitan !

2999.tmpLa fédération Midi Pyrénées Calandreta a collaboré avec les éditions Privat à la traduction en Oc d’un épisode de la série « Violette MIRGUE » : Le trésor du canal du midi.

Cet album a été édité et sera prochainement en vente en librairie au prix de 13,90€. La fédération Midi Pyrénées a cependant pu commander des albums au tarif préférentiel de 9€.

Plutôt que de faire des bénéfices, l’objectif de la fédération est de pouvoir diffuser cet album le plus largement possible au sein du mouvement et de ses sympathisants. Elle le propose donc à l’achat au tarif unitaire de 9€ !

Pour vos commandes, vous pouvez vous adresser, soit à :

– La fédération Midi Pyrénées, Maison de l’Occitanie, 11 rue Malcousinat, 31000 TOULOUSE. Tel : 05.61.22.19.77

– La Confédération Calandreta, Maison de l’Occitanie, Espace Jacques 1er d’Aragon, 117 rue des États Généraux, 34000 MONTPELLIER. Tel : 04.67.06.81.16

Paiement par chèque à l’ordre de la fédération Midi-Pyrénées Calandreta.

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Nous restons à votre disposition pour tout complément d’information que vous pourriez souhaiter.

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Journée pédagogique Calandreta fraîche mais riche !

La Confederacion Calandreta, par le biais de son établissement d’enseignement supérieur Aprene, mène une recherche pédagogique permanente. Elle a organisé une journée pédagogique le 1er décembre à Toulouse.
Les journées pédagogiques confédérales font partie des moments forts du mouvement. ce sont des lieux d’échanges et de propositions qui alimentent les réflexions du mouvement Calandreta.
Ces journées sont ouvertes à tous les personnels en contact avec les enfants dans les calandretas de tout l’espace occitan : enseignants, aides-maternelle, bibliothécaires, animateurs…
Cette année, la mobilisation fut forte puisque ce sont plus de 300 personnes qui ont participé !

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Cette mobilisation massive nous a obligé à changer le lieu d’accueil en urgence, 15 jours avant la rencontre, pour pouvoir accueillir tout le monde et mener des ateliers de travail. C’est pourquoi cela s’est déroulé à l’Urban Soccer de Toulouse, espace normalement dédié au football en salle, lieux à priori peu adapté à des ateliers de réflexion…

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Le programme de la journée fût riche et a alterné moments en plénières, dont un en présence des co-présidents de la Confederacion, et des ateliers d’échanges et de réflexion sur des thématiques précises du Mouvement Calandreta comme l’IMMERSION, LES EVALUATIONS, LE STATUT DE CHEF D’ÉTABLISSEMENT, LES FAMILLES DE LANGUE, LE SECONDAIRE…
Les ateliers, riches en réflexion et en échanges, feront l’objet d’une restitution qui seront soumises au Mouvement Calandreta.

« Vist » a mis en images cette journée de rassemblement dont vous pouvez retrouver les interviews et les moments forts ci-dessous :

Nous remercions grandement tous les participants, certains ont même eu à affronter la neige pour nous rejoindre, qui ont fait de cette journée un grand moment de partage faisant vivre ce que nous appelons « l’esprit Calandreta ».

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Carmaux : l’association Belugueta anime le camp de Nadal

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L’équipe de Belugueta à côté de l’arbre à souhaits./ Photo DDM

Depuis le 16 décembre, le camp de Nadal anime la place Jean-Jaurès, juste à côté de la maison du Père Noël animée par l’Uciac.

A l’initiative du camp de Nadal, les parents de l’association Belugueta soutiennent l’école Calandreta Pic’aucel (école bilingue occitane), installée depuis peu au Puech de la Joie, sur les hauteurs de Carmaux. «Belugueta est une association de manifestation culturelle. Tout le monde peut adhérer», souligne Marine, secrétaire de l’association.

Autour de Marine, Florent, Stéphanie, Karine, Nathalie, Solène, Aline, Mélisande, Joris, Emene, Olivier «et d’autres parents qui travaillent dans l’ombre» bravent le temps maussade pour animer le camp et les différents stands.

Vente de gui et de houx, d’objets fabriqués par les enfants et les parents, comme ces jolies mangeoires en bois pour les oiseaux, cabane pour la lecture et le conte, jeux en bois, le visiteur peut aussi apprécier le coin restauration construit autour du feu de bois avec la soupe au fromage et les saucisses grillées. Le samedi, le camp accueille un mini-village d’artisans, tourneur sur bois, vitrailliste, travail du cuir, forgeron, créateur de lampe en bois, ainsi que le Claé JBC et Yucca Editions.

Perché sur son billot en attendant son socle de pierre, l’arbre à souhaits de Noël «La ciutadana», œuvre hommage à Jean Jaurès, se couvre chaque jour de lauzes que le visiteur de passage peut clouer sur son écorce tout en faisant un vœu, le tout sous la houlette de Florent : «Une fois recouvert de lauzes, le forgeron installera sur son sommet le vitrail, l’astre de nèu (le flocon de neige), qui représente une croix occitane rouge et or, le fond du vitrail représente le logo de la 3CS, le quart azur le blason aux 3 rochers de la ville de Carmaux, les quarts vert et orange, la feuille d’aubépine et les 3 bandes grises de la mine, et le quart azur foncé la calandreta».

Publié dans « la dépêche » le 22 décembre 2017

Nous serons ce que nous bâtirons !

Dans le tumulte de ce début d’année scolaire où nombre de calandretas sont menacées face à la décision brutale de diminuer le nombre de contrats aidés, où enseignants et parents bricolent des solutions pour maintenir les écoles ouvertes, il est bon de se dire qu’une petite victoire est acquise en Nouvelle-Aquitaine.

Entre les exceptions accordées à l échelle départementale et l’accord donné par le Préfet de région, c’est l’ensemble des écoles qui peut souffler et fonctionner pour l’année scolaire ! S’il faut se réjouir, ce n’est pas seulement pour les calandretas de Nouvelle-Aquitaine, c’est parce que ce qui est possible ici peut l’être ailleurs !

Nous avons bataillé collectivement, associatifs et professionnels, concernés de près ou de loin, nous avons occupé les espaces médiatiques et politiques, nous avons interpellé sans relâche tous les élus. Leur soutien a été indispensable pour entamer un travail constructif avec les services de l’État et parvenir à cet accord.

La limitation drastique du recours aux CAE vient interroger le mouvement Calandreta sur ce qu’il veut pour ses personnels non-enseignants et, plus largement, sur la fragilité de ses écoles. C’est un nouveau travail collectif de réflexion qui s’annonce. Les réponses ne pourront se construire qu’ensemble.

D’ici là, après les reconductions de CAE en Bretagne pour Diwan, après ceux pour Calandreta en Nouvelle-Aquitaine, revendiquons haut et fort les mêmes solutions pour toutes les Calandreta, pour toutes les écoles immersives !

Béarn : faire école ensemble, un des piliers de Calandreta

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Dans le cadre de sa recherche pédagogique permanente la Confédération Calandreta a organisé le 1er décembre une journée de formation pour tous les enseignants et professeurs d’Occitanie.

Les associatifs des calandretas de Lys et Béost (Calandreta Aussalesa) ont profité de cette journée pour faire du lien entre les calandrons (élèves de Calandreta) des deux écoles et leur permettre de passer une journée sympathique dans la langue pendant que les enseignantes étaient… à l’école !

Et en plus c’était un jour de neige. Alors, changement de programme. Au départ, nous avions prévu d’aller au Bénou. Finalement seuls les grands de Lys sont allés à Béost rejoindre les copains de l’autre Calandreta de la Vallée d’Ossau. En avant ! Raquettes à neige avec David Bordes et Pierre Vidal après une révision des consignes avec Salomé, une grande ! Suivi d’un repas « à l’envers » à « l’Auberge Chez Trey ». Commencer par la glace et finir par les pesquits (ça on ne traduit pas !). Le tout en mangeant dans les verres et en buvant dans l’assiette !

Après ça, un temps calme à la Calandreta de Béost et en avant pour passer un moment avec les ânes de Pierre. Quin beròi dia, quin beròi dia avem viscut (quelle belle journée nous avons passée) comme dit la chanson. Merci à tous !

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Périgueux : nouvelle tête à la calandreta

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Mariska Rebière, nouveau visage rayonnant de la calandreta de Périgueux, s’occupe de la maternelle.

Rencontre avec une jeune enseignante de 26 ans.

Mariska Rebière, 26 ans, originaire de Saint-Pardoux-la-Rivière, est l’une des nouvelles enseignantes de la calandreta Pergosina. Rencontre avec une jeune femme passionnée des langues, titulaire d’une licence d’anglais et qui défend sa langue familiale, l’occitan.

Quel est votre parcours d’études ?

Mariska Rebière Ai passat mon bac a Sent Josef a Perigüers, apres, sei partit aus Etats-Units per passar mon bac anglés dins lo Minnesota, ai fait una licença d’anglés a Bordeu qu’a validat a l’universitat d’Oklahoma. Parle un pauc l’espanhòu, tanben. Ai fait un « Master » Mestiers d’ensanhament a l’universitat de Perigüers a la Granadiera. Apres un an de reflexion en tant que survelhanta au liceu Jay de Beaufort, ai decidat de me lançar coma regenta de calandreta .

Et pour l’occitan ?

D’en prumier, quo es una lenga qu’ai totjorn auvida parlar a la maison, en particulier chas mos grands parents, mai mos parents. Ma mair, passionada de dança m’a fait aprener las danças tradicionalas. Per aprener a escriure e ensenhar, ai seguit e segue totjorn lors cors de Joan Ganhaire, Marisa Lasjuilliarias e Micheu Chapduelh qu’ai apres a coneitre a l’Escòla Occitana d’Estiu a Vilanòva d’Olt. Dau monde que m’an apres totplen de chausas.

Comment se passent les journées à la calandreta ?

Plan ben, sem doas regentas, coma Olivia Mullier, la directriça. Sei en charja de la mairala, 19 goiassons de tres a cinc ans. Quo es una « pedagogia institutionala d’inspiracion Freinet ». Començam la jornada emb « Que de nuòu ? », avem « Lo conselh », mai « La monuda ». Los eslevas son en imersion occitana. De segur parlam francés tanben e fasem de l’iniciacion a l’anglés. Vesetz, tot çò qu’ai apres me serv dins mon noveu mestier.

L’ambiance est-elle bonne ?

L’ambiant de l’escòla es plan bona, familiala. Los parents son plan implicats e balhan la man. Sem asociats a las decisions, nos sentem bien sostenguts. Quo es l’ambiant que cerchava, justament. En mai de quò, quò me permet de parlar e far viure l’occitan e de botar en pratica tot çò qu’ai apres. Rencontram dau monde plan interessats e motivats per la lenga.

Publié le 27/11/2017 dans Sud Ouest par Denis Gilabert

Per ne’n saber mai, de veire : occitan.blogs.sudouest.fr.

Lavaur : une cagnotte pour sauver la Calandreta

Cal. Lavaur
La Calandreta est menacée suite à la suppression des contrats aidés. / Photo DDM/archives.

 La Calandreta de Lavaur, école maternelle et primaire en immersion occitane à pédagogie active, est actuellement menacée suite à la suppression des contrats aidés : «nous ne pouvons plus financer suffisamment de personnel éducatif. Cette situation concerne non seulement notre école, mais également nombre de Calandreta de la région», précisent les responsables. Pour faire face à cette situation, l’association mise sur une mobilisation citoyenne en lançant une cagotte en ligne. Vous pouvez faire un don avant le 15 décembre 2017. Suite à la loi sur le gel des contrats aidés, l’école perd son ATSEM qui permet de gérer l’accueil périscolaire et l’accompagnement des enseignantes. Il faut 8 000 € minimum pour signer le contrat en CDD, 12 000 € pour l’avoir toute l’année. «Il nous est paru humainement impossible de ne pas l’avoir avec nous cette année». Les dons versés à une association reconnue d’utilité publique telle que la Calandreta Del Pastèl donne droit, pour les particuliers comme pour les entreprises, à une réduction d’impôt. La Calandreta, est une école gratuite et laïque. La méthode pratiquée est celle de l’immersion linguistique précoce. L’enseignement dispensé suit les programmes de l’Éducation Nationale. La pédagogie y est «active», inspirée des techniques Freinet pour accompagner l’enfant vers l’autonomie, le partage et la citoyenneté.

Cagnotte en ligne : https ://www.leetchi.com/c/solidarite-calandreta-del-pastel

Publié le 26/11/2017 La Dépêche du Midi

Langues indigènes d’Europe : la situation Française en discussion au parlement européen à Strasbourg.

La devise de l’Union Européenne est l’unité dans la diversité.

(…)

Mme Izaskun Bilbao Barandica avait fait programmer le jeudi 16 novembre 2017 au parlement Européen à Strasbourg une réunion de l’intergroupe européen « minorités traditionnelles, communautés nationales et langues » qui rassemble 70 élus de différentes sensibilités politiques venant de l’ensemble des états membres, pour évoquer plus spécifiquement le cas de la République Française dont la situation constitutionnelle et législative actuelle est en décalage avec la position de l’Union Européenne sur ce sujet…

Il ressort de cette réunion une proposition de Loi européenne pour protéger juridiquement les langues indigènes de France. Pour que cette proposition de Loi vienne en discussion au Parlement européen, la procédure requiert l’obtention du soutien écrit (signature https://ec.europa.eu/citizens-initiative/32/public/#/) d’au moins un million de citoyens de l’union européenne.

Extrait de l’article  de l’article de Claire Dauge paru le 22 novembre 2017 dans le journal du Gers que vous pouvez retrouver ici. https://lejournaldugers.fr/article/23719-langues-indigenes-deurope-la-situation-francaise-en-discussion-au-parlement-europeen-a-strasbourg

Muret. Fin des contrats aidés, l’école occitane en danger !

Le rassemblement qui a eu lieu devant la sous-préfecture (N.D.E : le 20 novembre) était des plus pacifiques. Les élèves de la Calandreta, ses enseignants ainsi que les responsables de cette école associative bilingue (français-occitan) sous contrat, demandaient tous une entrevue (accordée) à la sous-préfète Cécile-Marie Lenglet, ceci pour lui faire part de leur grande préoccupation quant à l’avenir de leur école.

Les petites «alouettes» ne veulent pas qu'on leur coupe les ailes./ Photo DDM, Robert Castéra
La mobilisation est lancée pour sauver «La Calandreta», cette école où l’on apprend encore l’occitan, mais qui nécessite l’intervention de six personnes en contrats aidés

L’annonce de la fin des contrats aidés a mis le feu aux poudres. L’école accueille 98 «calandrons», petites «alouettes», de la très petite section au CM2, soit quatre classes. Dans l’équipe, constituée de quatre régents (enseignants), un enseignant de français, et un agent d’entretien en CD, il y a aussi six aides maternelles en contrats aidés.

L’école pourra-t-elle poursuivre au mois de janvier ?
Pour l’instant, les parents, vraiment motivés, assurent la continuité du service, mais cela ne peut être qu’une solution provisoire. Outre l’indispensable apport des contrats aidés, la seule solution d’embauche par manque de moyens, la Calandreta met en avant leur utilité en tant que «bons dispositifs d’insertion dans l’emploi». Tous les contrats aidés sont suivis sur le plan de la formation continue et bénéficient d’une formation financée par l’école.

Des travaux début 2018 ?
L’association «Calandreta del Païs Murethin» a vu le jour en 1983 et, après avoir connu un démarrage chaotique et de nombreux déménagements, s’est finalement installée en 1990, rue du Maréchal-Lyautey, à côté du groupe scolaire Mermoz, dans des préfabriqués. Son action pédagogique est relayée par l’Octan, association de parents d’élèves, qui organise des manifestations festives et culturelles pour le rayonnement de la culture occitane.
En 2017, l’association a signé auprès des partenaires financiers et autres un projet de nouvelle école en dur pour remplacer les préfabriqués qui ont plus de 30 ans. La démolition a eu lieu cet été et les travaux doivent commencer début 2018. Aujourd’hui les enfants sont logés gratuitement dans l’école publique Mermoz.

Une démarche pour sauver l’école a également été entreprise auprès de la députée Elisabeth Toutut-Picard (LREM) qui a rencontré la ministre du Travail à ce sujet.

E.E.

Article de La Dépêche, publié le 22/11/2017, à retrouver sur : https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/22/2689376-fin-des-contrats-aides-l-ecole-occitane-en-danger.html

Toulouse. Contrats aidés : les Calandretas en danger

Parents et enfants se sont réunis hier devant la Préfecture pour protester contre la suppression de CUI-CAE./ Photo DDM Xavier de Fenoyl

A quoi s’attendre pour 2018 ? C’est la question que se posent les parents d’enfants scolarisés dans les Calandretas, où l’apprentissage précoce de l’occitan est proposé par la méthode immersive.

Des établissements «en danger», indique Guilhem Latrubesse, coprésident de la calandreta Costa Pavada. En cause, la réduction massive du nombre de contrats aidés (CUI-CAE), annoncée par le gouvernement au mois d’août. «Ces contrats sont un dispositif dont nos écoles ont besoin», précise Guilhem Latrubesse. «Nos établissements sont sous contrat avec l’État. Les enseignants sont pris en charge par l’Éducation Nationale, mais les autres postes type animateur, agent d’entretien ou Asem, sont menacés». Avec 12 contrats supprimés depuis la rentrée en Haute-Garonne, ce sont désormais les parents d’élèves qui vont jusqu’à poser des congés pour pouvoir soulager les employés, à la cantine ou le soir après l’école «On a besoin d’un parent le midi entre 11h30 et 13h30, et deux le soir jusqu’à 16h30», indique Christine, qui a un enfant scolarisé à l’école de Côte Pavée. «Ce n’est pas une organisation viable à terme», juge Pierre, dont la fille vient d’intégrer la maternelle de la même école. «On a toutefois réussi à récupérer 5 postes pour cette fin d’année, mais pour 2018, une trentaine de postes sont menacés. S’ils sont supprimés, on peut s’attendre à des difficultés massives pour nos établissements. On demande simplement que ces contrats soient renouvelés, comme c’est le cas en Aquitaine, ou en Bretagne avec les écoles Diwan», termine Guilhem Latrubesse.

En Haute-Garonne, les Calandretas comptent 10 établissements, pour plus de 400 élèves.

A.V. La Dépêche Publié le 21/11/2017.

Images de  la manifestation : cliquer sur le lien https://www.facebook.com/Ecole.Calandreta.Costa.Pavada/videos/138555253466561/

Gaillac : mobilisation de soutien

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Suppression contrats aidés : la mobilisation continue !

Eté 2017, le gouvernement d’Emmanuel MACRON décide de façon soudaine et brutale de supprimer les emplois aidés CAE-CUI.

Cette décision a mis à mal de nombreuses écoles Calandreta. Une mobilisation s’est lancée. L’objectif à court terme : regagner les CAE pour gérer l’urgences dans les écoles.

Mais l’objectif à long terme est de gagner une politique publique plus forte pour Calandreta et pour la langue occitane de façon générale.

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Penne d’Agenais : la calandreta «Lo Caminòl» inaugurée

Le 4 novembre, en présence de nombreuses personnalités — dont Marie Costes, conseillère régionale, Marcel Calmette et Bernard Barral, conseillers départementaux, Arnaud Devilliers, maire de Penne-d’Agenais -, amis, parents et enfants, l’école calandreta «Lo Caminòl» inaugurait son ouverture dans les locaux de l’ancien ITEP de Saint-Martin-des-Cailles mis à disposition par la commune de Penne-d’Agenais.

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La présidente Clémence Frégard présente l’historique de l’école ouverte en septembre dernier. Elle est née d’une envie commune d’un groupe de parents : celle de voir son enfant évoluer dans un environnement au plus proche de la nature et de la culture dans laquelle il vit, qu’il puisse grandir à son rythme et être acteur de ses apprentissages en favorisant la coopération.

C’est une école en immersion occitan, avec un enseignement gratuit, une pédagogie institutionnelle, de la petite section au CM2. Elle est ouverte de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Elle travaille à partir des programmes officiels en cours, comme dans les autres écoles. Elle fait du graphisme pour apprendre à écrire peu à peu, de la lecture, part à la découverte du monde, des arts plastiques, de la musique, des activités sportives, etc.

Pourquoi une école bilingue occitan français ?

Le projet de calandreta consiste à s’ouvrir à d’autres langues et cultures du monde, celles de la famille romane en particulier. Elles sont pratiquées dans les écoles Calandreta et au collège. L’objectif : installer les conditions d’un véritable bilinguisme en transmettant l’occitan à côté du français. La seule langue utilisée par l’enseignant est l’occitan. Son apprentissage se fait naturellement car elle devient outil d’acquisition d’un savoir.

L’association calandreta «Lo Caminòl» est présidée par Clémence Frégard. Emilienne Beaux est vice-présidente ; Yannick Frégard et Louis Fasanino, cotrésoriers ; Amandine Bachellery, secrétaire. Gautier Drouin est chef d’établissement. Virginie Chibau, enseignante, Marguerite Charenton, aide maternelle, Olivia Dezile, chargée du service civique.

Contact : Calandreta «Lo Caminòl», Saint-Martin-des-Cailles (47140). Mail : envol47@gmail.com

Article La Depêche du Midi, publié le 10/11/2017. A retrouver sur https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/10/2681946-la-calandreta-lo-cominol-inauguree.html

Toulouse : manifestation le 9 novembre pour défendre la langue occitane

Dix associations et mouvements occitans étaient réunis hier matin devant le Capitole. Leur revendication était double : donner une plus grande place à la langue occitane sur l’antenne régionale de France 3, et revenir sur la fin des contrats aidés, dont les établissements scolaires franco occitans dépendent largement.

Cette manifestation marquait le lancement de la campagne «Volèm l’occitan cada jorn à la télévision» («Nous voulons l’occitan tous les jours à la télévision»).

C’est donc surtout France 3 Occitanie, qui ne diffuse qu’un court programme en occitan chaque samedi, qui cristallisait les mécontentements parmi la cinquantaine de personnes présentes : «Une langue vivante ne peut pas subsister si elle n’est pas montrée et entendue», argumente Jean-Louis Blénet, coprésident de la Confédération Calandreta. «L’Occitan doit vivre avec son temps et la télévision est un outil pour le légitimer», poursuit-il. Les manifestants y voient aussi un moyen de réhabituer les Occitans à la musique de la langue, de la leur réapprendre, poursuit-il.

Philippe Bonnet, militant au Parti de la Nation Occitane, veut aussi faire de ce combat celui de la reconnaissance du peuple occitan : «L’occitan est une langue parlée depuis mille ans, explique-t-il. En Catalogne, c’est une langue officielle et certains noms de rue sont en occitan.» La fin des contrats aidés décidée par le gouvernement français est une autre source de colère : 70 employés en ont fait les frais dans les Calandreta, ces établissements franco occitans. Après une première manifestation organisée fin septembre contre cette suppression, une seconde est prévue le 20 novembre, devant la préfecture.

Aquitaine : nos langues régionales, le basque et l’occitan, survie et vie.

La France n’adopte toujours pas la Charte des Langues régionales, mais sur le terrain, dans les territoires, elles se battent, aidées par des Offices reconnus et l’aide des collectivités. Le point sur la pratique des langues basques, occitanes, poitevines, saintongeaise. L’éducation nationale et les langues régionales. L’importance de l’apprentissage d’une autre langue pour la maîtrise des langues »

Reportages :

  • une école de Seaska, enseignement en immersion
  • la calendreta lemosina de Limoges et ses 42 élèves
  • le centre de formation professionnelle pour adultes en occitan d’Orthez.

Sujet de TV7, l’info Sus-Ouest. A retrouver sur : http://www.tv7.com/infos/aquithemes-nos-langues-regionales-le-basque-et-loccitan-survie-et-vie_x63bswh.php

Béarn : action Calandreta suppression contrats aidés

Le 3 novembre dernier, le mouvement Calandreta du Béarn est allé interpeller sur le sujet des CAE le député Matei (Modem) lors d’une soirée publique à Serres Castet (64) au sujet des CAE.

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Un bon accueil et l’engagement de travailler en suivant sur cette question lui ont été réservé. Nous suivons l’affaire et nous continuons le combat !

Calandreta continuera à interpeller les élus.

Occitan : plan départemental de la Haute-Garonne pour valoriser la langue et la culture

Le Conseil départemental est fortement mobilisé auprès du réseau associatif de valorisation de la langue occitane
Jeudi 26 octobre, le président du Conseil départemental, Georges Méric, accompagné de Bernard Bagnéris, Conseiller départemental en charge de la promotion de l’occitan, ont présenté le schéma départemental de valorisation de l’occitan aux acteurs du département.

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Très attaché à la valorisation des racines occitanes, Georges Méric a souhaité renforcer l’action du Département pour assurer la mise en valeur de l’occitan.
En effet, selon une étude sociolinguistique réalisée par la Région Midi-Pyrénées en 2010, 75 % de la population sont intéressés par la préservation de l’occitan.

Depuis plusieurs années, le Conseil départemental est fortement mobilisé auprès du réseau associatif de valorisation de la langue occitane, très dynamique sur le territoire haut-garonnais, qu’il a soutienu à hauteur de 215 000 euros en 2016.
Tout récemment, lors de la session du 17 octobre 2017, les élus départementaux ont également voté en faveur de l’adoption d’un statut législatif de reconnaissance et de promotion des langues régionales.
Le schéma qui a étéprésenté aux associations jeudi 26 octobre, vise à structurer la politique départementale en faveur de l’occitan, autour de trois axes :

– renforcer la transmission de la langue et de la culture occitanes, notamment en signant une convention avec l’Education Nationale, mais également en menant des actions de sensibilisation auprès du public,
– permettre la reconnaissance de l’occitan dans l’espace public, avec notamment le développement d’une signalisation bilingue,
– assurer la valorisation de la culture que la langue véhicule, en soutenant les associations d’une part, et en mettant en œuvre des actions départementales.

« La langue et la culture occitanes sont des composantes de notre patrimoine local, qu’il nous appartient de défendre et de valoriser. La civilisation occitane s’est forgée autour des valeurs de liberté, de tolérance et de respect ; des valeurs fondamentales pour le vivre ensemble, dont nous devons assurer la pérennité », a précisé Georges Méric. « Les diversités culturelles sont un atout majeur d’une République démocratique : elles doivent favoriser l’universalité de nos principes républicains et éviter tout repli identitaire ou communautariste » a-t-il conclu.

Témoignages 

Jean-Louis Blénet, cofondateur du Théâtre de la Rampe et responsable des calandretas, « l’Occitan ne se perd pas, il est abandonné par les institutions. Le schéma de la Haute Garonne est le signe d’un changement profond ».

Béline Latrubesse, présidente de l’IEO 31 et Jean-Paul Becvort, directeur de l’IEO 31, « L’Institut d’Etudes Occitanes de Haute-Garonne – IEO31 – considère que la création par le Conseil départemental de Haute-Garonne d’un schéma départemental de promotion de l’occitan est un événement historique non seulement pour l’ensemble des Haut-Garonnais-es et des citoyens-nes habitant sur un territoire concerné par le fait occitan, mais aussi un événement historique pour la France toute entière ! Nous souhaitons que toutes les collectivités concernées et l’État s’impliquent dans une politique linguistique en faveur de l’occitan, et remercions chaleureusement le Conseil départemental de la Haute-Garonne pour son initiative historique ».

Myriam Bras de la fédération « Calandreta » Midi-Pyrénées, « ce schéma est un bon point de départ pour faire avancer l’occitan en Haute-Garonne ».

https://www.haute-garonne.fr/actualites/occitan-plan-departemental-pour-valoriser-la-langue-et-la-culture

Téléchargement

Pourquoi l’occitan n’a pas dit son dernier mot

Que reste-t-il aujourd’hui de l’occitan ? La langue millénaire est-elle réduite à un rôle folklorique, tout juste bonne à amuser les touristes qui prennent le métro à Toulouse pour la première fois ? Pas sûr… Si elle est tombée, un temps en disgrâce, celle-ci connaît un nouvel élan depuis quelques années. Hier, le conseil départemental s’est même engagé dans un plan pour sa valorisation (voir encadré).

Une récente étude réalisée par la région Midi-Pyrénées, indique que l’occitan est bien implanté dans notre région. 32 % des Midi-Pyrénées déclarent avoir au moins quelques notions d’occitan quand 18 % d’entre-eux, se disent des locuteurs. Cependant, seul 4 % ont un niveau allant de très bon à bilingue. L’étude pointe aussi du doigt que la pratique de la langue est en perte de vitesse. «Ça dégringole», concède Jean-Paul Becvort, directeur de l’Institut d’études occitanes 31. «Il y a eu une rupture dans la chaîne d’apprentissage. Nos grands-parents qui parlaient occitan entre eux, ne l’ont pas fait avec leurs enfants», ajoute Jean-Louis Blenet, coprésident de la confédération Calandreta.
Pourtant, l’occitan jouit d’une bonne image. 74 % des Midi-Pyrénéens trouvent intéressant de préserver cette langue. Ils sont même 90 % à considérer que la disparition des langues régionales serait une perte culturelle pour la France et ses régions.

«Grâce au travail des militants, les gens perçoivent de plus en plus que l’Occitan est une richesse», poursuit Jean-Paul Becvort.

Les Calandretas, lieux d’apprentissage occitan

Une observation que partage Jean-Louis Blenet coprésident de la confédération Calandreta. «Je remarque un changement énorme, depuis 4 ou 5 ans, de la part de la population. Ils s’aperçoivent que la diversité culturelle doit être défendue», explique-t-il. Les 4 000 élèves qui fréquentent les Calandratas de la région, en sont la preuve.

Une identité qui se pose sans s’opposer

« Les valeurs que porte l’occitan, sont des thèmes qui vont bien avec la République, explique Bernard Bagnéris, conseiller départemental chargé de la promotion de la langue et de la culture occitane. Le terme de convivéncia, en est un bel exemple. Ce concept résume la volonté de vivre ensemble et de respect de l’individu.»

Chez ces acteurs de la défense de l’occitan, cette lutte ne se fait jamais au détriment d’une autre langue ou d’une autre culture. Tous défendent, le plurilinguisme et le multiculturalisme. Une façon de regarder dans le rétro pour préparer l’avenir.

La culture occitane possède de nombreux défenseurs./ Photo DDM, XdF archives

La culture occitane possède de nombreux défenseurs. /Photo DDM, XdF Archives

 


Un schéma départemental de valorisation de l’Occitan

«Nous avons le devoir de veiller tous ensemble sur notre patrimoine culturel immatériel (…) L’Occitan est assurément une chance pour nos territoires», indiquait, George Méric, le président du conseil départemental, lors de la présentation du plan pour l’Occitan.

Dès 2015, le président du conseil départemental avant d’ailleurs désigné un élu référent et nommé un chargé de mission à la promotion de l’Occitan. L’objectif du schéma présenté, s’appuie sur trois enjeux : la transmission de la langue, notamment par l’enseignement (une convention va être signée avec l’éducation nationale), la diffusion de la langue et de la culture au travers des médias ou des festivals et la présence de l’occitan dans l’espace public.

Quelques exemples d’actions concrètes que prévoit le Département : mettre à disposition du matériel pédagogique aux enseignants et poursuivre les aides aux associations assurant la diffusion de la langue et de la culture occitane dans les établissements d’enseignants ; organiser des stages de sensibilisation à la langue et à la culture, destinés aux élus locaux, municipaux, intercommunaux ou départementaux ; installer, dans les communes qui le souhaitent, la signalisation bilingue en occitan.


Repères

Le chiffre : 90 %

90 % des sondés d’une récente étude de la région Midi-Pyrénées, considèrent que la disparition des langues régionales serait une perte culturelle.

Article La Depêche, publié le 27/10/2017. http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/27/2673736-langues-pourquoi-occitan-dit-dernier-mot.html

Manifestation régionale à Bordeaux contre la suppression des contrats aidés

Le 21 octobre s’est déroulée la manifestation régionale de Calandreta à Bordeaux pour demander une égalité de traitement avec Diwan.

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Prises de parole des Calandretas de Poursiugues, Pau, Lis, Périgueux, Barsac, Pessac, Masères, Agen, Artix
Du président de la fédération régionale, départementale. De l’ostau occitan de Bordeaux et l’association L’estaca de Pessac en soutien à Calandreta.
Des parents, des enseignants, des anciens Calandrons « pour que vive notre école » !

Reportage : https://www.facebook.com/100008847760227/videos/1747621558876086/

Plus de contrats aidés en association : la calandreta de Lavaur en grande difficultés

Exit les contrats d’avenir et les contrats initiative emploi dans le secteur marchand privé. Pour la fin 2017, le Tarn n’a de quoi financer que 42 contrats aidés. En 2018, la priorité sera donnée à l’urgence sanitaire et sociale.

En septembre dernier, parents et enseignants d'écoles occitanes calendretas dénonçaient, à Albi, les conséquences de la suppression des emplois aidés./ Photo DDM Archives Marie-Pierre Volle
En septembre dernier, parents et enseignants d’écoles occitanes calandretas dénonçaient, à Albi, les conséquences de la suppression des emplois aidés./ Photo DDM Archives Marie-Pierre Volle
Les premières annonces en plein été sur la disparition programmée des emplois aidés, ont déclenché une bronca tous azimuts. La rallonge annoncée de 40 000 contrats aidés supplémentaires en France pour 2017 n’a pas suffi à rassurer.
Sur le terrain, l’inquiétude est bien réelle comme a pu le constater Jean Terlier, député En Marche de la 3e circonscription du Tarn. Lors d’un récent forum des associations à Castres, le député a été interpellé par plusieurs associations comme la Calandreta de Lavaur, la MJC de Saint-Sulpice, l’Epadh de Mazamet ou encore le chenil d’Aussillon.
Toutes dénonçaient les menaces que font peser ces suppressions sur l’avenir de leur structure.
Pour le Tarn, passé le tamis régional, désormais de rigueur, il restait, pour la période allant du 15 septembre au 31 décembre, de quoi financer 42 contrats aidés. Après les 900 alloués pour le premier semestre, le département en attendait plus de 600 au second. La dotation n’est jamais arrivée.
«Les contrats aidés ne sont pas supprimés, on n’en signe pas de nouveaux. C’est une pause dans la prescription», résume avec un certain art de la formule Michel Dalmas, responsable de l’unité départementale du travail et de l’emploi.
L’état a tenté de rassurer, dès septembre, par la voix du Premier ministre, en garantissant le maintien des contrats aidés dans l’Éducation nationale (auxiliaires de vie scolaire) et la police. Pour 2018, ces contrats seront réservés en priorité à l’urgence sanitaire et sociale, à l’accueil des personnes âgées, l’aide aux personnes handicapées, aux crèches et aux associations caritatives. «Ils seront limités à ces secteurs», confirme Michel Dalmas. Pour les associations, utilisateurs majoritaires des contrats aidés, c’est une autre histoire.
Fin des emplois d’avenir

Peu de chance qu’en 2017 la Calandreta de Lavaur récupère ses emplois aidés. Cette école occitane n’étant pas encore agréée par l’état, elle n’entre pas dans le dispositif prioritaire. Même chose pour la MJC de Saint-Sulpice et pour bon nombre d’associations sportives, culturelles ou de loisirs. Celles qui intervenaient dans l’animation périscolaire vont devoir trouver d’autres solutions.

«Elles peuvent se retourner vers des contrats avec le Département», suggère le député Terlier en expliquant que pour l’état, le financement des emplois aidés «est un coût très élevé».

On devine la réponse du Département, qui peine déjà financièrement à remplir sa mission d’aide sociale.

Dans le Tarn, en 2017, les emplois aidés, tous types confondus, représentent pour l’état près de 9 M€ dont 635 000 € pour les seuls contrats initiative emploi (CIE) des entreprises. Ceux-là disparaissent définitivement tout comme les emplois d’avenir.

«Le dispositif est arrêté et ne sera pas renouvelé», confirme Michel Dalmas. «On recentre le dispositif…».


Les chiffres

Conventions de contrats aidés signées dans le Tarn en 2017 :

1 359 CAE contrats d’accompagnement de l’emploi

140 CIE contrats initiative emploi marchand

116 EAV emplois d’avenir secteur non marchand

50 EAV secteur marchand

Répartition des contrats aidés (CAE) :

Associations 50 % (664)

Collèges et lycées 18 (51)

Communes 15,5 (207)

Établissements publics autres 8 (109)

Sanitaire public 4 (51)

Drin a drin inaugurée

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Sympathisants, parents, enfants et élus ont inauguré l’école associative calandreta Drin a drin d’Espoey. Photo T. L.

Le vendredi 6 octobre, l’association calandreta Drin a drin a inauguré son école, chemin du Moulin à Espoey, en bordure du rond-point de la route départementale entre Soumoulou et Lourdes. Cette école située au centre du triangle Pau Lourdes Tarbes, annexe de la calendreta de Pau, a ouvert ses portes à la rentrée de septembre avec Chantal Tuheil, chef d’établissement et Stéphanie Vaissières, enseignante auprès des trois premiers calandrons : Antton, Élinor et Pauline.

Cette école de 100 m² prévue pour accueillir trois classes fait suite à la volonté des élus de la Vallée de l’Ousse d’installer une école calandreta sur le secteur. La commune d’Espoey a proposé un terrain sur sa zone d’activités et s’est chargée de mettre en place les différents réseaux.

Jean-Pierre Barrère, maire d’Espoey, également président de l’ancienne communauté de communes Ousse-Gabas et aujourd’hui président de la Communauté de communes du Nord Est Béarn, se disait heureux de recevoir une nouvelle association parmi la quinzaine que compte la commune.

Nouvelle offre culturelle

« Cette école située en bordure d’un axe de circulation important apporte une nouvelle offre culturelle et permet grâce au rôle important de cette association de retrouver l’enseignement d’une langue publique dont on nous avait éloigné il y a quelques dizaines d’années. » Jordi Hostein est le président de l’association gestionnaire de cette école qui espère voir arriver des enfants de la Vallée de l’Ousse et des vallées voisines.

« Le projet de création d’une calandreta à Espoey réunit des parents autour d’une même volonté de fonder une école associative, laïque, gratuite et reconnue par l’Éducation nationale sur le territoire de la vallée de l’Ousse (Est Béarn), souligne Daniel Barneix, le président de la Fédération Calendretas 64. Le souhait est avant tout que les enfants soient épanouis, heureux de vivre et d’aller à l’école. Cette école, ouverte à tous, a la chance de pouvoir accueillir les enfants dans des effectifs raisonnables. » Un président d’autant plus heureux vendredi qu’il s’agissait pour lui de la première inauguration d’une école calandreta !

Contact : 06 68 12 38 87 ; contact@calandreta-espoey.fr ; www.calandreta-espoey.fr

Adaptation de l’article publié dans Sud Ouest le 14/10/17 par Thierry Ladevèze

A Salelles-du-Bosc, l’appel des Calandretas en danger

Tèrra Maire
Les élèves de la Calandreta de Sallèles et leurs encadrants. Photo André Huan
Le dispositif des emplois aidés a servi Calandreta, il a surtout permis à des personnes éloignées de l’emploi, de se réinsérer, de se qualifier et de retrouver des perspectives d’avenir. Sa suppression laisse des dizaines de personnes sur le carreau

Suite à la suppression des emplois aidés, la Calandreta  de Salelles-du-Bosc avait reçu ce communiqué, à relayer, de sa confédération : « Depuis l’ouverture, en 1980, de sa première école associative, laïque, immersive en occitan, Calandreta joue le jeu de la gratuité de l’enseignement dans ses établissements scolaires ouverts à tous. Pour cela le recours aux emplois aidés a été, et est encore, nécessaire. Si ce dispositif a servi Calandreta, il a surtout permis à des personnes éloignées de l’emploi, de se réinsérer, de se qualifier et de retrouver des perspectives d’avenir. Sa suppression laisse des dizaines de personnes sur le carreau. »

Afin d’illustrer l’importance primordiale des auxiliaires qui apportent leur aide aux enseignants, Nathalie Font, directrice, et son équipe, ont fait réaliser un panneau par les élèves pour expliquer le rôle de ces personnes au sein de leur école et ont demandé aux enfants de lire un poème en occitan. C’est donc en acrostiches que les bambins ont écrit leurs remerciements à Olwenn, Amandine, Salma, Natalie et Patricia. Ainsi celui de Salma : « Sès la mai dolça de las ajudas, Ajudas plan, La recre es trop plan amb tu, Merci per ton trabalh, A l’escola te volèm gardar. »

Diverses disciplines sont apportées aux enfants par les auxiliaires :  peinture, sport, doudou ; ces dames sont également en charge de la garderie, cantine, récréation et du précieux rangement. L’école applique le programme de l’Education Nationale, mais tous les cours sont dispensés en occitan, ce qui est un facteur de modernité puisque les enfants sont, au minimum, bilingues et un acteur majeur du maintien de la diversité culturelle et du patrimoine vivant. La Calandreta de Salelles-du-Bosc a vu son problème d’auxiliaires résolu par la Région mais une personne est restée au chômage et une autre n’est embauchée que jusqu’au mois de février prochain ; au-delà de cette date, c’est l’inconnu.

Article de André Huan, Le Midi Libre publié le 9/10/17

Villedubert : La calandreta mobilisée

Vendèmias rosèla
Les bambins dans une vigne du domaine de Cantalauze.

Les parents des enfants de la calandreta La Rosela étaient mobilisés, à l’occasion de la journée européenne des Langues régionales, pour dire à quel point les contrats aidés sont indispensables à leur bon fonctionnement.

Cette école, qui fonctionne en association, est concernée plus particulièrement pour le poste d’Atsem, crucial pour l’encadrement des enfants et dont le non-financement mettrait en péril l’existence de cette maternelle.

Les petits vendangent

Les calandrons de Villedubert sont allés vendanger sur les quelques rangées de vigne qu’avait gardées pour eux M. Sananès, sur le domaine de Cantalauze.

Durant la matinée, avec leurs «ferrat» (seau) et «cisèls» (ciseaux), ils se sont appliqués à cueillir les grappes. L’après-midi, à l’aide d’un moulin à légumes, ils ont extrait le jus de raisin, qu’ils ont fièrement présenté à leurs parents, le soir même.

La Dépêche du Midi Publié le 07/10/2017