Reportage sur Calandreta

Comment fonctionne une calandreta ?

La première école immersive calandreta a vu le jour en janvier 1980 à Pau. Aujourd’hui, il existe 65 écoles et 3 collèges où l’occitan est la langue enseignante.

Les 3797 calandrons scolarisés cette année l’ont apprise en immersion, avec la pédagogie Freinet entre autres.

A presque 40 ans, Calandreta est devenu un acteur majeur dans le paysage occitan. Tout le monde a entendu parler de ces écoles rattachées au Ministère de l’Education Nationale. Mais qui les connaît vraiment ?

Calandreta, employeur occitan majeur

Mine de rien, la structure Calandreta emploie 532 personnes dont 216 enseignants, la plupart étant payée par l’Etat après la contractualisation de l’école. Rien que sur l’académie de Montpellier, Calandreta compte 110 professeurs.

Calandreta, c’est aussi l’ISLRF (Institut Supérieur des Langues de la République Française) qui forme les futurs professeurs des écoles immersives, le centre Aprene qui lui est affilié , mais aussi le CFPO (Centre de Formation Professionnelle Occitan). Ces employés viennent s’ajouter aux 532 personnes. Le Budget global est de 17,4 M d’€.

Calandreta et ses éternels problèmes de locaux

Monter une calandreta, c’est toujours compliqué. Car il faut trouver un local pour accueillir les enfants, payer un loyer, ou acheter un terrain, bâtir une école… Mais faire vivre et se développer une calandreta, c’est un vrai casse-tête. Dans 45% des cas, Calandreta est propriétaire, soit du terrain, soit de l’école. Ce qui, selon son président Jean-Louis Blenet, constitue un échec.

Voici l’exemple de la calandreta de Sigean, dans des locaux vieillissants, menacée de fermeture à plusieurs reprises, et qui ne peut pas se développer en accueillant plus d’enfants.

Heureusement, il existe un beau projet à Port-la-Nouvelle, dans un ancien mas qui appartient au conservatoire du littoral…

Calandreta et la problématique du secondaire

Pendant longtemps, calandreta a un peu négligé le secondaire, pensant que l’enseignement public prendrait le relais. Résultat : seulement 3 collèges et aucun lycée. 210 collégiens répartis à Montpellier, Pau et Toulouse.

Il n’y a donc pas de cursus complet pour l’occitan de la maternelle à l’université. La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, s’est engagée sur 2 lycées avant la fin la mandature : 1 à Toulouse et l’autre à Montpellier.

En attendant, calandreta cherche aussi des locaux pour le collège toulousain hébergé pour l’heure… dans une école publique primaire !

Reportages : B. Roux J. Levé P. Barguisseau C. Willocq M.P. Fournier.

Publié par le-blog-de-viure-al-pais-france3 le 27/03/2017.

Lo Benaset @Benoit1Roux