Calandreta et Ikastola dans un même lieu

Vendredi, une quinzaine de familles ont assisté à la réunion organisée par Calandreta et Seaska pour faire part de leur projet de création d’un groupe…

calandreta et ikastolaLes responsables de Calandreta et Seaska ont détaillé leur projet d’école par immersion © PHOTO M.-C. I.

Vendredi, une quinzaine de familles ont assisté à la réunion organisée par Calandreta et Seaska pour faire part de leur projet de création d’un groupe scolaire en immersion gascon – basque, à Boucau, aux côtés d’une dizaine d’élus dont le maire de Boucau, la députée, le conseiller départemental, plusieurs représentants d’associations basques et gasconnes.

D’après les organisateurs le projet est innovant. Il envisage la mutualisation de locaux tout en créant des établissements juridiquement distincts – un pour chaque langue – chacun sous contrat et reconnu par l’Éducation nationale, géré par une association (parents, etc.).

Le choix d’un projet d’implantation d’une ikastola à Boucau a été déterminé par le recensement d’un potentiel d’une trentaine d’enfants de Boucau, Tarnos et du Seignanx scolarisés dans les ikastola de l’agglo. De plus, Boucau serait la seule commune des Pyrénées-Atlantiques de plus de 5 000 habitants à ne pas avoir d’ikastola.

Pour la rentrée 2017

L’objectif des deux associations est d’ouvrir des classes de maternelle pour l’apprentissage du basque et du gascon, en immersion à la rentrée 2017, puis de poursuivre au fil des ans par l’ouverture d’autres niveaux. D’après le responsable de Calandreta, il suffit de 4 à 5 enfants de 2 à 4 ans pour ouvrir une classe de maternelle en gascon, le complément d’effectif vient en cours d’année par émulation.

Il est relativement optimiste : « Ici nous sommes en Gascogne. » Bien qu’au terme de la
soirée une seule famille ait manifesté son intérêt pour une calandreta contre huit familles intéressées par une ikastola.

Concurrence public – privé

Auparavant, lors de la présentation de chacune des écoles, les responsables des associations organisatrices ont loué les vertus de l’immersion qui « consiste à plonger l’enfant dans un bain linguistique tout au long de la journée ».

Le maire, Francis Gonzalez, a dit sa préférence pour l’immersion, prônée par Seaska, aux classes bilingues de l’enseignement public, défendues par une participante citant l’expérience de l’école publique de Saint-Martin-de-Seignanx.

La question de la concurrence entre écoles publiques boucalaises et écoles privées ikastola ou calandreta a été abordée sous l’angle des effectifs, une classe de maternelle boucalaise étant menacée à 4 ou 5 inscriptions près (« Sud Ouest » du 15 février).

Marie-Ange Thébaud, adjointe au maire, s’est voulue rassurante et estime que l’école publique « ne pâtira pas de cette ouverture ».

Marie-Claude Ihuel. Publié par Sudouest.fr