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Plus de contrats aidés en association : la calandreta de Lavaur en grande difficultés

Exit les contrats d’avenir et les contrats initiative emploi dans le secteur marchand privé. Pour la fin 2017, le Tarn n’a de quoi financer que 42 contrats aidés. En 2018, la priorité sera donnée à l’urgence sanitaire et sociale.

En septembre dernier, parents et enseignants d'écoles occitanes calendretas dénonçaient, à Albi, les conséquences de la suppression des emplois aidés./ Photo DDM Archives Marie-Pierre Volle
En septembre dernier, parents et enseignants d’écoles occitanes calandretas dénonçaient, à Albi, les conséquences de la suppression des emplois aidés./ Photo DDM Archives Marie-Pierre Volle
Les premières annonces en plein été sur la disparition programmée des emplois aidés, ont déclenché une bronca tous azimuts. La rallonge annoncée de 40 000 contrats aidés supplémentaires en France pour 2017 n’a pas suffi à rassurer.
Sur le terrain, l’inquiétude est bien réelle comme a pu le constater Jean Terlier, député En Marche de la 3e circonscription du Tarn. Lors d’un récent forum des associations à Castres, le député a été interpellé par plusieurs associations comme la Calandreta de Lavaur, la MJC de Saint-Sulpice, l’Epadh de Mazamet ou encore le chenil d’Aussillon.
Toutes dénonçaient les menaces que font peser ces suppressions sur l’avenir de leur structure.
Pour le Tarn, passé le tamis régional, désormais de rigueur, il restait, pour la période allant du 15 septembre au 31 décembre, de quoi financer 42 contrats aidés. Après les 900 alloués pour le premier semestre, le département en attendait plus de 600 au second. La dotation n’est jamais arrivée.
«Les contrats aidés ne sont pas supprimés, on n’en signe pas de nouveaux. C’est une pause dans la prescription», résume avec un certain art de la formule Michel Dalmas, responsable de l’unité départementale du travail et de l’emploi.
L’état a tenté de rassurer, dès septembre, par la voix du Premier ministre, en garantissant le maintien des contrats aidés dans l’Éducation nationale (auxiliaires de vie scolaire) et la police. Pour 2018, ces contrats seront réservés en priorité à l’urgence sanitaire et sociale, à l’accueil des personnes âgées, l’aide aux personnes handicapées, aux crèches et aux associations caritatives. «Ils seront limités à ces secteurs», confirme Michel Dalmas. Pour les associations, utilisateurs majoritaires des contrats aidés, c’est une autre histoire.
Fin des emplois d’avenir

Peu de chance qu’en 2017 la Calandreta de Lavaur récupère ses emplois aidés. Cette école occitane n’étant pas encore agréée par l’état, elle n’entre pas dans le dispositif prioritaire. Même chose pour la MJC de Saint-Sulpice et pour bon nombre d’associations sportives, culturelles ou de loisirs. Celles qui intervenaient dans l’animation périscolaire vont devoir trouver d’autres solutions.

«Elles peuvent se retourner vers des contrats avec le Département», suggère le député Terlier en expliquant que pour l’état, le financement des emplois aidés «est un coût très élevé».

On devine la réponse du Département, qui peine déjà financièrement à remplir sa mission d’aide sociale.

Dans le Tarn, en 2017, les emplois aidés, tous types confondus, représentent pour l’état près de 9 M€ dont 635 000 € pour les seuls contrats initiative emploi (CIE) des entreprises. Ceux-là disparaissent définitivement tout comme les emplois d’avenir.

«Le dispositif est arrêté et ne sera pas renouvelé», confirme Michel Dalmas. «On recentre le dispositif…».


Les chiffres

Conventions de contrats aidés signées dans le Tarn en 2017 :

1 359 CAE contrats d’accompagnement de l’emploi

140 CIE contrats initiative emploi marchand

116 EAV emplois d’avenir secteur non marchand

50 EAV secteur marchand

Répartition des contrats aidés (CAE) :

Associations 50 % (664)

Collèges et lycées 18 (51)

Communes 15,5 (207)

Établissements publics autres 8 (109)

Sanitaire public 4 (51)

Drin a drin inaugurée

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Sympathisants, parents, enfants et élus ont inauguré l’école associative calandreta Drin a drin d’Espoey. Photo T. L.

Le vendredi 6 octobre, l’association calandreta Drin a drin a inauguré son école, chemin du Moulin à Espoey, en bordure du rond-point de la route départementale entre Soumoulou et Lourdes. Cette école située au centre du triangle Pau Lourdes Tarbes, annexe de la calendreta de Pau, a ouvert ses portes à la rentrée de septembre avec Chantal Tuheil, chef d’établissement et Stéphanie Vaissières, enseignante auprès des trois premiers calandrons : Antton, Élinor et Pauline.

Cette école de 100 m² prévue pour accueillir trois classes fait suite à la volonté des élus de la Vallée de l’Ousse d’installer une école calandreta sur le secteur. La commune d’Espoey a proposé un terrain sur sa zone d’activités et s’est chargée de mettre en place les différents réseaux.

Jean-Pierre Barrère, maire d’Espoey, également président de l’ancienne communauté de communes Ousse-Gabas et aujourd’hui président de la Communauté de communes du Nord Est Béarn, se disait heureux de recevoir une nouvelle association parmi la quinzaine que compte la commune.

Nouvelle offre culturelle

« Cette école située en bordure d’un axe de circulation important apporte une nouvelle offre culturelle et permet grâce au rôle important de cette association de retrouver l’enseignement d’une langue publique dont on nous avait éloigné il y a quelques dizaines d’années. » Jordi Hostein est le président de l’association gestionnaire de cette école qui espère voir arriver des enfants de la Vallée de l’Ousse et des vallées voisines.

« Le projet de création d’une calandreta à Espoey réunit des parents autour d’une même volonté de fonder une école associative, laïque, gratuite et reconnue par l’Éducation nationale sur le territoire de la vallée de l’Ousse (Est Béarn), souligne Daniel Barneix, le président de la Fédération Calendretas 64. Le souhait est avant tout que les enfants soient épanouis, heureux de vivre et d’aller à l’école. Cette école, ouverte à tous, a la chance de pouvoir accueillir les enfants dans des effectifs raisonnables. » Un président d’autant plus heureux vendredi qu’il s’agissait pour lui de la première inauguration d’une école calandreta !

Contact : 06 68 12 38 87 ; contact@calandreta-espoey.fr ; www.calandreta-espoey.fr

Adaptation de l’article publié dans Sud Ouest le 14/10/17 par Thierry Ladevèze

A Salelles-du-Bosc, l’appel des Calandretas en danger

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Les élèves de la Calandreta de Sallèles et leurs encadrants. Photo André Huan
Le dispositif des emplois aidés a servi Calandreta, il a surtout permis à des personnes éloignées de l’emploi, de se réinsérer, de se qualifier et de retrouver des perspectives d’avenir. Sa suppression laisse des dizaines de personnes sur le carreau

Suite à la suppression des emplois aidés, la Calandreta  de Salelles-du-Bosc avait reçu ce communiqué, à relayer, de sa confédération : « Depuis l’ouverture, en 1980, de sa première école associative, laïque, immersive en occitan, Calandreta joue le jeu de la gratuité de l’enseignement dans ses établissements scolaires ouverts à tous. Pour cela le recours aux emplois aidés a été, et est encore, nécessaire. Si ce dispositif a servi Calandreta, il a surtout permis à des personnes éloignées de l’emploi, de se réinsérer, de se qualifier et de retrouver des perspectives d’avenir. Sa suppression laisse des dizaines de personnes sur le carreau. »

Afin d’illustrer l’importance primordiale des auxiliaires qui apportent leur aide aux enseignants, Nathalie Font, directrice, et son équipe, ont fait réaliser un panneau par les élèves pour expliquer le rôle de ces personnes au sein de leur école et ont demandé aux enfants de lire un poème en occitan. C’est donc en acrostiches que les bambins ont écrit leurs remerciements à Olwenn, Amandine, Salma, Natalie et Patricia. Ainsi celui de Salma : « Sès la mai dolça de las ajudas, Ajudas plan, La recre es trop plan amb tu, Merci per ton trabalh, A l’escola te volèm gardar. »

Diverses disciplines sont apportées aux enfants par les auxiliaires :  peinture, sport, doudou ; ces dames sont également en charge de la garderie, cantine, récréation et du précieux rangement. L’école applique le programme de l’Education Nationale, mais tous les cours sont dispensés en occitan, ce qui est un facteur de modernité puisque les enfants sont, au minimum, bilingues et un acteur majeur du maintien de la diversité culturelle et du patrimoine vivant. La Calandreta de Salelles-du-Bosc a vu son problème d’auxiliaires résolu par la Région mais une personne est restée au chômage et une autre n’est embauchée que jusqu’au mois de février prochain ; au-delà de cette date, c’est l’inconnu.

Article de André Huan, Le Midi Libre publié le 9/10/17

Villedubert : La calandreta mobilisée

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Les bambins dans une vigne du domaine de Cantalauze.

Les parents des enfants de la calandreta La Rosela étaient mobilisés, à l’occasion de la journée européenne des Langues régionales, pour dire à quel point les contrats aidés sont indispensables à leur bon fonctionnement.

Cette école, qui fonctionne en association, est concernée plus particulièrement pour le poste d’Atsem, crucial pour l’encadrement des enfants et dont le non-financement mettrait en péril l’existence de cette maternelle.

Les petits vendangent

Les calandrons de Villedubert sont allés vendanger sur les quelques rangées de vigne qu’avait gardées pour eux M. Sananès, sur le domaine de Cantalauze.

Durant la matinée, avec leurs «ferrat» (seau) et «cisèls» (ciseaux), ils se sont appliqués à cueillir les grappes. L’après-midi, à l’aide d’un moulin à légumes, ils ont extrait le jus de raisin, qu’ils ont fièrement présenté à leurs parents, le soir même.

La Dépêche du Midi Publié le 07/10/2017

 

Suppression des contrats aidés : charivari à la préfecture de Pau le 14 octobre !

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Depuis la rentrée scolaire et suite à la suppression soudaine et brutale des contrats aidés CAE-CUI, les écoles Calandreta se retrouvent en difficulté.

Malgré de multiples sollicitations du mouvement Calandreta mais également de nombreux élu-es, nous sommes à ce jour toujours sans solution.

Nous n’avons eu de cesse d’expliquer et de faire connaître les conséquences pour nos écoles au Préfet, mais nous restons sans réponse.

Pendant ce temps là, en Bretagne, depuis le 9 septembre les écoles immersives laïques Diwan (équivalent de Calandreta) ont vu tous leurs postes maintenus ou renouvelés et ont obtenu des engagements pour 2018/2019.

Un mois plus tard, le 3 octobre, en Gironde, dans la même région que nous, la Calandreta de Pessac a obtenu de façon légitime deux emplois CAE-CUI.

Ce qui est possible en Bretagne ou en Gironde doit l’être ici.

Pour rappeler que nous sommes dans l’urgence, pour nous faire entendre, le mouvement Calandreta organise un « calhavari » devant la Préfecture de Pau le samedi 14 octobre à 14h30.

Amener de quoi faire du bruit, beaucoup de bruit !

Concert samedi 7 octobre pour soutenir la calandreta de Lavaur !

Le groupe San Salvador sera samedi soir sur scène à Lavaur /Photo DDM
Le groupe San Salvador sera samedi soir sur scène à Lavaur /Photo DDM

Ce samedi 7 octobre, Vauré’Oc, association qui œuvre autour de la culture occitane et autour de la Calandreta del Pastel de Lavaur, proposera deux concerts sous la Halle aux grains à partir de 20 h 30.

C’est San Salvador, groupe de polyphonies revisitées venant de Corrèze, qui ouvrira le bal. La seconde partie de la soirée sera assurée par La Feda Negra, un duo toulousain qui mêle les musiques électroniques et rock pour des compositions originales et quelques reprises, offrant un répertoire chanté en occitan, basque, anglais et français.

La soirée, premier événement de l’année de l’association vauréenne, est organisée en partenariat avec le Festival Occitania, organisé par l’IEO 31 (Institut d’études occitanes de Haute-Garonne).

Ce moment sera l’occasion de découvrir deux groupes créatifs tout en soutenant la Calandreta de Lavaur.

Illustration en images des difficultés rencontrées suite à la suppression des contrats aidés !

« La Journée européenne des langues a été créée durant l’Année européenne des langues en 2001, à l’initiative du Conseil de l’Europe, et de l’Union européenne. Des centaines d’activités à travers toute l’Europe célèbrent la diversité des langues et encourageront leur apprentissage.
Célébrer la diversité linguistique, le plurilinguisme, l’apprentissage des langues tout au long de la vie. »

La théorie est belle … Mais la pratique l’est moins, cette nouvelle année scolaire commençant difficilement dans notre école, comme dans toutes les Calandretas, du fait du gel des contrats aidés.

Pour illustrer les difficultés rencontrées, les calandrons de l’Escòla Calandreta deu Seuvèstre, leurs parents et leurs enseignantes vous ont préparé ce petit diaporama, à partager sans modération afin de dénoncer cette situation !

 

Contrats aidés : diverses actions menées le 26 septembre dans les régions !

  • La calandreta del Vernhat (Aurillac) a manifesté devant la préfecture

    Une délégation de parents, enfants et amis de l’école associative laïque et bilingue Calandreta del Vernhatt, à Aurillac, a été reçue en préfecture, en début de semaine, en raison de la suppression des contrats aidés.
    En Auvergne, trois écoles bilingues occitan\français (*) scolarisent plus de quatre-vingts enfants. «Pour cela le recours aux emplois aidés a été, et est encore, nécessaire», ont expliqué les manifestants.

    Une délégation a été reçue par la chef de cabinet d’Isabelle Sima, préfet du Cantal.

    (*) Une à Aurillac, et les deux autres en Haute-Loire, à Lavaudieu au Puy-en-Velay.

    Article de La Montagne, publié le 30/09/2017. http://www.lamontagne.fr/aurillac/social/2017/09/30/inquietude-a-l-ecole-calendreta-suite-a-la-suppression-des-contrats-aides_12570818.html

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  • La calandreta de Saint-Céré a rencontré le conseiller départemental qui devait porter sa parole à la préfecture. Ils ont dansé et chanté dans les rues !

    L’école occitane de Saint-Céré craint pour son avenir. Jeudi 26 septembre, de 10 h 30 à 12 heures, entre les parents, les enseignants et une partie des enfants des classes de maternelle et élémentaire de la calandreta l’Esquirol, c’est une quarantaine de personnes qui a manifesté dans les rues de la cité viscontine. La pédagogie des calandretas s’inspire à la fois de la méthode Freinet et de la pédagogie institutionnelle. Elle vise à donner la parole aux enfants, à les rendre autonomes. Elle s’appuie sur une forte implication des parents.

    À l’origine de cette mobilisation, le mécontentement lié à la politique de suppression des emplois aidés. «La calandreta l’Esquirol compte 28 élèves, répartis en deux classes de maternelle et d’élémentaire, précise la directrice Émilie Lacroix-Gaucher. Elle est soutenue par deux associations : l’une culturelle et l’autre gestionnaire. Deux enseignantes, Gwenaël Navarette et moi-même, en dispensent l’enseignement. Un emploi service civique et un emploi aidé, Stephan Halopeau, nous épaulaient jusqu’alors. L’emploi service civique n’a pas été renouvelé pour la période scolaire 2017-2018. Pour la saison prochaine, l’emploi aidé qui courait sur deux années ne sera pas renouvelé. Cette situation va mettre directement en péril le maintien de la section de maternelle de l’année à venir, d’où la grande inquiétude des parents et des enseignants.»

    La manifestation s’est ensuite rendue devant le théâtre de l’Usine à la rencontre d’Olivier Desbordes, conseiller départemental et suppléant de la députée lotoise Huguette Tiégna. Celui-ci a longuement reçu la délégation et enregistré les revendications.

    À l’issue de l’entrevue, Olivier Desbordes assurait : «J’ai bien pris la mesure de vos soucis et de votre inquiétude. Je les transmettrai dans les meilleurs délais à Monsieur le préfet.»

    Selon la directrice, «Les soixante et onze établissements calandretas en activité sur le territoire vont se retrouver dans la même situation que nous.»

    Adaptation de l’article de La Dépêche du Midi. Article publié le 2 octobre. http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/02/2656671-la-politique-des-emplois-aides-menace-la-calandreta-l-esquirol.html#

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  • Protestation à la calandreta d’Orange

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  • Les calandrons de la Calandreta Artics ont pris la parole !

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Les calandretas de Gironde ont manifesté

Suite à leur mobilisation du 26 septembre, lors de la Journée européenne des langues régionales, les Calandretas de Pessac et de Barsac ont manifesté devant la Préfecture de Bordeaux pour obtenir le dégel des contrats aidés.

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Lors ce cette manifestation, ils ont pu obtenir une audience avec la directrice adjointe de Mr le Préfet, pour lui demander le renouvellement de leurs contrats aidés, mais aussi avec le cabinet de Mr Rousset, Président de la région Nouvelle Aquitaine, pour lui ré-exprimer leur besoin de soutien.

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Les écoles occitanes veulent conserver leurs contrats aidés

À ce jour, les calandretas audoises comptent 28 contrats aidés. Vingt-huit contrats indispensables pour faire tourner la machine administrative et assister les enseignants au quotidien.

A Carcassonne, les deux écoles occitanes disposent de cinq emplois aidés dont quatre aide-maternelles. Si la suppression de ces contrats est confirmée dans le temps, les deux établissements carcassonnais risquent de se retrouver en grande difficulté dès la fin de l’année prochaine. Une situation que n’envisage pas Gilbert Oliver, le président de l’association locale. «Les parents qui ont fait le choix de mettre leurs enfants dans des calandretas versent une cotisation annuelle de 285 €. Il est aujourd’hui impensable de demander plus aux familles», estime-t-il.

Profitant hier de la Journée européenne des langues, les responsables associatifs, soutenus par le mouvement Pais Nostre, se sont rendus à la préfecture de l’Aude où ils ont remis une motion au représentant de l’Etat. Motion dans laquelle ils demandent au préfet de plaider leur cause au niveau gouvernemental afin que ces contrats soient a minima maintenus dans le giron de l’Education nationale.

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Gilbert Oliver, le président de la calandreta de Carcassonne, (à g,) remet une motion à Stéphane Arcobelli, chef de cabinet de la préfecture de l’Aude./ Photo DDM, B.H.

Cette action locale s’est également déroulée dans plusieurs autres départements allant de l’Aquitaine à l’Occitanie, où de nombreux responsables associatifs sont également très inquiets.

(1) Carcassonne, Narbonne, Peyriac-Minervois, Bize-Minervois, Sigean, Villedubert et Limoux. A Carcassonne et Narbonne, on compte quatre écoles.

La Dépêche du Midi
http://Ladepeche.fr du 28 septembre 2017. http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/27/2653569-les-ecoles-occitanes-veulent-conserver-leurs-contrats-aides.html

Suppression des contrats aidés : les Calandretas menacées à Toulouse et dans tout le grand sud

La rentrée est compliquée dans les écoles occitanes. La suppression des CUI ou CAE ampute les effectifs pour faire fonctionner ces établissements privés. Parents, enseignants ou responsables manifestaient ce mardi de Montpellier à Bordeaux en passant par Toulouse. Voici les raisons du malaise.

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Une centaine de personnes devant la préfecture à Toulouse pour demander à l’Etat de ne pas les « abandonner ». © Radio France – Stéphanie Mora
Ce mardi, à l’occasion de la journée européenne des langues, les Calandretas (les écoles occitanes) ont manifesté devant toutes les préfectures du grand sud. De Montpellier à Bordeaux.

À Albi, ils étaient une cinquantaine. À Toulouse, une petite centaine de parents, d’enfants et de personnel des huit écoles, du collège et de la fédération. Depuis la rentrée en Haute-Garonne 15 postes ont déjà été supprimés, 30 au total d’ici la fin de l’année. « Un mini plan social » que dénonce Guilhem Latrubesse, le coprésident de la Calandreta de Costa Pavada à Toulouse.

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La disparition des contrats aidés dans les calandretas en Haute-Garonne matérialisée sur cette carte © Radio France – Stéphanie Mora
Les parents remplacent les contrats aidés

Dans certaines Calandretas ce sont les parents qui se relaient depuis septembre pour assurer la cantine, le centre de loisirs ou le ménage. « Une solution provisoire » racontent les plus impliqués. Tous pointent le côté « brutal » de l’annonce du gouvernement qui ne leur a pas laissé le temps de trouver des solutions et qui prive des personnes d’un accès à l’emploi et à une formation. Pour eux, pas question d’embaucher de manière pérenne, cela ferait exploser les frais de scolarité (entre 200 et 500€ par mois en moyenne et selon les revenus).

Des Calandretas pourraient fermer avant Noël

Dans la Calandreta del païs Murethin ce sont cinq postes appelés à être supprimés début 2018. Pour les dirigeants, s’ils ne sont pas remplacés c’est la disparition de l’école qui accueille une centaine d’enfants. Guilhem Latrubesse est très clair : les établissements « les plus récents, moins solides » pourraient fermer « avant Noël » si la préfecture ne les aide pas.

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Cinq postes menacés de disparaître entre janvier et mars 2018 à Muret. © Radio France – Stéphanie Mora

Les Occitans demandent au préfet de maintenir les postes (budget estimé à 200 000€ pour la Haute-Garonne) comme en Bretagne pour les Diwan, les écoles bretonnes. Là-bas, le préfet a maintenu tous les contrats aidés jusqu’en juin 2018. La préfecture a reçu une délégation et promis d’étudier le dossier et de faire remonter la revendication au gouvernement.

« Que visca la nostra cantina » reportage audio dans la manifestation à Toulouse : https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/extrait?content=c4a363ce-cc0d-456e-ae59-d9a360676747

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Le « se canto » (l’hymne occitan) a bien sûr était entonné par les manifestants qui ont ensuite pique-niqué devant la préfecture © Radio France – Stéphanie Mora

Par Stéphanie Mora, France Bleu Toulouse , 26 septembre  2017.  https://www.francebleu.fr/infos/education/suppression-des-contrats-aides-les-calandretas-menacees-a-toulouse-et-dans-tout-le-grand-sud-1506451783

 

Le non renouvellement des contrats aidés menace les écoles occitanes Calandreta

Avec le non renouvellement des contrats aidés, plusieurs écoles Calandreta de la région Occitanie sont en danger. Des écoles pourraient fermer à la fin de l’année. La colère monte.

Les budgets des calandretas ne peuvent surmonter le choc. Photo DP

Depuis l’annonce de la suppression des contrats aidés, 15 postes ne sont pas remplacés dans les 8 écoles et le collège Calandreta du pays toulousain. Dans les autres départements d’Occitanie, dans les Hautes Pyrénées ou l’Aude, la situation est semblable. Difficile. Ce sont souvent les parents qui à tour de rôle se relaient pour assurer un service minimum, à la cantine, ou pendant les récréations.

« Ce qui est possible en Bretagne doit l’être en Occitanie »

A la fin de l’année scolaire, ce sont plus de 30 postes qui seraient supprimés pour le seul département de la Haute Garonne. Avec une conséquence probable : la fermeture de plusieurs établissements. Partout les associations gestionnaires des écoles Calandreta tentent de trouver des solutions avec les pouvoirs publics.

Article Toulouse7.com du 27 septembre 2017. https://www.toulouse7.com/2017/09/27/calandreta-occitanie-toulouse/

Les Calandretas inquiètes pour leur avenir

Manif Prefectura MPL 26-09-17

 

La suppression brutale des contrats aidés met en péril la survie de certaines écoles privées occitanes peu aidées par l’État et la plupart des communes. Hier, pour la journée européenne des langues, des parents et enseignants d’écoles et collèges occitans se sont mobilisés à Montpellier, Béziers, Nîmes ou Carcassonne.

Extrait de l’article de  Rémy Cougnenc paru dans La Marseillaise Edition du Languedoc du 27 septembre 2017

Toulouse : les Calandretas manifestent devant la préfecture contre la fin des contrats aidés

 Suite à l’appel lancé par l’ensemble des membres du bureau et équipes pédagogiques de la Confédération Calandreta de la Haute-Garonne (établissements scolaires bilingues franco-occitans), une centaine de personnes s’est rassemblée hier midi devant la Préfecture de Toulouse pour manifester contre la suppression subite des contrats aidés.

 

«Nous souhaitons qu’une dérogation soit appliquée pour tous nos établissements scolaires Calandretas», explique Guilhem Latrubesse, co-président de la Calandreta Costa Pavada.

Dans le département ce sont 8 écoles et collèges Calandretas qui sont touchés par ces suppressions. «À long terme, cette situation désastreuse risque de s’aggraver, et nous craignons la fermeture de certains sites et par conséquent la fin de la transmission d’une langue régionale et de sa culture», affirme Pascale Enjalbert, directrice du CLAE de la Calandreta Costa Pavada.

Après un entretien avec le directeur des services administratifs, Jean-Pierre Sudrie, aucune solution immédiate n’a été trouvée. «On lui a expliqué l’urgence de la situation, et il nous a assuré de faire remonter nos revendications à l’échelle ministérielle», déclare Vincent Rivalland, directeur de la Calandreta de Garoneta.

Claudia Olivier. Article publié le 29 septembre sur La depeche.fr. https://www.ladepeche.fr/article/2017/09/27/2653538-les-calandretas-manifestent-contre-la-fin-des-contrats-aides.html

 

Manifestation des Calandretas à Carcassonne

“Sans contrats aidés, on ne peut plus fonctionner”

Les calandrettes, ou calandretas, ce sont les écoles occitanes associatives. Elles se sont mobilisées, ce mardi, à l’occasion de la journée européenne des langues régionales, pour dire à quel point les contrats aidés sont indispensables à leur bon fonctionnement.

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Manifestation des calendrettes à Carcassonne contre la fin des contrats aidés – 26 septembre 2017 / © France 3 LR

La fin des contrats aidés peut-elle remettre en cause l’existence des calandretas ? Oui répondent ces écoles occitanes (bilingues) associatives.

« A terme, c’est la fermeture des écoles »

Interview de Gilbert Oliver, président de la Calandreta de Carcassonne : http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/manifestation-calendrettes-carcassonne-contrats-aides-on-ne-peut-plus-fonctionner-1335115.html.

« Les écoles calandretas sont des écoles associatives qui sont sous contrat avec l’Etat mais toute la partie : « assistantes maternelles, cantine, garderie » est à la charge des parents. Donc sans les contrats aidés, on ne peut plus fonctionner. Ce qui veut dire que demain, on n’aura plus de personnels dans les écoles et à terme, c’est la fermeture des écoles et la perte de la tradition de la langue locale qui est l’occitan. », déclare Gilbert Oliver, président de la calandreta de Carcassonne.

Ces calandrettes, ou calandretas, scolarisent près de 4000 enfants dans 19 départements français. Elles se sont donc mobilisées, ce mardi, notamment devant la préfecture de l’Aude à Carcassonne, à l’occasion de la journée européenne des langues régionales.

Par Zakaria Soullami. Publié le 26/09/2017 sur France3régions.francetvinfo.  http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/manifestation-calendrettes-carcassonne-contrats-aides-on-ne-peut-plus-fonctionner-1335115.html

Le cri d’alarme de la Calandreta Lemosina

                

La Calandreta, l’école occitane de Limoges, est en danger.

En cause la suppression des contrats aidés. La petite école ne peut pas supporter le surcoût qui compenserait les aides de l’Etat.

Unique école occitane du Limousin, la Calandreta de Limoges est une structure associative qui dispense gratuitement ses enseignements en français et en occitan.

Elle existe à Limoges depuis 1994 et prend en charge les élèves de la première année de maternelle jusqu’au CM2.

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La fin des contrats aidés décidée par le gouvernement a de lourdes conséquences sur l’avenir de la petite école.

A Limoges, 4 contrats aidés n’ont pas pu être renouvelés, ils ont été transformés en d’autres types de contrats, non aidés, dont le surcoût impacte lourdement le budget de l’association. 2 autres contrats aidés sont actuellement menacés. Enfin l’association a dû renoncer au recrutement de deux personnes.

A noter que la suppression des contrats aidés menace l’ensemble des établissements du réseau Calandreta : 67 écoles, 4 collèges et un lycée.

Mardi 26 septembre 2017, à l’occasion de la journée européenne des langues, l’association s’est mobilisée à midi devant la préfecture de la Haute-Vienne afin de demander un moratoire sur ses contrats aidés comme a pu l’obtenir en Bretagne le réseau Diwan.

Par Cécile Gauthier. France3-regions.francetvinfo.fr http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/cri-alarme-calandreta-1334685.html

Limoges_L-Echo_2017-09-27-page-001

Calandreta d’Albi : manifestation devant la préfecture

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Manifestation Albi Calandretas 260917 (2).jpg-page-001Mardi 26 septembre entre 12 h 30 et 14 h, les calandras ont fait du bruit devant la Préfecture à Albi pour protester contre la suppression des contrats aidés.

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Fin des contrats aidés : les écoles Calandretas tarnaises en appellent au préfet pour assurer leur survie

La Fédération des Calandretas du Tarn, des parents d’enfants scolarisés dans l’une des cinq calandretas du département (Albi, Gaillac, Lavaur, Carmaux, Castres) et des enfants eux-mêmes ont fait du bruit mardi 26 septembre sous les fenêtres de la Préfecture.

Frappant sur des casseroles ou cymbales en main, et entonnant le Se canto, avant de commencer à casse-croûter, la cinquantaine de personnes présente étaient là pour faire entendre leur colère alors que la suppression annoncée des contrats aidés fait craindre la fermeture de certaines des calandretas.

De fait, dès à présent, ces écoles bilingues Français-Occitan associatives sont touchées « obligeant les parents à prendre le relais dans l’urgence pour pallier le manque de personnel », pouvait on lire dans la « lettre ouverte » que fédération et calandretas ont adressée à Jean-Michel Mougard, le préfet du Tarn. La lettre pointe aussi qu’ « en Bretagne les écoles immersives associatives et laïques Diwan (l’équivalent de Calandreta en langue bretonne) ont obtenu le renouvellement de 48 contrats aidés » par la préfecture de Région. D’où l’interpellation des calandretas tarnaises : « Ce qui est possible en Bretagne doit pouvoir l’être ici ». Avec à la clé une demande dérogation.

A la mi-journée, une délégation a été reçue par Jean-Michel Mougard.

Article publié le 26/09/2017 dans Le Tarn libre.com (le journal du Tarn). http://www.letarnlibre.com/2017/09/26/6451-fin-contrats-aides-ecoles-calandretas-tarnaises-appellent-prefet-pour-assurer-leur-survie.html

Lo clam (le cri) de la calandreta Dagtenca d’Agde

L’appel de Calandreta, ce mardi 26 septembre 2017, journée européenne des langues :

Contrats aidés supprimés.

Personnels non renouvelés et précarisés.

Calandreta est en grand danger !

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Depuis l’ouverture en 1980, de sa première école associative, laïque, immersive en occitan, Calandreta joue le jeu de la gratuité de l’enseignement dans les établissements ouverts à tous !

Pour cela le recours aux emplois aidés a été, et est encore, nécessaire.

La suppression de ce dispositif laisse des dizaines de personnes « sur le carreau » et compromet l’avenir de notre enseignement !

Après la joie, les larmes !

A quelques jours de la rentrée scolaire dans de nouveaux locaux officiellement inaugurés le 15 septembre, le bureau associatif, gestionnaire de la Calandreta Dagtenca qui pensait enfin offrir à ses 95 calandrons de meilleures conditions d’apprentissage…. Songe déjà aux prochaines grandes difficultés auxquelles il devra faire face, en 2018, lorsque vont s’achever les contrats aidés de Sylvia et Audrey en mars, de Sabine en mai, de Marinha, Marjorie, Marylène, Isabelle en août et de Marylise en septembre….

Plus de cantinières, plus de bibliothécaire, plus de secrétaire et plus d’aide maternelles… en dehors d’un CDI de 22 heures, d’un de 35 heures et d’un CDD de 17h30 ?

C’est une école associative, laïque, gratuite, de proximité qui est condamnée !

Que ce soit une jeune maman élevant seule une fillette en zone prioritaire d’Agde, un retour à l’emploi à 50 ans après un chômage de longue durée, la conclusion heureuse d’un stage en milieu de travail, des personnes seules de plus de 58 ans, une reconversion courageuse pour se reconstruire et échapper à la précarité… Ces personnes ont leur place dans notre structure éducative.

Ce sont avant tout des femmes volontaires qui vont acquérir une nouvelle expérience, un métier et qui pour cela acceptent de suivre des cours pour se former à la langue occitane et se présenter aux examens qui leur sont proposés : CAP Petite Enfance, CAP Cuisine…

Lo Clam ! Le cri !

La Calandreta Dagtenca revendique…. Les enfants témoignent…

« Ne touchez pas à nos cantinières.
Ne touchez pas à notre bibliothécaire.
Ne touchez pas à notre secrétaire.
Ne touchez pas à nos aide-maternelles.
Elles sont essentielles dans une équipe pédagogique, à nos apprentissages, à notre vie d’écoliers, à la langue et à la culture occitanes ».

Merci de nous comprendre et de nous soutenir.  Lydia Hugues pour la Calandreta Dagtenca.

Article herault-tribune.com du 26 septembre 2017 à retrouver sur http://www.herault-tribune.com/articles/47999/ce-mardi-26-septembre-2017-journee-europeenne-des-langues/#fPW0FeUMFBJ6p3lk.99

Contrats aidés : les calandretas de Barsac et Pessac manifesteront mardi 26 septembre devant le conseil régional

Devant la décision du gouvernement de geler l’octroi et le renouvellement des contrats aidés, les Calandretas de Barsac et Pessac appellent à une manifestation devant le conseil régional à Bordeaux le mardi 26 septembre à partir de 12h30.

Ces deux écoles occitanes sont directement concernées, car elles comptent 5 emplois de ce type, deux à Barsac et trois à Pessac, ils concernent des aides maternelles sans lesquelles le fonctionnement scolaire est impossible.

Le mardi 26 septembre a été choisi car cette date fête la « Journée Européenne des Langues » qui depuis 2001 fédère des milliers de personnes dans les 47 états participants.

Aides maternelles
Depuis 35 ans, le mouvement Calandreta ouvre sur le territoire occitan des écoles laïques, associatives, immersives, sous contrat avec l’Éducation Nationale, elles prennent en charge les salaires des aides maternelles, dont la plupart sont en contrat aidé.

La Calandreta de Siron, en place depuis 2010 à Barsac, craint le non renouvellement de ses contrats aidés en 2018, celle de Pessac existe depuis 15 ans, et se trouve rapidement menacée par cette mesure, puisqu’elle évoque une fermeture très prochaine.

Les deux écoles ont invité Alain Rousset, président du conseil régional, et Pierre Dartout, préfet de la Gironde, pour un échange qu’elles espèrent salutaire.

Bernard Peyré /Norbert Lados.

Article paru dans Le Républicain, le 22/09/2017 http://www.lerepublicain.net/contrats-aides-les-calandretas-manifestent-devant-le-conseil-regional_89244/

 

SUPPRESSION DES EMPLOIS AIDÉS : APPEL A MOBILISATION LE 26 SEPTEMBRE

La question des emplois aidés touche particulièrement les écoles et Calandreta. Ce sont plus de 55 emplois concernés.

Des actions ont déjà été menées, comme la manifestation béarnaise à l’occasion de la venue du premier ministre à Pau. Bravo à eux !

La confédération propose a l’ensemble des associations et établissements Calandreta de faire du 26 septembre une journée d’actions sur ce sujet. Chaque école, ou collectif d’établissements quand il en existe plus d’un dans une ville, organise una action ce jour là et communique le plus possible à la presse.

Le 26 septembre est la journée européenne des langues et cette mise en question des emplois met en péril l’enseignement de l’occitan.

Chaque association, établissement, groupe d’établissements choisira sa façon de faire, mais il faut faire du bruit !

N’hésitez pas à communiquer !

Quelques idées d’actions :

– «école en panne» avec occupation des locaux par les parents,

– clam : parents, enseignants, employés, enfants chantent une chanson tous ensemble et terminent par une clameur (formule, phrase revendicative criée par tout le monde à la fois). Cela peut se faire dans l’école, devant la préfecture…

– banderoles sur les murs extérieurs des établissements,

– invitation à la presse, aux élus,

– délégation à la préfecture,

– pique nique avec les enfants devant les grilles de la préfecture,

– manifestation (pour ceux qui sont assez nombreux),

– …

Toutes les idées d’actions sont les bienvenues. Merci donc de les faire remonter à la confédération qui les partagera sur son site.

Filmez vos protestations et faites tourner !

Saint Girons : Un an après son ouverture, la Calandreta est à l’étroit

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Avec l’arrivée de nouveaux élèves, les locaux actuels vont s’avérer trop petits./ Photo DDM.

La Calandreta deth Coserans, située au 36, avenue Gallieni, à Saint-Girons, a vécu cette année sa seconde rentrée scolaire en accueillant 14 enfants de maternelle. Affiliée à la Fédération des calandretas d’Occitanie, cette école laïque et associative favorise l’immersion linguistique en occitan et s’inspire des pédagogies Freinet et institutionnelles qui consistent à donner la parole à l’enfant, le rendre autonome, réguler la vie de groupe et s’en servir comme vecteur d’apprentissage. Elle utilise des «institutions» et des outils pédagogiques qui vont dans ce sens : le «conselh», le «qué de nòu», la correspondance, le travail coopératif, l’autoévaluation.

Pour Sébastien Loze, président de la Calandreta, cette école a toute sa légitimité sur notre territoire et contribue à faire vivre la culture occitane et la langue d’Oc auprès des pitchouns. La nouveauté de cette année, avec l’augmentation des effectifs, réside dans la création de deux postes salariés, une «adjuda» chargée d’aider la «regenta» en classe et une animatrice périscolaire en charge de la garderie et de l’entretien des locaux. Une volontaire du service civique complète cette équipe et aura pour mission d’inscrire l’école dans une démarche écocitoyenne et d’assurer la mise en place d’une petite médiathèque occitane au sein de l’école.

Les parents se mobilisent pour faire vivre cette école et récolter des fonds. Avec l’arrivée d’enfants en janvier, puis en septembre 2018, les locaux actuels vont s’avérer trop exigus et déjà les recherches sont engagées pour trouver un site plus grand.

Depuis l’ouverture de l’école, ils ont organisé un bal traditionnel, un concert, «Tipi’tchoun», un spectacle pour enfants. Ils ont participé au marché de Noël, à la fête de la Musique, à «Autrefois le Couserans». Les calandrons ont chanté en première partie de Nadau, le 4 août dernier, au Parc des expositions. Dès les prochaines vacances de la Toussaint, un nouveau «Tipi’tchoun», suivi d’un goûter, aura lieu dans le jardin de l’école.

Contacts : asso.calandreta@gmail.com, tél. 06 88. 69 18 51 ; http ://calandreta-deth-coserans.jimdo.com

La Dépêche du Midi

Albi : la 10ème rentrée de La Calandreta

Fòto Albi
Les élèves de plus en plus nombreux de La Calandreta d’Albi parlent tous l’occitan

La 10ème rentrée de La Calandreta d’Albi de la rue de la Croix Verte est un succès.

De plus en plus de parents choisissent l’enseignement des petits en occitan et les effectifs des pichons et drollos augmentent chaque année. Ce sont 61 jolies petites têtes en cette rentrée 2017 qui vont recevoir un enseignement tout en occitan. Ils étaient seulement 3 il y dix ans. Les temps changent, les nouvelles générations de parents d’élèves savent que le bilinguisme pratiqué très tôt favorise l’aptitude à assimiler les abstractions et les mathématiques ainsi que l’aisance pour parler rapidement plusieurs langues.

La Calandreta d’Albi a dû agrandir ses locaux pour faire face à la demande. L’occitan est d’une richesse considérable. C’est la langue qui a inventé la poésie en Europe ! Elle représente une racine et un symbole fort. La région s’appelle désormais «Occitanie». Les tabous qui entouraient la langue occitane appartiennent maintenant au passé. Agnès Mathon présidente de La Calandreta est entourée des deux co-présidentes Amélie Labat et Alexia Demay. Agnès Mathon nous présente l’enseignement : «Les parents viennent pour le bilinguisme et la pédagogie que nous faisons. Nous avons trois classes : les petits-moyens de 3 à 4 ans, les moyens enfants CP de 4 à 4/6 ans, puis les CE1, CE2, CM1 et CM2. Tout l’enseignement est en occitan jusqu’au CM2 où ils font à ce niveau les passerelles, las palencas, qui facilitent l’apprentissage et la compréhension de la langue française. C’est un plaisir de les voir décortiquer avec tant de facilité la structure des mots français avec les clefs de la langue occitane».

Les 5 Calandretas de Lavaur, Castres, Gaillac, Albi et Carmaux accueillent à ce jour 200 élèves et elles font le plein. Elles sont en contrat avec l’Education Nationale.

Henri Assier.  La Dépêche

MOBILISATION CONTRE LA SUPPRESSION DES CONTRATS AIDÉS

Pour répondre à toutes les demandes reçues à la Confédération autour d’une prise de position confédérale contre la suppression des contrats aidés :

  • Le mouvement Calandreta n’appelle pas à participer à la revendication du 12 septembre. Il s’agit d’une revendication syndicale sur la Loi Travail dans laquelle notre revendication autour des CUI-CAE se perdrait. Chaque individu est bien sûr libre d’y participer en son nom.
  • La confédération Calandreta, avec les autres réseaux d’enseignement associatif immersif (Seaska, Diwan, La Bressola, ABCM), par le biais de l’association ESKOLIM, a interpelé le Ministre de l’Education Nationale sur ce sujet.
  • La confédération est en train de réfléchir, avec les autres membres d’ESKOLIM, à une mobilisation spécifique, qui pourra prendre diverses formes, qui pourrait se dérouler le 26 septembre, journée européenne des langues.

Ci-dessous le modèle d’une lettre à envoyer aux différents préfets, députés, sénateurs. Pensez à apposer le logo Calandreta en « en tête » et les coordonnées de la structure qui envoie le courrier en « bas de page ».

                                                                                                                        Date ….

A Monsieur le Préfet de région, de département, etc…

Monsieur le Préfet,

Les difficultés engendrées par la suppression subite des contrats CUI CAE nous mettent dans une situation désastreuse, c’est pourquoi nous nous adressons à vous.

La confédération calandreta regroupe 71 établissements scolaires, primaires et secondaires, qui sont tous gérés par des associations ayant très peu de moyens.

Si les personnels enseignants de nos écoles contractualisées sont bien pris en charge par l’Education Nationale, tous les autres personnels nécessaires à la bonne marche des établissements sont à la charge des associations (ASEM, secrétaires, bibliothécaires, personnel de ménage…), ainsi que certains enseignants de nos écoles hors contrats. Beaucoup étaient embauchés grâce aux contrats CUI-CAE.

La décision aussi soudaine qu’inattendue d’arrêter ces contrats aidés met la quasi totalité de nos établissements scolaires dans de terribles difficultés ! Et ceci sans parler des personnes qui étaient en voie de recrutement et qui se retrouvent “le bec dans l’eau” !

Il est vrai que ces contrats sont précaires, mais ils ont permis à de nombreuses personnes de réussir leur insertion professionnelle et nous voyons chaque année les cas de femmes et d’hommes embauchés de cette façon, obtenir des CDI ou même intégrer notre établissement d’enseignement supérieur et devenir PE après l’obtention du concours.

Nombre de nos écoles sont aujourd’hui, par cette mesure, mises en péril. Ce qui, par rebond, met en péril l’enseignement de l’occitan dont Calandreta est l’un des acteurs majeurs.

Nous souhaitons que la “dérogation éducation nationale”, soit appliquée pour tous nos établissements scolaires quel que soit le Pôle Emploi dont ils dépendent et sans la limiter à l’accompagnement des enfants en situation de handicap .

Ceci est une supplique au représentant de l’État que vous êtes afin qu’il transmette au plus haut niveau l’impérieuse nécessité de maintenir ces emplois pour le bon fonctionnement des écoles et donc l’intérêt des enfants.

Nous comptons sur votre appui et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sincères salutations.

Pour la Federacion Regionala, déparementala, la calandreta de….

Nom et signature

AQUITAINE – SUPPRESSION DES CONTRATS AIDÉS : mobilisation samedi 9 septembre à Pau

Aficha CAE

Gel des contrats aidés, une rentrée au goût amer pour Calandreta

Les écoles Calandreta du Béarn se sont vues refuser le renouvellement et/ou la création des postes d’ASEM (asistant spécialisé des écoles maternelles) dans le cadre des contrats aidés. La baisse du taux de prise en charge par l’Etat (de 70 à 52%), en mars dernier, augurait déjà des difficultés qu’il allait falloir surmonter. La décision de geler le recours aux contrats aidés, brutale, ne fait que renforcer le goût amer de cette rentrée.

Le recours aux contrats aidés, une nécessité

La grande majorité des Calandreta ont besoin de ces contrats pour faire fonctionner les écoles, ils viennent clairement pallier le manque d’investissement de l’Etat dans le financement des écoles. Là où les collectivités s’engagent aux côtés de leur Calandreta, on note d’ailleurs un moindre recours aux contrats aidés.

Calandreta ne soutient pas la précarité que sous entend le recours aux emplois aidés mais force est de constater que quand le financement public des associations assurant des missions de service public n’est pas à la hauteur, nous ne pouvons que nous tourner vers ce type de dispositif.

L’ensemble du mouvement veille en outre à ce que les professionnels bénéficient d’une expérience sur un terrain pédagogique reconnu et d’une formation linguistique solides.

Ecoles privées…oui, mais gratuites !

On peut renvoyer Calandreta à son statut d’école privé pour justifier l’inutilité d’aides d’Etat puisque qui dit « école privée » dit « école payante ». Cette idée reçue se casse le nez sur Calandreta. Nous le rappelons, nos Ecoles sont laïques et gratuites, elles sont ouvertes à tous, assurant une double mission de service public. Calandreta ne tire aucun profit pécuniaire de la scolarisation des élèves. Leur fonctionnement repose notamment sur un investissement associatif fort des parents d’élèves.

Les conséquences

Sans emplois aidés, les élèves de maternelle et leur enseignant sont privés du soutien précieux d’ASEM. Personne n’imaginerait remettre en cause la pertinence de ces emplois dans la classe. Ces personnes ne peuvent être réduites à un dispositif « coûteux et inefficace », elles sont un des maillons indispensables de l’accompagnement des élèves dans nos écoles.

La rentrée s’organise tant bien que mal, ici on supprime les garderies de fin de journée, là on fait appel aux parents bénévoles…mais ces « bricolages » ne peuvent être que temporaires. Au-delà de l’organisation des écoles, ce sont des dizaines et des dizaines de personnes à qui on a annoncé brutalement qu’elles ne travailleront plus ou qui restent suspendues à une éventuelle signature de convention.

Calandreta ne peut se résigner à accepter cette situation.

L’appel au gouvernement et la mobilisation

La fédération des écoles Calandreta des Pyrénées Atlantiques, et l’ensemble des écoles immersives, a interpelé le gouvernement, par le biais de Monsieur le Préfet, afin que nos établissements, qui assurent une double mission de service de public, d’éducation (sous contrat d’association avec l’Education Nationale) et de transmission des langues régionales, puissent assurer l’année scolaire à venir dans des conditions sereines.

Nous associant aux inquiétudes de l’ensemble du secteur non marchand touché par la décision du gouvernement, nous appelons à une mobilisation le Samedi 09 Septembre à 09h30 devant le Parc des Expositions de Pau.

L’Union : la Calandreta recherche toujours des locaux pour la rentrée

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La Calandreta de l’Union doit quitter les locaux municipaux qui doivent être rénovés. / Photo DDM archives

Point mort. Le problème de locaux que rencontre la Calandreta de l’Union perdure. Le rendez-vous en mairie jeudi dernier afin de trouver une solution d’urgence à moins de deux semaines de la rentrée n’a rien donné. «Ils nous ont demandé ce rendez-vous, c’était l’occasion de nous annoncer officiellement qu’ils n’avaient pas de locaux pour la rentrée», explique David Rofé, adjoint aux finances à la mairie de l’Union. «Nous avons essayé de demander un délai au moins jusqu’aux vacances de la Toussaint ou de Noël», évoque Pauline Mothéron, parent d’élève inquiète.

520 élèves en Haute-Garonne

La mairie a refusé invoquant le fait qu’un délai d’une année avait déjà été donné et que des travaux devaient être réalisés dans ces lieux « vétustes ». « Ils nous ont même dit qu’ils étaient remplis d’amiante », ajoute Pauline Mothéron. La solution proposée par la mairie est de scolariser les enfants dans l’école publique de la commune pour les trois élèves unionais. « Les autres peuvent se rapprocher de leur mairie et ils seront forcément acceptés », ajoute David Rofé. Une issue qui ne plaît pas à la quinzaine de parents d’élèves concernés.

Après de multiples sollicitations auprès des communes voisines, la Calandreta se retrouve encore aujourd’hui à la rue. « En 5 ou 6 ans, c’est la première fois qu’une Calandreta est dans cette situation », affirme Gaëlle Pujol, coordinatrice à la fédération Calandreta Midi-Pyrénées. En Haute-Garonne ce sont 520 élèves qui sont inscrits dans ces écoles hors contrat*. « Nous sommes en constante progression mais la recherche de locaux représente un frein pour en monter de nouvelles », conclut la coordinatrice.

ANAÏS MUSTIERE

Article Publié dans La Dépêche le 21/08/2017. http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/21/2631291-rentree-la-calandreta-recherche-toujours-des-locaux.html

* Rectificatif de la Confédération Calandreta : la grande majorité des 520 élèves du département de Haute Garonne est inscrite dans des écoles sous contrat d’association avec l’Etat.

La calandreta de l’Union se retrouve à la rue

Ils avaient eu un an de répit. À un peu plus de trois semaines de la rentrée, les parents d’élèves de l’école occitane, la Calandreta, sont dans une impasse. Ils ont appris, mardi soir, que leur projet de relogement envisagé au cours de l’année de s’installer dans l’Ehpad de la commune ne pourrait se réaliser. « La directrice nous a envoyé un mail expliquant qu’ils ne pouvaient pas nous accueillir. Le bâtiment n’étant pas aux normes pour l’accueil de notre effectif », explique Adeline Dametto, coprésidente de l’association en charge de la gestion de cette école hors contrat.

Résultat : plus de locaux à la rentrée pour les 15 enfants scolarisés.

Les élèves et l'équipe ont quitté les lieux à la fin de l'année scolaire. / Photo DDM archives
Les élèves et l’équipe ont quitté les lieux à la fin de l’année scolaire. / Photo DDM archives

« Nous avons recherché des solutions pendant plus d’un an ». Mais les péripéties de logement de cet établissement ne remontent pas à ce mardi mais en 2015. Cette année-là, la mairie de l’Union annonce à la Calandreta qu’elle doit quitter d’ici la fin juin 2016 l’ancien centre de loisirs où elle est installée pour cause de travaux de réfection. « Nous avons passé un accord en 2016 pour leur laisser un an de répit », explique de son côté, David Rofé, maire adjoint de la commune en charge des finances et des ressources humaines. « Pendant plus d’un an nous avons recherché des solutions comme auprès du prieuré de Croix-Daurade ou de l’Ehpad mais tout est tombé à l’eau », détaille Adeline Dametto.

Un appel à la solidarité

En détresse, l’association en charge de l’école occitane demande de l’aide. « Nous lançons un appel à la solidarité pour trouver un terrain, une maison inoccupée à un loyer modéré afin que nous puissions réaliser la rentrée », ajoute la coprésidente.

Selon la mairie, la Calandreta n’a pas été prévenue de ce nouveau rebondissement. « Nous n’avons pas de solutions, nous avons contacté les communes alentour mais personne n’est en mesure de les accepter et nous ne pouvons pas reporter les travaux de l’ancien centre de loisirs. Un projet est en cours », ajoute l’élu de la commune.

En détresse, l’association en charge de l’école occitane demande de l’aide. « Nous lançons un appel à la solidarité pour trouver un terrain, une maison inoccupée à un loyer modéré afin que nous puissions réaliser la rentrée », ajoute la coprésidente. Selon la mairie, la Calandreta n’a pas été prévenue de ce nouveau rebondissement.

Anaïs MUSTIERE. Article publié le 09/08/2017 sur la DEPECHE.fr. http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/09/2625455-l-ecole-occitane-la-calandreta-se-retrouve-a-la-rue.html

La SETMANA

La Setmana, en occitan, est un hebdomadaire entièrement en langue occitane édité par la société Vistedit depuis 1995.

La société publie également Plumalhon et Papagai.

Plumalhon s’adresse aux petits de 8 à 12 ans. Votre enfant pourra lire des histoires, des contes, des bandes dessinées, jouer à des jeux, etc.

Papagai est le petit frère de Plumalhon qui s’adresse plutôt aux petits de 4 à 8 ans.

Telecargar lo bulletin d’abonament per La Setmana ací.

Telecargar lo bulletin d’abonament per Plumalhon e Papagai ací.

Vistedit, 1 arrua de Satao, BP 50486, 64238 Lescar — Tel : 05 59 81 02 59 – @ : plumalhon@wanadoo.fr o lasetmana@wanadoo.fr

Les belles voix de la Calandreta de Laloubère

Une petite voix a déclamé un timide « Adishatz a tus » puis, des dizaines d’autres cordes vocales se sont mises à vibrer avec elle aux sons de l’occitan. Plus que sa traditionnelle fête de fin d’année, la Calandreta de Laloubère célébrait sa victoire au prix Jan-Moreu, sous la halle de l’ancien marché d’Ibos. Une récompense nouvellement créée par l’Oplo (Office public de la langue occitane) pour primer un projet original concernant la transmission ou l’utilisation de la langue d’oc. « Depuis septembre, les enfants travaillent avec Bastien Miquèu, chanteur traditionnel, explique Marie, présidente de l’association Calandreta. Les plus grands ont même commencé les polyphonies à deux ou trois voix et tout a été enregistré sur un CD d’une dizaine de morceaux qui sortira à l’automne. »

Bastien Miqueu (au centre) donne le rythme à sa petite troupe de chanteurs / Photo DDM, Rachel Barranco.

Membre de l’association Canta se gausas ! (Chante si tu oses), Bastien met un point d’honneur à léguer «cet héritage musical et traditionnel» qu’il a lui-même reçu de ses aînés. «Quand les enfants voient des jeunes pratiquer, ça leur fait envie», juge le chanteur de 36 ans. C’est aussi cette perspective qui a séduit l’Oplo.

«On voulait montrer que la transmission ne passe pas que par les adultes, confie Charline Claveau Abbadie, conseillère régionale Nouvelle Aquitaine déléguée aux langues régionales et présidente de l’office, venue remettre le prix Moreu, ainsi que les 3.500€ et dotations en ouvrages qui vont avec. Quand des petits entendent d’autres petits, ça marche aussi.» Et pas que, si l’on en croit les mines ravies, les applaudissements et les rythmes discrètement tapés du pied par les parents des 72 enfants en représentation.

«C’est bien de montrer ce qu’on sait chanter, de l’enregistrer et de faire connaître la Calandreta», se félicite Joanis, 11 ans et futur élève du collège Calandreta de Pau. Avec ses camarades, il a servi une belle version de «Lo Cap de l’aso» avant de laisser la scène aux anciens du groupe Parpalhon. Puis de partager un bon repas entre enfants, parents et enseignants, comme un écho aux paroles de Nathalie, institutrice à Laloubère. «Le chant, c’est une tradition pyrénéenne et ça crée du lien social pour se rassembler.»

Penne-d’Agenais : une calandreta ouvrira à la rentrée de septembre

Après un an et demi d’existence, l’association Envol 47 va ouvrir une école en langue occitane, sur le site de Saint-Martin-des-Cailles, appartenant à la commune.

C’est officiel depuis quelques jours seulement. L’annonce faite en ligne sur la page Facebook de l’association date du 13 juillet en soirée : «Lo Caminol», une calandreta ou école occitane, privée, portée par Envol 47, ouvrira ses portes à la rentrée de septembre à Penne-d’Agenais.

Neuf enfants entre 3 et 5 ans sont déjà inscrits pour la rentrée, l’enseignante, Virginie Chibau, a terminé sa formation à la méthode Freinet et traditionnelle et une agent spécialisée dans les écoles maternelles (ASEM) a été recrutée.

«Au départ, le projet était d’ouvrir cette école sur Villeneuve ou le Villeneuvois», rappelle Clémence Frégard, la présidente d’Envol 47. «Mais les municipalités de Villeneuve, Bias, ou Pujols n’ont pas répondu favorablement à nos demandes de mise à disposition de locaux». L’association avait également pris attache avec la commune de Sainte-Colombe-de-Villeneuve, qui n’a plus d’école et qui proposait de céder gratuitement un bâtiment, «mais il y a trop de travaux à réaliser».

Neuf enfants à l’ouverture

Finalement, c’est à Penne, d’où est originaire Clémence Frégard et où elle cultive et commercialise des plantes aromatiques et médicinales, que «Lo Caminol» va ouvrir : «La commune nous a mis gratuitement à disposition l’ancienne école de Saint-Martin-des-Cailles. À charge pour nous de faire quelques travaux pour accueillir les enfants et de payer l’eau, l’électricité, les charges courantes. Le site est super, c’est en pleine campagne, c’est parfait pour notre projet».

Après Jansemineta en 2014 à Agen, «Lo Caminol» à Penne est la deuxième calandreta à ouvrir en Lot-et-Garonne / Photo DDM, archives J.-M.M.

Changer de lieu en s’installant à Penne plutôt qu’à Villeneuve aurait pu décourager certaines familles : «En réalité, on va mettre en place du covoiturage et les familles sont prêtes à faire la route pour un projet auquel elles participent et qui leur convient. On n’a pas de problème d’effectif, au contraire».

L’école ouvrira avec 9 enfants donc. À titre de comparaison, la calandreta Jansemineta qui a ouvert à Agen en 2014, l’avait fait avec 3 enfants seulement : «Le but, c’est de commencer doucement, pour prendre nos marques. On veut rester une structure associative de petite taille. Dans les années à venir, jusqu’à ce que les enfants de la rentrée 2017 atteignent tous le cours préparatoire, il n’y aura pas plus de 5 ou 6 inscriptions par an».

Mobilier de récupération

Côté budget, l’accord avec la commune règle le «problème» du loyer : «La scolarité est gratuite. L’association régionale Calandreta à laquelle nous sommes affiliés prend, elle, en charge le salaire de l’enseignante qui pilote le projet éducatif. De notre côté, nous payons les frais en demandant une contribution aux frais généraux de 25€ par mois par enfant, pour la première année, en espérant la baisser à l’avenir».

Les parents d’élèves, eux, participent activement à la levée des fonds nécessaires pour permettre la vie de la classe, en organisant des ventes de produits manufacturés sur les marchés, ou en rénovant des meubles et du matériel anciens : «Par souci d’économie et aussi pour ne pas gaspiller en achetant du neuf alors qu’on peut recycler». À ce sujet, «Lo Caminol» est à la recherche de chaises pour enfants de maternelles, de petits lits pour la sieste et également de matériel éducatif.

Calandreta « Lo Caminol », envol47@gmail.com et sur Facebook « Calendreta Lo Caminol ».

Jérôme Schrepf. Article de LADEPECHE.fr paru la 20 juillet 2017.  http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/20/2615329-une-calandreta-ouvre-a-la-rentree-de-septembre-a-penne.html

Calandreta : un projet «bon pour tout le monde»

Arnaud Devilliers met à disposition gratuitement les locaux de l’ancienne école de Saint-Martin-des-Cailles en attendant de les vendre / Photo DDM.

Le maire de Penne-d’Agenais, Arnaud Devilliers, le reconnaît sans mal : «L’occitan, ce n’est pas ma culture». Pour autant, il a été convaincu par l’enthousiasme des parents d’Envol 47 : «Ce ne sont pas des farfelus. Leur projet est structuré. Les enseignants de notre école communale bilingue français-occitan ne voient pas d’inconvénient à l’ouverture d’une calandreta. Côté commune, nous avons mis en vente l’ancienne école de Saint-Martin-des-Cailles, mais qui reste vide pour l’heure et pouvait se dégrader ou être vandalisée. Là, elle est occupée, mais toujours en vente : le deal avec l’association, c’est qu’en cas d’achat par un tiers, l’école s’engage à quitter les lieux sous deux mois. C’est un projet dynamique, une richesse de plus pour la commune, c’est bon pour tout le monde».

Pour l’association Envol 47, qui porte le projet «Lo Caminol», le but est aussi de nouer des liens avec la commune : «L’ouverture de l’école va sans doute faire s’installer une famille sur Penne, et créer une dynamique : lorsqu’on aura des marchés ou des événements à organiser au bénéfice de l’école, on le fera ici», confie Clémence Frégard.

 

Des enfants de la calandreta de Léguevin en visite

Fòto Leguevin
Photo DDM C.R. image: http://www.ladepeche.fr/images/pictos/image-zoom.png

Étienne était heureux et fier d’accueillir à la ferme de ses grands-parents, Robert et Pierrette Luche, éleveurs de vaches de race mirandaise, 11 camarades de la maternelle de la Calandreta Bocona de Léguevin, accompagnés de leur «régenta» (institutrice), d’un «ajuda mairala» (assistant maternelle). Explications en patois sur les engins utilisés pour les travaux à la ferme, observation des veaux lors de l’allaitement par leur mère et jeux questions-réponses ont retenu leur attention. Après le déjeuner pris à la table familiale, contes avec mise en scène, chants, ont meublé une partie de l’après-midi qui s’est achevée par une balade collective en remorque tractée. Une journée bien dense qui a ravi petits et grands./

La Dépêche du Midi Publié le 10/07/2017

Déménagement de la calandreta d’Agde

AGDE – 2 des 3 structures mobiles de la Calandreta ont disparu !

Une drôle de surprise attend les calandrons ce jeudi 28 juin matin : 2 des 3 structures mobiles de la Calandreta ont disparu !

Elles se sont littéralement envolées dans le ciel d’AGDE, dans la journée de mercredi, soulevées par la puissante grue de l’Entreprise Martin …

AGDE - 2 des 3 structures mobiles de la Calandreta ont disparu !

De qu’es aquò ? De qué se passa ? Encara un mistèri ?

(Comment ? Que se passe-t-il ? Un mystère de plus ?)

Que tout le monde se rassure : il ne s’agit pas d’une mauvaise farce mais bien au contraire de la poursuite du projet de transfert de l’école occitane vers la rue Brescou, siège de la future Calandreta pour la rentrée de septembre 2017.

En effet, d’importants travaux ont été entrepris afin de faire revivre d’ anciens bâtiments scolaires  près de la chapelle et d’offrir aux 95 calandrons une nouvelle école répondant aux normes de sécurité  actuelles.

Mais si le déménagement vient de commencer, les parents qui sont membres associatifs et actifs de la Calandreta savent que les semaines d’été vont être cruciales et qu’il faudra la participation de tous pour mener à bien et surtout dans les temps, ce beau défi.

Bon courage à tous !

Annie Tobena pour la Calandreta Dagtenca (29-06-17)

Article paru dans hérault-tribune.com à retrouver sur  http://www.herault-tribune.com/articles/46190/agde-2-des-3-structures-mobiles-de-la-calandreta-ont-disparuetnbsp%3B/

Le Rectorat d’Aix-Marseille en quête de « sens » pour l’enseignement du provençal

L’Académie d’Aix-Marseille ne fera aucun effort de communication vers les familles, sur l’existence de cours d’occitan, acte leur décrue dans les collèges, et se demande quel « sens » peut encore avoir cet enseignement au XXIè siècle.

Retrouvez cet article dans le journal Aquò d’Aquí : http://www.aquodaqui.info/Le-Rectorat-d-Aix-Marseille-en-quete-de-sens-pour-l-enseignement-du-provencal_a1445.html

Ils ont mouillé le maillot pour la Calandreta de Mèze

Près de cent joueuses et joueurs ont affronté les premières chaleurs estivales, samedi 17 juin, sur le pré du Sesquier.

Par équipes mixtes de six joueurs – de l’écolier au retraité – un tournoi de sixte était organisé au profit de l’école Calandreta La Cardonilha.

Ils ont mouillé le maillot pour la Calandreta de Mèze

Au final, participations, buvette et tombola ont permis de réunir près de deux mille euros pour les calandrons. Des travaux d’agrandissement débuteront cet été au sein de l’école associative. La somme récoltée servira ainsi à doter les classes en matériel pédagogique.

Du côté de l’organisation, Pauline Balma, Amélie et Laurent Llopis remerciaient « l’ensemble des parents bénévoles », à l’issue d’une journée sans faute. « Le soutien des commerçants mézois et d’Hérault sport a également autorisé cette belle journée. Enfin, Montpellier Hérault, le FC Sète et l’AS Béziers ont offert quelques beaux maillots. »

Tout en préservant son caractère familial et convivial, cette deuxième édition a clairement pris de l’ampleur. Un succès qui devrait en appeler bien d’autres.

 

Feu de la Saint-Jean, tradition respectée avec la calandreta Lescar

Vendredi 23 juin, l’Esquireta et la Calandreta Lescar ont uni leurs forces pour proposer aux lescariens la traditionnelle soirée du Huec de Saint-Jan. Sur la place de l’évêché, plusieurs centaines de spectateurs ont profité des animations musicales.

 

Feu de la St-Jean, la tradition respectée
Les chanteurs de la calandreta sont montés sur scène. PHOTO A. L.

Les organisateurs ont animé une matinée récréative pour les enfants de l’école et ont montré leur virtuosité, tandis que les jeunes chanteurs de la calandreta ont prouvé que la relève était prête.

Malgré le temps menaçant, les spectateurs ont fait honneur au repas en plein air qui a permis d’attendre la nuit pour allumer le feu dans le vallon du Lescourre selon une tradition désormais bien ancrée dans la mémoire communale.

D’après un article de Sud Ouest, publié le  par André Lot.

Retrouvez l’article : http://www.sudouest.fr/2017/06/27/feu-de-la-st-jean-la-tradition-respectee-3567023-4238.php

L’occitan à Carcassone

Adaptation de l’extrait d’un article publié dans l’Indépendant le 2 juin dernier. https://www.google.com/url?rct=j&sa=t&url=http://www.lindependant.fr/2017/06/02/l-independant-en-campagne-legislatives-aude-et-p-o-si-on-parlait-local,3021096.php&ct=ga&cd=CAEYACoUMTAyNjg5MDIwMDE3MjIwMDQ2MDYyGTE4ZTUwYzQ1OGUyMjg1NzA6ZnI6ZnI6RlI&usg=AFQjCNH8-NpEhGVJS6RnUFDTTL0hj2XDmw

(…)

Carcassonne à la pointe
Quant aux écoles occitanes Calandreta, apparues au début des années quatre-vingt, elles rassemblent un peu plus de 4000 élèves, dont près de 500 dans l’Aude (neuf écoles) à Limoux, Sigean, Narbonne (2), Carcassonne (2), Peyriac-Minervois, Villedubert et Bize-Minervois. Fort de l’expérience et du succès de la calandreta de Carcassonne, un cursus bilingue a été mis en place au collège Le Bastion, puis au lycée Paul-Sabatier, faisant de Carcassonne la première ville du Languedoc-Roussillon où un tel parcours est possible.

Aujourd’hui, les calandretas fleurissent sur tout le territoire de l’Occitanie, en Provence, Auvergne, Limousin et Aquitaine, avec un enseignement décliné dans la forme dialectale occitane de chaque région, mais avec une pédagogie unique.

Qui sont les parents qui inscrivent leur enfant dans les calandretas ? «La plupart ne parlent pas occitan à la base», répondait, dans notre édition narbonnaise le 23 janvier 2017, Béatrice Gerbaud-Nieto de l’association Calandreta Narbonesas. «Je ne suis pas du tout de culture occitane. Initialement, je pensais même à ne pas scolariser ma fille. Ensuite, j’ai découvert les calandretas, leur univers, leurs méthodes d’apprentissage, j’ai été conquise.»