La SETMANA

La Setmana, en occitan, est un hebdomadaire entièrement en langue occitane édité par la société Vistedit depuis 1995.

La société publie également Plumalhon et Papagai.

Plumalhon s’adresse aux petits de 8 à 12 ans. Votre enfant pourra lire des histoires, des contes, des bandes dessinées, jouer à des jeux, etc.

Papagai est le petit frère de Plumalhon qui s’adresse plutôt aux petits de 4 à 8 ans.

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Vistedit, 1 arrua de Satao, BP 50486, 64238 Lescar — Tel : 05 59 81 02 59 – @ : plumalhon@wanadoo.fr o lasetmana@wanadoo.fr

Les belles voix de la Calandreta de Laloubère

Une petite voix a déclamé un timide « Adishatz a tus » puis, des dizaines d’autres cordes vocales se sont mises à vibrer avec elle aux sons de l’occitan. Plus que sa traditionnelle fête de fin d’année, la Calandreta de Laloubère célébrait sa victoire au prix Jan-Moreu, sous la halle de l’ancien marché d’Ibos. Une récompense nouvellement créée par l’Oplo (Office public de la langue occitane) pour primer un projet original concernant la transmission ou l’utilisation de la langue d’oc. « Depuis septembre, les enfants travaillent avec Bastien Miquèu, chanteur traditionnel, explique Marie, présidente de l’association Calandreta. Les plus grands ont même commencé les polyphonies à deux ou trois voix et tout a été enregistré sur un CD d’une dizaine de morceaux qui sortira à l’automne. »

Bastien Miqueu (au centre) donne le rythme à sa petite troupe de chanteurs / Photo DDM, Rachel Barranco.

Membre de l’association Canta se gausas ! (Chante si tu oses), Bastien met un point d’honneur à léguer «cet héritage musical et traditionnel» qu’il a lui-même reçu de ses aînés. «Quand les enfants voient des jeunes pratiquer, ça leur fait envie», juge le chanteur de 36 ans. C’est aussi cette perspective qui a séduit l’Oplo.

«On voulait montrer que la transmission ne passe pas que par les adultes, confie Charline Claveau Abbadie, conseillère régionale Nouvelle Aquitaine déléguée aux langues régionales et présidente de l’office, venue remettre le prix Moreu, ainsi que les 3.500€ et dotations en ouvrages qui vont avec. Quand des petits entendent d’autres petits, ça marche aussi.» Et pas que, si l’on en croit les mines ravies, les applaudissements et les rythmes discrètement tapés du pied par les parents des 72 enfants en représentation.

«C’est bien de montrer ce qu’on sait chanter, de l’enregistrer et de faire connaître la Calandreta», se félicite Joanis, 11 ans et futur élève du collège Calandreta de Pau. Avec ses camarades, il a servi une belle version de «Lo Cap de l’aso» avant de laisser la scène aux anciens du groupe Parpalhon. Puis de partager un bon repas entre enfants, parents et enseignants, comme un écho aux paroles de Nathalie, institutrice à Laloubère. «Le chant, c’est une tradition pyrénéenne et ça crée du lien social pour se rassembler.»

Penne-d’Agenais : une calandreta ouvrira à la rentrée de septembre

Après un an et demi d’existence, l’association Envol 47 va ouvrir une école en langue occitane, sur le site de Saint-Martin-des-Cailles, appartenant à la commune.

C’est officiel depuis quelques jours seulement. L’annonce faite en ligne sur la page Facebook de l’association date du 13 juillet en soirée : «Lo Caminol», une calandreta ou école occitane, privée, portée par Envol 47, ouvrira ses portes à la rentrée de septembre à Penne-d’Agenais.

Neuf enfants entre 3 et 5 ans sont déjà inscrits pour la rentrée, l’enseignante, Virginie Chibau, a terminé sa formation à la méthode Freinet et traditionnelle et une agent spécialisée dans les écoles maternelles (ASEM) a été recrutée.

«Au départ, le projet était d’ouvrir cette école sur Villeneuve ou le Villeneuvois», rappelle Clémence Frégard, la présidente d’Envol 47. «Mais les municipalités de Villeneuve, Bias, ou Pujols n’ont pas répondu favorablement à nos demandes de mise à disposition de locaux». L’association avait également pris attache avec la commune de Sainte-Colombe-de-Villeneuve, qui n’a plus d’école et qui proposait de céder gratuitement un bâtiment, «mais il y a trop de travaux à réaliser».

Neuf enfants à l’ouverture

Finalement, c’est à Penne, d’où est originaire Clémence Frégard et où elle cultive et commercialise des plantes aromatiques et médicinales, que «Lo Caminol» va ouvrir : «La commune nous a mis gratuitement à disposition l’ancienne école de Saint-Martin-des-Cailles. À charge pour nous de faire quelques travaux pour accueillir les enfants et de payer l’eau, l’électricité, les charges courantes. Le site est super, c’est en pleine campagne, c’est parfait pour notre projet».

Après Jansemineta en 2014 à Agen, «Lo Caminol» à Penne est la deuxième calandreta à ouvrir en Lot-et-Garonne / Photo DDM, archives J.-M.M.

Changer de lieu en s’installant à Penne plutôt qu’à Villeneuve aurait pu décourager certaines familles : «En réalité, on va mettre en place du covoiturage et les familles sont prêtes à faire la route pour un projet auquel elles participent et qui leur convient. On n’a pas de problème d’effectif, au contraire».

L’école ouvrira avec 9 enfants donc. À titre de comparaison, la calandreta Jansemineta qui a ouvert à Agen en 2014, l’avait fait avec 3 enfants seulement : «Le but, c’est de commencer doucement, pour prendre nos marques. On veut rester une structure associative de petite taille. Dans les années à venir, jusqu’à ce que les enfants de la rentrée 2017 atteignent tous le cours préparatoire, il n’y aura pas plus de 5 ou 6 inscriptions par an».

Mobilier de récupération

Côté budget, l’accord avec la commune règle le «problème» du loyer : «La scolarité est gratuite. L’association régionale Calandreta à laquelle nous sommes affiliés prend, elle, en charge le salaire de l’enseignante qui pilote le projet éducatif. De notre côté, nous payons les frais en demandant une contribution aux frais généraux de 25€ par mois par enfant, pour la première année, en espérant la baisser à l’avenir».

Les parents d’élèves, eux, participent activement à la levée des fonds nécessaires pour permettre la vie de la classe, en organisant des ventes de produits manufacturés sur les marchés, ou en rénovant des meubles et du matériel anciens : «Par souci d’économie et aussi pour ne pas gaspiller en achetant du neuf alors qu’on peut recycler». À ce sujet, «Lo Caminol» est à la recherche de chaises pour enfants de maternelles, de petits lits pour la sieste et également de matériel éducatif.

Calandreta « Lo Caminol », envol47@gmail.com et sur Facebook « Calendreta Lo Caminol ».

Jérôme Schrepf. Article de LADEPECHE.fr paru la 20 juillet 2017.  http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/20/2615329-une-calandreta-ouvre-a-la-rentree-de-septembre-a-penne.html

Calandreta : un projet «bon pour tout le monde»

Arnaud Devilliers met à disposition gratuitement les locaux de l’ancienne école de Saint-Martin-des-Cailles en attendant de les vendre / Photo DDM.

Le maire de Penne-d’Agenais, Arnaud Devilliers, le reconnaît sans mal : «L’occitan, ce n’est pas ma culture». Pour autant, il a été convaincu par l’enthousiasme des parents d’Envol 47 : «Ce ne sont pas des farfelus. Leur projet est structuré. Les enseignants de notre école communale bilingue français-occitan ne voient pas d’inconvénient à l’ouverture d’une calandreta. Côté commune, nous avons mis en vente l’ancienne école de Saint-Martin-des-Cailles, mais qui reste vide pour l’heure et pouvait se dégrader ou être vandalisée. Là, elle est occupée, mais toujours en vente : le deal avec l’association, c’est qu’en cas d’achat par un tiers, l’école s’engage à quitter les lieux sous deux mois. C’est un projet dynamique, une richesse de plus pour la commune, c’est bon pour tout le monde».

Pour l’association Envol 47, qui porte le projet «Lo Caminol», le but est aussi de nouer des liens avec la commune : «L’ouverture de l’école va sans doute faire s’installer une famille sur Penne, et créer une dynamique : lorsqu’on aura des marchés ou des événements à organiser au bénéfice de l’école, on le fera ici», confie Clémence Frégard.

 

Des enfants de la calandreta de Léguevin en visite

Fòto Leguevin
Photo DDM C.R. image: http://www.ladepeche.fr/images/pictos/image-zoom.png

Étienne était heureux et fier d’accueillir à la ferme de ses grands-parents, Robert et Pierrette Luche, éleveurs de vaches de race mirandaise, 11 camarades de la maternelle de la Calandreta Bocona de Léguevin, accompagnés de leur «régenta» (institutrice), d’un «ajuda mairala» (assistant maternelle). Explications en patois sur les engins utilisés pour les travaux à la ferme, observation des veaux lors de l’allaitement par leur mère et jeux questions-réponses ont retenu leur attention. Après le déjeuner pris à la table familiale, contes avec mise en scène, chants, ont meublé une partie de l’après-midi qui s’est achevée par une balade collective en remorque tractée. Une journée bien dense qui a ravi petits et grands./

La Dépêche du Midi Publié le 10/07/2017

Déménagement de la calandreta d’Agde

AGDE – 2 des 3 structures mobiles de la Calandreta ont disparu !

Une drôle de surprise attend les calandrons ce jeudi 28 juin matin : 2 des 3 structures mobiles de la Calandreta ont disparu !

Elles se sont littéralement envolées dans le ciel d’AGDE, dans la journée de mercredi, soulevées par la puissante grue de l’Entreprise Martin …

AGDE - 2 des 3 structures mobiles de la Calandreta ont disparu !

De qu’es aquò ? De qué se passa ? Encara un mistèri ?

(Comment ? Que se passe-t-il ? Un mystère de plus ?)

Que tout le monde se rassure : il ne s’agit pas d’une mauvaise farce mais bien au contraire de la poursuite du projet de transfert de l’école occitane vers la rue Brescou, siège de la future Calandreta pour la rentrée de septembre 2017.

En effet, d’importants travaux ont été entrepris afin de faire revivre d’ anciens bâtiments scolaires  près de la chapelle et d’offrir aux 95 calandrons une nouvelle école répondant aux normes de sécurité  actuelles.

Mais si le déménagement vient de commencer, les parents qui sont membres associatifs et actifs de la Calandreta savent que les semaines d’été vont être cruciales et qu’il faudra la participation de tous pour mener à bien et surtout dans les temps, ce beau défi.

Bon courage à tous !

Annie Tobena pour la Calandreta Dagtenca (29-06-17)

Article paru dans hérault-tribune.com à retrouver sur  http://www.herault-tribune.com/articles/46190/agde-2-des-3-structures-mobiles-de-la-calandreta-ont-disparuetnbsp%3B/

Le Rectorat d’Aix-Marseille en quête de « sens » pour l’enseignement du provençal

L’Académie d’Aix-Marseille ne fera aucun effort de communication vers les familles, sur l’existence de cours d’occitan, acte leur décrue dans les collèges, et se demande quel « sens » peut encore avoir cet enseignement au XXIè siècle.

Retrouvez cet article dans le journal Aquò d’Aquí : http://www.aquodaqui.info/Le-Rectorat-d-Aix-Marseille-en-quete-de-sens-pour-l-enseignement-du-provencal_a1445.html

Ils ont mouillé le maillot pour la Calandreta de Mèze

Près de cent joueuses et joueurs ont affronté les premières chaleurs estivales, samedi 17 juin, sur le pré du Sesquier.

Par équipes mixtes de six joueurs – de l’écolier au retraité – un tournoi de sixte était organisé au profit de l’école Calandreta La Cardonilha.

Ils ont mouillé le maillot pour la Calandreta de Mèze

Au final, participations, buvette et tombola ont permis de réunir près de deux mille euros pour les calandrons. Des travaux d’agrandissement débuteront cet été au sein de l’école associative. La somme récoltée servira ainsi à doter les classes en matériel pédagogique.

Du côté de l’organisation, Pauline Balma, Amélie et Laurent Llopis remerciaient « l’ensemble des parents bénévoles », à l’issue d’une journée sans faute. « Le soutien des commerçants mézois et d’Hérault sport a également autorisé cette belle journée. Enfin, Montpellier Hérault, le FC Sète et l’AS Béziers ont offert quelques beaux maillots. »

Tout en préservant son caractère familial et convivial, cette deuxième édition a clairement pris de l’ampleur. Un succès qui devrait en appeler bien d’autres.

 

Feu de la Saint-Jean, tradition respectée avec la calandreta Lescar

Vendredi 23 juin, l’Esquireta et la Calandreta Lescar ont uni leurs forces pour proposer aux lescariens la traditionnelle soirée du Huec de Saint-Jan. Sur la place de l’évêché, plusieurs centaines de spectateurs ont profité des animations musicales.

 

Feu de la St-Jean, la tradition respectée
Les chanteurs de la calandreta sont montés sur scène. PHOTO A. L.

Les organisateurs ont animé une matinée récréative pour les enfants de l’école et ont montré leur virtuosité, tandis que les jeunes chanteurs de la calandreta ont prouvé que la relève était prête.

Malgré le temps menaçant, les spectateurs ont fait honneur au repas en plein air qui a permis d’attendre la nuit pour allumer le feu dans le vallon du Lescourre selon une tradition désormais bien ancrée dans la mémoire communale.

D’après un article de Sud Ouest, publié le  par André Lot.

Retrouvez l’article : http://www.sudouest.fr/2017/06/27/feu-de-la-st-jean-la-tradition-respectee-3567023-4238.php

L’occitan à Carcassone

Adaptation de l’extrait d’un article publié dans l’Indépendant le 2 juin dernier. https://www.google.com/url?rct=j&sa=t&url=http://www.lindependant.fr/2017/06/02/l-independant-en-campagne-legislatives-aude-et-p-o-si-on-parlait-local,3021096.php&ct=ga&cd=CAEYACoUMTAyNjg5MDIwMDE3MjIwMDQ2MDYyGTE4ZTUwYzQ1OGUyMjg1NzA6ZnI6ZnI6RlI&usg=AFQjCNH8-NpEhGVJS6RnUFDTTL0hj2XDmw

(…)

Carcassonne à la pointe
Quant aux écoles occitanes Calandreta, apparues au début des années quatre-vingt, elles rassemblent un peu plus de 4000 élèves, dont près de 500 dans l’Aude (neuf écoles) à Limoux, Sigean, Narbonne (2), Carcassonne (2), Peyriac-Minervois, Villedubert et Bize-Minervois. Fort de l’expérience et du succès de la calandreta de Carcassonne, un cursus bilingue a été mis en place au collège Le Bastion, puis au lycée Paul-Sabatier, faisant de Carcassonne la première ville du Languedoc-Roussillon où un tel parcours est possible.

Aujourd’hui, les calandretas fleurissent sur tout le territoire de l’Occitanie, en Provence, Auvergne, Limousin et Aquitaine, avec un enseignement décliné dans la forme dialectale occitane de chaque région, mais avec une pédagogie unique.

Qui sont les parents qui inscrivent leur enfant dans les calandretas ? «La plupart ne parlent pas occitan à la base», répondait, dans notre édition narbonnaise le 23 janvier 2017, Béatrice Gerbaud-Nieto de l’association Calandreta Narbonesas. «Je ne suis pas du tout de culture occitane. Initialement, je pensais même à ne pas scolariser ma fille. Ensuite, j’ai découvert les calandretas, leur univers, leurs méthodes d’apprentissage, j’ai été conquise.»

Un ministre et… deux présidents !

Samedi 3 juin, lors de son déplacement à Biarritz à l’occasion du congrès de la FCPE, le nouveau Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Jean-Michel BLANQUER, a rencontré le président de SEASKA et ESKOLIM, Paxcal INDO et le co-président de CALANDRETA, président de l’ISLRF, Jean-Louis Blénet.
Hervé COUTURE, directeur du CAPÒC participait lui aussi à la réunion.

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Jean-Michel BLANQUER, a rencontré le président de SEASKA et d’ESKOLIM, Paxkal INDO, et lo co-président de CALANDRETA, président de l’ISLRF, Jean-Louis BLENET.

Cette rencontre a pu avoir lieu grâce à la demande des élus et plus particulièrement du Président du Conseil Départemental, Jean-Jacques LASSERRE, et du Vice-Président Max BRISSON.

Le Ministre a ainsi pu constater le soutien politique sur la question des langues régionales.

En plus des demandes particulières de l’immersion nous avons insisté sur la nécessité de donner un statut aux langues régionales dans l’enseignement car elles y sont dans une situation très difficile et donc mauvaise.
Au contraire du français, qui est langue nationale, et des langues étrangères qui sont obligatoires, les langues régionales n’ont pas de statut et restent encore sous la règle du double volontariat : celui des familles et celui des employés du service public. Et pourtant les langues régionales sont inscrites dans la Constitution comme Patrimoine de la France.

Nous avons présenté la demande d’une Loi ou Réglementation pour un STATUT DES LANGUES REGIONALES, avec quelques principes majeurs :

1) La langue régionale est langue de droit dans tous les établissements de sa zone de diffusion (plus de vote du C.A. ou des professeurs pour autoriser l’enseignement de l’occitan, ni possibilité d’entrave ou de refus de la part des inspecteurs).

2) Pas de concurrence avec les options et les langues étrangères : étudier l’occitan ne doit pas imposer au jeune un sacrifice éducatif.

3) Son enseignement doit toujours être dispensé pendant le temps scolaire.

4) Obligation de suivi pédagogique.

5) Valorisation au moins à égalité avec les langues anciennes.

Avec ce statut nous avons demandé une reconnaissance plus formelle que celle que nous connaissons à l’heure actuelle, pour les 5 réseaux laïques d’enseignement immersif.

Le Ministre nous a exprimé son accord sur la nécessité de maintenir la diversité linguistique et culturelle.
Il a montré un grand intérêt pour l’expérimentation pédagogique et le plurilinguisme que nous pratiquons.
Nous avons constaté un esprit d’ouverture et le lien est établi avec le Ministre et son cabinet afin de faire progresser l’enseignement de l’occitan et des langues régionales.

Jean-Louis Blénet, co-président de la Confédération Calandreta.

Total Festum à Carcassonne

Le projet « Arab’Oc – Musique »  présenté par l’association 11bouge, en lien avec le Festival Total Festum 2017, entre dans sa dernière ligne droite !

Après 3 mois de répétition à l’école Jules Ferry et à la Calandreta de Carcassonne, les 40 enfants de CM1/CM2 ont enregistré avec les artistes de Du Bartas le morceau Laman, Fisança au Seven Vibrations Recording Studios, à Cuxac Cabardes…

Nous sommes heureux de vous présenter le clip qui a été tourné tout au long des différentes séances : https://www.youtube.com/watch?v=91e_139lKsE&feature=share

Samedi 17 juin : final du projet à l’occasion du Festival Total Festum, devant la Fabrique des Arts avec les ateliers Arab’Oc Cuisine, musique, Graff et sciences.

A 19h : l’association de la calandreta propose un repas « occitano-oriental » – en lien avec les ateliers « Arab’Oc – Cuisine » auxquels ont participé plusieurs parents de l’école. Une présentation a eu lieu le 19 mai dernier à l’occasion du concert de Magyd Cherfi au théâtre de Pennautier.  Excellent moment… Merci à tous ceux qui ont participé !

Au Menu  : cigares au thon, tapenade, anchoïade et ses légumes, taboulé, fougasse à la fleur d’oranger, 1 verre de vin ou de jus de fruit.

Tarifs – 10 € (adulte) / 5 € (enfants – de 10 ans)

Réservations au 07.62.46.38.48 ou sur communication@calandretadeciutat.fr

 

 

Portes ouvertes à la calandreta de Pamiers

Calandreta : plus qu’une simple école en occitan

Sandra Bernard, la directrice et Jean-Marc Saint-Michel, un des coprésidents. /Photo DDM, archives.

Créée, il y a 23 ans, la calandreta de Pamiers ouvrait ses portes au public hier. L’école occitane souhaite gagner une vingtaine d’élèves dans les prochaines années.

«Cette école est notre école. Elle est ce qu’on en fait». Voilà le message qu’ont fait passer les parents de la calandreta à l’occasion de la journée portes ouvertes organisée hier.

Ils voulaient montrer que la calandreta est plus qu’une simple école où on apprend en occitan. «Une aventure» humaine où chacun participe au projet éducatif. Une philosophie éducative. Et c’est certainement pour ça qu’une partie des enfants qui y étudient n’ont pas forcément de lien avec la culture occitane au départ. «C’est le côté familial qui m’a attiré, le fait de pouvoir s’investir dans l’éducation de nos enfants. Au final, l’occitan prend tout son sens dans une démarche plus globale», explique une parent d’élèves. Celui de l’enracinement dans une culture locale comme le fait remarquer le coprésident, Jean-Marc Saint-Michel. «Dans ce monde qui bouge, il est important de s‘appuyer sur les racines et la culture. C’est ainsi qu’on crée l’ouverture», souligne-t-il.

Les calandretas sont basées sur quatre piliers : la langue, la pédagogie (méthode Freinet et Pédagogie Institutionnelle), la culture et le faire ensemble. «Les parents et les enseignants font l’école ensemble. Nous formons des citoyens en capacité de penser par eux-mêmes», indique le coprésident.

Créée il y a 23 ans, aujourd’hui, la calandreta compte soixante élèves répartis sur trois cycles (petite section ; CP et CE1 ; CE2, CM1 et CM2). L’objectif de l’école est de réussir à porter ce chiffre à 80. «L’école serait ainsi stabilisée», affirme Jean-Marc Saint-Michel.

Seul problème, dans les zones rurales comme l’Ariège, le coût de la scolarité (350 € par an) et la distance sont souvent des freins. Pour gagner ces 20 élèves, l’école a plusieurs projets qui pourraient aboutir dans les prochains mois.

Fête occitane

Le 1er juillet, la calandreta organise une fête occitane.

Elle débutera à 14 heures avec une kermesse. À cette occasion, il y aura une dictée occitane.

À 16 h 30 : spectacle des enfants de l’école et chorale. Puis apéritif offert en musique.

Suivra un repas avec un concours culinaire. La journée se clôturera par un bal et un feu de la Saint-Jean (un peu tardif).

Calandreta recrute des enseignants en Auvergne-Rhône-Alpes

A l’image de l’école laïque bilingue Français-Occitan d’Aurillac qui a vu ses effectifs tripler en 20 ans, les calandretas d’Auvergne-Rhône-Alpes connaissent un bel essor. Aussi, pour répondre aux besoins, elles lancent une campagne de recrutement d’enseignants.

A l’image de l’école laïque bilingue Français-Occitan d’Aurillac qui a vu ses effectifs tripler en 20 ans, les Calendretas d’Auvergne-Rhône-Alpes connaissent un bel essor. / © C. Bernard / France 3 Auvergne
© C. Bernard / France 3 Auvergne

Parler l’Occitan et être titulaire d’une licence : deux critères indispensables pour espérer devenir enseignant dans une calandreta, autrement dit dans une école bilingue Français Occitan. Ces structures laïques manquent de professeurs des écoles et recrutent pour faire face à un nombre grandissant d’élèves. A Aurillac, dans le Cantal, une trentaine d’élèves suit ce type d’enseignement à la fois institutionnel et basé sur des méthodes inspirées de Freinet. Ici, dès leur plus jeune âge, les enfants sont en immersion dans la langue occitane.

En France, on compte 65 écoles et 3 collèges Calandreta répartis sur 20 départements. / © C. Bernard / France 3 Auvergne
Retrouvez la vidéo de ce sujet en cliquant sur le lienhttp://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/cantal/aurillac/ecoles-bilingues-francais-occitan-recrutent-enseignants-auvergne-rhone-alpes-1268777.htmlIntervenants : Pierre Raymond, professeur des écoles à la Calandreta d’Aurillac / André Ensing, trésorier de l’association gestionnaire de la calandreta d’Aurillac, membre de la fédération régionale Calandreta. C. Bernard / L. Ribes / B. courtine / France 3 Auvergne.
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Adaptation de l’article de K.T. avec Claude Bernard, p

Rassemblement annuel des calandretas du Languedoc à Bessilles

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La « Federacion Calandreta Lengadòc » organise pour la 21ème année consécutive le rassemblement des « calandrons » de toute la région Languedoc le jeudi 15 juin 2017 de 9h30 à 15h, à la base départementale de Bessilles, près de Montagnac dans l’Hérault.

Cette journée d’école en plein air est le point d’orgue d’un travail pédagogique mené, tout au long de l’année, entre les Calandretas sur le thème « Arts et Histoire ».
Les enfants échangeront en occitan sur ce thème autour de jeux, d’ateliers et de spectacles crées et joués par les élèves de la Calandreta De Ciutat/Pech Mary (Carcassonne) et de la Calandreta Limosenca Joan Clerçi (Limoux).

Les 25 établissements occitans Calandreta du Languedoc (24 écoles et un collège situé à Montpellier) qui scolarisent, actuellement, 1923 « calandrons » de la Petite Section jusqu’à la troisième y participeront tout comme l’école Calandreta de Millau.

A Calandreta, l’occitan se vit en immersion dès la maternelle, ce qui permet aux enfants de devenir précocement bilingues français – occitan. Ce bilinguisme précoce ouvre à l’étude d’autres langues, c’est une ouverture sur le monde.

Les calandrons font les journalistes radio et télé

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Les journalistes en herbe étaient ravis de présenter leur travail devant leurs parents et leurs camarades d'école./Photo V. T.

L’émission radio «#Actuacalandrons» n’a sans doute pas échappé aux auditeurs de «Radio Pais Bigorre». Mais peu savent peut-être que les voix d’enfant que l’on peut entendre sont ceux des élèves de la Calandreta de Bagnères-de-Bigorre. De vrais journalistes en herbe qui traitent de l’actualité locale, nationale et même internationale en occitan. Avec un réel plaisir et une étonnante aisance.

«Les élèves de Bagnères ont été choisis parce qu’ils ont le plus joli accent», glisse, non sans fierté, Jean-Claude Viau, l’un des fervents défenseurs de la langue occitane. «Ils sont courageux», tient à souligner Silvan Carrère qui se rend à l’école bilingue de la cité thermale tous les quinze jours pour enregistrer l’émission. «Ce n’est pas facile de parler dans un micro et devant la caméra, ou encore d’apprendre les textes par cœur. Car, précise-t-il, on travaille sans prompteur. C’est aussi beaucoup de boulot en amont pour les élèves, on a notamment travaillé sur l’intonation. Mais ils progressent vite.» Un progrès qui n’a rien de surprenant vu l’enthousiasme débordant des jeunes écoliers.

Si la collaboration entre la Calandreta de Bagnères et la chaîne occitane ne date pas d’hier, les vingt-cinq graines de journaliste des classes de CM1 et CM2 ont tenu à présenter aux familles et à leurs camarades le dernier cru de cette émission réalisée par «Radio Pais» et «OCtélé» avant qu’elle ne soit diffusée sur le net. Sous le préau de l’école, devant une assistance nombreuse, les jeunes ont présenté leur travail, offrant une belle démonstration de leur aisance avec le micro mais aussi de leur éloquence. Le tout confirmé en images lors de la projection de leur JT.


«L’occitan est une langue vivante»

«On amène des journaux à la maison et on souligne l’essentiel, puis on travaille en classe les textes qu’on va enregistrer», expliquent avec beaucoup d’enthousiasme Clara, Titoan V., Titoan B., Noémie et Soline, qui tiennent à remercier «Silvan et Valérie de nous permettre de faire ça. On a beaucoup de chance». Surtout qu’ils découvrent aussi plein de choses. «Avant, on ne lisait pas les journaux», confient-ils, tout aussi intéressés aujourd’hui par l’actualité politique, économique et environnementale que celle du quotidien, et bien d’autres sujets. «On aime tout», nous répondent-ils de chœur. Déjà des vocations ? «Je ne sais pas, il y a plein d’autres matières intéressantes», nous dit Titoan. «Et puis, il faut beaucoup écrire», hésite encore Soline. Toujours est-il que «c’est une belle aventure pour les enfants», comme l’a souligné la directrice de l’école Valérie Cazenave-Bernadou. «Et une manière de transmettre le message que c’est une langue qui vit et qui a toute sa légitimité sur les ondes, le net, voire les réseaux sociaux», souligne Silvan

Viktoria Telek. Publié dans La Dépêche, le 01/06/2017.

Ibos : deux heures de chants pour la calandreta deu Païs Tarbes

Ibos. Deux heures de chants pour la Calandreta deu Pais Tarbes
Tous les chanteurs de la soirée réunis sur scène pour le Se Canto.

80 chanteurs étaient réunis samedi soir à Ibos pour fêter le chant et aider à financer la Calandreta deu Pais Tarbes. En Occitan ou en Français, les enfants et les anciens se sont succédés sur la scène de la salle des sports d’Ibos.

A l’initiative des organisateurs de la Hestayade, la soirée visait une bonne cause : aider l’école associative de la Calandreta à se rénover. Et ce sont justement les élèves qui ont entamé le tour de chant ponctué par plusieurs moments magiques. Tous les chanteurs se sont réunis à la fin du spectacle pour chanter en cœur le Se Canton devant les quelques 200 personnes qui ont profité du spectacle.

Tarbes7.fr  / 29 mai 2017.

Une réussite pour la troisième édition du Prix Littéraire Calandreta !

Nous vous remercions pour votre participation au projet Prix Littéraire Calandreta 2017 qui s’est achevé le 5 mai par une PROMENADE LITTERAIRE à Agde.

397 écoliers, c’est à dire 18 classes de Béziers, Montpellier, Bize et Agde… sont venus pour rencontrer auteurs, maisons d’édition, bibliothécaires et professionnels du livre.

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Ce fut une belle fête où nous avons remercié les auteurs sélectionnés cette année. Voici les résultats des primaires :

  • CICLE 1
    LO LOP QUE VOLIÁ CAMBIAR DE COLOR Jean-Pierre Raynaud (revirada) A.E.L.O.C.
  • CICLE 2
    LO BEVEIRE DE TINTA Florent Vialade (revirada) CAP’ÒC
  • CICLE 3
    CONTES DE LA CALANDRETA Andrieu Lagarde LETRAS D’ÒC

Ce projet fédérateur de littérature occitane renaît chaque année : 1300 écoliers de tout le territoire d’Occitanie y ont participé, 25 classes de cycle 1, 24 classes de cycle 2 et 15 de cycle 3.

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Merci à tous et à l’année prochaine pour de nouvelle lectures !

L’équipe pédagogique Dagtenca, bien aidée de la
federacion 34 Calandreta,
du C.I.R.D.O.C.
de l’association « Lectura e òc »
et de l’établissement d’enseignement supérieur APRENE

Pau : les équipes du collège Calandreta attendent une solution pérenne

La Région l’a confirmé : le collège Calandreta devrait pouvoir rester un an de plus dans les locaux du lycée Baradat. Une solution de court terme, mais qui n’assure pas le futur.

Les élèves du collège Calandreta devraient normalement rester dans les locaux du lycée Honoré-Baradat l’an prochain. © Marc Zirnheld
Les élèves du collège Calandreta devraient normalement rester dans les locaux du lycée Honoré-Baradat l’an prochain. © Marc Zirnheld

La question se pose à chaque fin d’année scolaire : où se retrouvera le collège Calandreta à la rentrée suivante ? Alors qu’aucune solution n’a pu être trouvée par le Département – l’institution en charge des collèges – la Région l’a confirmé «lo collègi Calandreta» devrait finalement pouvoir occuper une année de plus ses locaux au sein du lycée Honoré Baradat.

«Cette nouvelle nous apporte de la sérénité. Nous savons au moins où nous serons l’année prochaine» se réjouit Marie-Pierre Baylocq-Sassoubre, la chef d’établissement de ce collège qui propose des cours en immersion totale dans la langue occitane. Une solution provisoire donc, mais qui a le mérite de soulager l’équipe de cet établissement, menacé depuis quelques semaines de se retrouver à la rue au 31 juillet prochain.

La région assouplit sa position

La nouvelle a également redonné le sourire aux membres de l’association réunis ce jeudi pour une assemblée générale. Quelques semaines après une première AG où le quorum n’avait pas été atteint, ils sont cette fois venus nombreux pour faire le point sur ces derniers mois, mais aussi pour dresser les objectifs des années futures. Parmi les ambitions du «collègi», la situation géographique tient une place prépondérante. «Nous voulons améliorer les conditions d’accueil des collégiens par des locaux définitifs et un internat. On bataille pour ça et on y arrivera», ambitionne Brigitte Vergez, la présidente de l’association du «collègi».

Alors que l’institution régionale s’était jusque-là montrée très ferme pour que le collège quitte les locaux du lycée Honoré-Baradat, elle a récemment assoupli sa position. «S’il n’y a pas de solution, nous n’allons pas les laisser tomber et ils pourront rester une année de plus dans les locaux du lycée Baradat. Nous ne laisserons pas le collège Calandreta à la rue» assure Jean-Louis Nembrini, le vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de l’éducation.

Une position que la Région a légèrement infléchie par rapport à i y a quelques semaines (notre édition du 13 avril) puisqu’il n’était alors absolument pas question de prolonger ce bail qui mobilise plusieurs salles du lycée Baradat pour seulement 6 000 euros par an. Si la région a lâché du lest, c’est aussi parce que le Département leur a prouvé qu’il continuait de chercher une issue. «J’ai bien noté que le Département avait demandé au collège Clermont et que le conseil d’administration de Clermont avait refusé», souligne Jean-Louis Nembrini.

Un effectif en hausse constante

Les inquiétudes du collège Calandreta n’en sont pas moins bien réelles : aucune solution n’existe pour les années suivantes, d’autant plus que les effectifs sont en constante augmentation. A la rentrée, on devrait dépasser les cinquante collégiens, dont 15 voire 19 en classe de sixième. Si on continue à grandir comme ça, il nous faudra trouver une solution avec le Département. On attend une réponse un peu plus précise pour le futur», espère Marie-Pierre Baylocq-Sassoubre pour ne plus avoir à se poser chaque année cette question fatidique de savoir où sera le collège à la rentrée suivante.

Article publié dans la République des Pyrénées le 13 mai 2017 par KEVIN ESTRADE k.estrade@pyrenees.com

Reportage sur Calandreta

Comment fonctionne une calandreta ?

La première école immersive calandreta a vu le jour en janvier 1980 à Pau. Aujourd’hui, il existe 65 écoles et 3 collèges où l’occitan est la langue enseignante.

Les 3797 calandrons scolarisés cette année l’ont apprise en immersion, avec la pédagogie Freinet entre autres.

A presque 40 ans, Calandreta est devenu un acteur majeur dans le paysage occitan. Tout le monde a entendu parler de ces écoles rattachées au Ministère de l’Education Nationale. Mais qui les connaît vraiment ?

Calandreta, employeur occitan majeur

Mine de rien, la structure Calandreta emploie 532 personnes dont 216 enseignants, la plupart étant payée par l’Etat après la contractualisation de l’école. Rien que sur l’académie de Montpellier, Calandreta compte 110 professeurs.

Calandreta, c’est aussi l’ISLRF (Institut Supérieur des Langues de la République Française) qui forme les futurs professeurs des écoles immersives, le centre Aprene qui lui est affilié , mais aussi le CFPO (Centre de Formation Professionnelle Occitan). Ces employés viennent s’ajouter aux 532 personnes. Le Budget global est de 17,4 M d’€.

Calandreta et ses éternels problèmes de locaux

Monter une calandreta, c’est toujours compliqué. Car il faut trouver un local pour accueillir les enfants, payer un loyer, ou acheter un terrain, bâtir une école… Mais faire vivre et se développer une calandreta, c’est un vrai casse-tête. Dans 45% des cas, Calandreta est propriétaire, soit du terrain, soit de l’école. Ce qui, selon son président Jean-Louis Blenet, constitue un échec.

Voici l’exemple de la calandreta de Sigean, dans des locaux vieillissants, menacée de fermeture à plusieurs reprises, et qui ne peut pas se développer en accueillant plus d’enfants.

Heureusement, il existe un beau projet à Port-la-Nouvelle, dans un ancien mas qui appartient au conservatoire du littoral…

Calandreta et la problématique du secondaire

Pendant longtemps, calandreta a un peu négligé le secondaire, pensant que l’enseignement public prendrait le relais. Résultat : seulement 3 collèges et aucun lycée. 210 collégiens répartis à Montpellier, Pau et Toulouse.

Il n’y a donc pas de cursus complet pour l’occitan de la maternelle à l’université. La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, s’est engagée sur 2 lycées avant la fin la mandature : 1 à Toulouse et l’autre à Montpellier.

En attendant, calandreta cherche aussi des locaux pour le collège toulousain hébergé pour l’heure… dans une école publique primaire !

Reportages : B. Roux J. Levé P. Barguisseau C. Willocq M.P. Fournier.

Publié par le-blog-de-viure-al-pais-france3 le 27/03/2017.

Lo Benaset @Benoit1Roux

Splendide spectacle des calandretas De Ciutat, Pèch Mary et La Rosèla sur la scène du théâtre de Carcassonne

« Dans les pas de Pierre Pous »

Le mardi 14 mars dernier, au théâtre Jean Alary, les écoles Calandreta de Carcassonne et Villedubert ont présenté devant plus de 550 spectateurs leur spectacle Dins los passes de Pèire Pos*.

Dins los passes de Pèire Pos

Cette représentation théâtrale faisait suite à la classe verte organisée l’année dernière sur le Pays de Sault. Les enfants étaient partis à la rencontre de la nature mais aussi du formidable conteur Pierre Pous grâce, notamment, à l’intervention de Pierre Brun. Le conteur mythique du Pays de Sault avait ainsi accueilli dans sa maison un groupe de calandrons pour un échange de contes au coin de la cheminée.

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La langue occitane est passée de bouche à oreille et cet échange a fait grandir le désir chez les plus jeunes de devenir à leur tour conteur.

Sur les planches, c’est exactement ce qu’ils ont démontré en enchaînant cinq tableaux. Le Loup, le renard, les géants, la bête à sept têtes et l’ours ont donné l’occasion à tous les acteurs de mettre en scène des contes de Pierre Pous.

Les enfants ont même eu droit à une surprise de dernière minute en voyant arriver au théâtre Pierre Pous en personne ! Ce dernier, qui fêtera dans quelques jours ses 88 ans, quitte rarement le Pays de Sault et, lui aussi, fut surpris de voir la grande considération que la salle lui a manifestée.

Pierre Pous théâtre J Alary

Ce spectacle marque un temps fort pour les calandretas qui portent la culture et la langue occitanes avec autant de ferveur que l’enseignement. L’équipe pédagogique et associative des calandretas remercie particulièrement l’équipe du théâtre Jean Alary ainsi que les écoles Berthelot et la Calandreta de Peyriac qui avaient choisi d’amener leurs élèves au spectacle.

Jean-François Albert.

*Dans les pas de Pierre Pous

Le collège Calandreta de Pau espère déménager d’ici deux ans

Le collège Calandreta est installé depuis 2012 dans les locaux du lycée d’Honoré-Baradat. © Archives Jean-philippe Gionnet

Le collège Calandreta, installé depuis 2012 dans les locaux du lycée Honoré-Baradat, devrait déménager à la rentrée prochaine, voire à la suivante.

Le «collègi» Calandreta devrait très prochainement déménager. La Région Nouvelle Aquitaine presse le Département de trouver une solution pour « héberger » dans un collège cet établissement qui accueille 37 élèves dans les locaux du lycée Honoré-Baradat. « L’idéal serait de déménager à la rentrée prochaine, mais si ce n’est pas possible, la Région nous laissera dans nos locaux d’Honoré-Baradat. Il faudra trouver une solution pour la rentrée suivante », précise Daniel Barneix, le président de la fédération départementale.

« Le plus vite sera le mieux »

Du côté du département, le dossier est déjà bien avancé, et le travail de recherche en cours. « Nous travaillons sur différentes hypothèses pour intégrer le collège Calandreta dans un autre collège palois. Le plus vite sera le mieux », espère Denise Saint-Pé, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’éducation. Avec un effectif qui pourrait doubler d’ici quelques années, la question de l’hébergement des élèves venus de loin commence, elle aussi, à se poser puisque cinq familles des Hautes-Pyrénées scolarisent leurs enfants au « collègi ». Jusqu’à présent, les élèves sont hébergés dans des familles d’accueil les lundi et les jeudis soir. La fédération souhaiterait désormais aller plus loin. « Le projet de développement, c’est d’avoir l’internat », espère Brigitte Vergez, présidente de l’association du « collègi ».

Trois écoles dans l’Agglo, neuf en Béarn

En plus du collège, il existe neuf écoles primaires Calandreta à travers le département, dont trois dans l’agglomération paloise. Comme au « collègi », l’enseignement s’y fait en immersion totale dans la langue occitane. « Tout est mis en oeuvre pour que les enfants soient en permanence en situation d’entendre et de pratiquer la langue », précise Daniel Barneix.

Parmi ces établissements, la Calandreta Paulina, rue du Capitaine Guynemer, est la première à avoir ouvert ses portes. C’était en 1989. Depuis, le succès ne se dément pas avec, notamment, la mise en place d’une liste d’attente depuis bientôt quatre ans. Solution pour les parents : les Calandretas de Lescar et de Mazères où il n’y a pas de liste d’attente. Des journées portes ouvertes sont prévues ces prochains jours dans les différents établissements.

Par Kevin Estrade, publié dans la République des Pyrénées le KEVIN ESTRADE. k.estrade@pyrenees.com

Un centre de loisirs pour les calandreta de Béziers à Saint-Jean d’Aureilhan

Le centre de loisirs sera ouvert à tous les enfants, calendrons ou pas. (PIERRE SALIBA)

La Ville et l’association Calandreta La Clau besierenca, le centre de loisirs sans hébergement lié aux trois calandretas de Béziers, vont signer une convention d’occupation des locaux située à Saint-Jean d’Aureihan, à la Devèze. Avec accès direct au très beau jardin public de Saint-Jean-d’Aureilhan.

Déménagement cet été

Jusqu’à présent, le centre accueillait les enfants de 3 à 12 ans des Calandretas biterroises mais aussi d’ailleurs à l’école Falabreguièrs (7, rue Rouget-de-l’Isle). Il devrait déménager cet été pour ouvrir durant les grandes vacances, puis pendant l’année, les mercredis et les petites vacances scolaires.

En alternance

La Clau partagera donc les locaux en alternance, puisqu’ils sont, depuis 2004, utilisés les lundis, mardis, jeudis et vendredis, de 9 h à 19 h, par l’association Autrement classe, qui s’occupe d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes souffrant de handicaps et de troubles du développement.

Ouvert à tous les enfants, « calandrons » ou pas.

Pierre Saliba. Article publié dans Midi libre le 21/03/2017.

Montpellier : Carnaval Calandreta

Calandrons, parents, employés et enseignants des Calandreta dau Clapàs, Calandreta Candòla, Calandreta dau Chivalet et du collège Calandreta Leon Còrdas, le Théâtre des  Origines, le groupe de musique Graiòli et le Théâtre La Vista ont présenté, samedi 18 mars, un événement fort à l’occasion de Carnaval.

Et le Caramentrumpèt, chargé de tous les maux de la terre a été jugé et brûlé !

Vidéo en suivant ce lien : http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier-metropole/montpellier/400-enfants-calendrettes-ont-defile-montpellier-carnaval-occitan-1217313.html

Photos P. Joulié

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Des nouvelles de la calandreta Jansemineta d’Agen

Les écoliers ont échangé avec le groupe La Mal Coiffée. PHOTOS A. C.

Les élèves agenais de grande section et CP de l’école Calandreta ont rencontré, vendredi 10 mars après midi, le groupe vocal féminin La Mal Coiffée. Ses membres s’exprimant et chantant en occitan, c’est donc par un « bonjorn, venvengut » (« bonjour, bienvenue ») que les écoliers ont été accueillis.

La particularité de cet établissement reconnu par l’Éducation nationale, créé il y a quatre ans par Juliette Armagnac et dirigé par Mélodie Barthe, est que la première langue d’expression est l’occitan. « C’est une école associative, dite en immersion linguistique languedocienne, précise Juliette Armagnac, qui a pour principe d’enseigner la méthode Freinet. Les enfants démarrent l’apprentissage de la lecture en occitan, puis ils abordent le français. Il existe 65 écoles de ce type, et trois collèges en Occitanie. »

Les élèves ont posé de nombreuses questions, le groupe leur répondant en occitan. Une rencontre rendue possible grâce à Marlène Jacques, du théâtre Ducourneau d’Agen, qui a profité du spectacle que donnait La Mal coiffée le soir, pour mettre en relation l’école et les artistes. C’est finalement par une chanson, en occitan évidemment, que la journée a pris fin. Les enfants ont ensuite assisté, avec leur parent, à la représentation donnée en soirée.

D’après un article publié dans SudOuest le par Alain Caillau .

La Calandreta La Garriga entraîne les lycéens gignacois dans son carnaval

Les deux établissements, à deux pas l’un de l’autre sur le chemin du Moulin de Carabote, ont mené ensemble le carnaval. Affaire traditionnelle occitane, la manifestation est célébrée chaque année en fanfare à l’école bilingue de La Calandreta.

Chants, musiques, folklore et costumes étaient donc de sortie jeudi 2 mars, mais pour cette édition, les petites mains des élèves de sections Service A la Personne et Aux Territoires (SAPAT) du lycée agricole de Gignac ont confectionné les « pétassous », costumes traditionnels faits de pans de tissus et d’étoffes dans un style patchwork.

La tradition et le folklore de la Calandreta s’invitent au lycée agricole. (TC)
Le carnaval a projeté ses couleurs dans la cour du lycée. (TC)

L’implication des étudiants ne s’est pas arrêtée là puisque les futurs professionnels, pour certains du secteur de la petite enfance, ont pris en main l’animation de l’après-midi. Entraînant les calandrons dans une farandole carnavalesque à travers les allées du lycée, ils ont ainsi fait découvrir les bâtiments à leurs petits voisins.

Un projet évalué pour l’animation de ce carnaval par les lycéens de SAPAT. (TC)
La farandole des costumes fabriqués à l’occasion du Carnaval par les lycéens pour les écoliers de la Calandreta. (TC)
Les élèves de seconde, encadrés par Florence Salotti, ont bénéficié de l’aide des collégiens de troisième d’Uriell Gomez pour préparer les sachets de confettis, fabriquer les décors et tracer les parcours à la craie dans la cour.
Ce projet, chapeauté par Myriam Gomez, a enthousiasmé les parents des enfants venus participer au carnaval avec leurs enfants en famille. Une collaboration festive à vertu éducative à renouveler !
Tiphaine Comby.
Publié le 11 mars 2017. Midi Libre.  / http://www.midilibre.fr

Des Calandrons qualifiés au concours de scrabble en niveau régional !

La preuve que le bilinguisme ne nuit pas au français.

Los mainatges de las classas de CE2, CM1 et CM2 de la calandreta de Carcassona participèron a un concors nacional de Scrabble.

Seis d’entre eles foguèron qualificats per la finala departamentala :

Maël G. (CE2)

Myriam P. (CM1)

Leïla P. (CM1)

Nil L. (CM2)

Charlyne M. (CM2)

Justine A. (CM1) foguèt remplaçada per Alex N. (CM2)

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Nos contan :

Lo concors de Scrabble

Lo dimècres 25 de genièr de 2017, los nòstres galapians avián rendètz-vos a Rouffiac d’Aude per la seguida del concors. Tot lo mond foguèt plan urós de representar la nòstra escòla! La Raquèl nos venguèt balhar de vam.

Èrem un trentenat assetats a una taula individuala. Cadun aviá un jòc, una règla e dos bonbons per far passar lo stress que s’èra convidat el tamben…

D’en primièr, aprenguèrem las règlas del Scrabble Duplicate. Aicí, pas cap de plaça per l’azard. Totes aviam las meteissas letras causidas per l’ordenador. La tòca èra de formar lo mot que raportava lo mai de punts. Un jòc mai que complet: caliá èsser capable d’escriure un mot sens dèca, de comptar los punts e d’aver un pauc de malícia per lo pausar al bon endreit sul platèu!

Puèi la pauseta e la finala que se jovaga en 8 còps.

Dins l’espèra de las resultas, un gostar nos foguèt ofèrt.

Puèi venguèt la jòia d’ausir la Leïla acabar 4ena (2nda dels CM1!!), lo Maël 7en (1èr dels CE2 !), la Charlyne 12ena (6ena CM2), la Myriam 21ena (6ena CM1), l’Alex 23en (13en CM2) e lo Nil 30en (16en CM2).

Foguèt una jornada plan rica en emocions e una experiéncia plan interessanta !

Sèm fièrs d’aver representat l’escòla!!! Se l’an que ven i a un concors novèl, segur qu’i participarèm amb plaser !

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Los mots dels finalistas :

Leïla : Quand aprenguèri qu’èri qualificada per la finala departamentala, es coma s’aviái aprés que lo Thomas Pesquet arribava dins la nòstra classa! Metèri totas mas fòrças lo grand jorn ! Èri estressada. Urosament, la Raquèl me diguèt que lo stress èra plan e que fasiá ganhar !

Quand la dòna m’apelèt 4ena, i anèri per reflèxe jols aplaudiments. Pensèri : « Leïla, es ieu o es qualqu’un mai ? »

Per ieu, èsser 4ena es coma s’èri la filha la mai urosa del mond.

Charlyne : Soi plan urosa d’èsser arribada fins aquí mas fòrça trista tamben per que voliái contunhar. Tant pis! Me soi plan amusada.

Nil : Quand arribèri a Rouffiac, aviái fòrça stress. Amb l’Alex, sus la taula, tremolavi mas m’amusèri plan e rigolèri fòrça amb lo grop. A la fin, la decepcion èra granda mas al final, passèri un moment fòrça bon e positiu e avèm plan rigolat.

Myriam : A la debuta de la partida, èri trׇp estressada! Mas amb los encoratjaments de la Raquèl, foguèri contenta d’èsser una dels primièrs de l’escòla. En mai d’aquò, dempuèi aquel jorn, adòri jogar al Scrabble !

Alex : Pendent lo concors, èri fòrça estressat, èra fòrça dur. Aviái fòrça paur quand esperàvem las resultas. Aquela participacion me portèt fòrça causas.

Maël : Aviái ja jogat al Scrabble. Ai adorat. Èra tròp plan, aimi plan aquel jòc. Èri impacient de jogar.

E lo mot de la regenta, Raquèl : Quina fiertat d’acompanhar aqueles mainatges a la finala departamentala ! Véser la jòia, l’enveja de ganhar, lo vam d’aqueles enfants me faguèt un plaser infinit ! Soi urosa d’aver permés la descobèrta d’aquel jòc (per plan de mainatges èra lo primièr còp), de sentir tamben lo sostenh dels amics demorats a l’escòla. Una experiéncia plan rica per totes, mainatges e regents, que balha d’òli al molin, l’enveja de contunhar d’ensenhar dins una escòla diferenta e totjorn plena de projèctes de totas menas ! Felicitacions a totes e bon astre al Maël !

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L’aventura contunha…….

Lo MAEL, en tant que primièr CE2 del departament, es qualificat per la finala regionala que se debanarà a Ròcafòrt de las Corbièras lo dissabte 25 de març.

La Leïla, 2nda CM1, es en espèra de las resultas definitivas. Crosam los dets per que siá qualificada tamben !

D’aprèp  : Maël Gandossi, Nil Lorent, Charlyne Mallet, Alex Naudy, Myriam e Leïla Peyras amb l’ajuda de Raquèl Garcia.

Célébration de la Charte des libertés communales avec la calandreta Garoneta

Le 11 janvier dernier – et comme chaque année – Toulouse a célébré l’anniversaire de la signature de la Charte des libertés communales : le 6 janvier 1189, le comte de Toulouse Raymond V reconnut officiellement l’existence de la Commune de Toulouse et de ses libertés publiques.

L’occasion de se pencher sur cet événement majeur de l’histoire toulousaine.

Une équipe de l’Edicion Occitana de France 3 région est allée à la rencontre de l’historien Rémy Pech et a ensuite assisté à la célébration dans la Salle des Illustres du Capitole en compagnie notamment des calandrons de la calandreta toulousaine Garoneta.


Chartes des Libertés Communales

D’après un reportage de Sirine Tijani, Nathalie Fournis et Michel Blasco. Montage de Karin Glock, p le

La Calandreta « Lo Becarut » sort en promenade naturaliste

 

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La classe de la Calandreta est partie sur les abords des collines de La Palme afin de faire un état des lieux des espèces végétales et animales du secteur des Corbières.

Tous les enfants  des plus jeunes aux  plus âgés  ont pu découvrir les communes à travers la biodiversité, et c’est d’ailleurs dans le cadre de ce thème que cette année encore,  l’école maintien et affiche son statut d’Éco-école !

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« Marca-te a Calandreta! » (Inscrit toi à la Calandreta)
L’école de la Calandreta de Sigean, commencera ses inscriptions pour l’année scolaire 2017-2018 dès le mois de janvier 2017.

Si vous souhaitez plus d’informations sur cette école associative bilingue Français-Occitan (affiliée à l’éducation nationale), contactez Sébastian Oulès, directeur de l’école au : 07.83.44.20.88 ou s.oules@laposte.net

L'indépendant, le 5 décembre 2016

Un ministre, un député et… un président

Samedi dernier, le 19 novembre, invité par le Député Sébastien Denaja au repas républicain de Florensac, Jean-Louis Blénet, co-président de la Confédération Calandreta, a rencontré Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale.

Il n’a pas oublié de lui faire part des problèmes et des attentes de Calandreta !

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Photo Midi Libre

Ici le lien de l’article.

La Calandreta de Bocòna s’agrandit

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Une classe Calandreta./Photo DDM, R. D.

A travers un projet associatif, humain, et culturel, cette école, née en novembre 2013, en voie de contractualisation avec l’État et soutenue par la mairie de Léguevin est gérée de manière associative par les parents.

Cette école dite «alternative» appartient à un réseau réuni en fédérations départementales, régionales, et nationales* et répond à une charte qui définit son projet global autour de deux piliers** : la langue occitane et la pédagogie Freinet.

Dès la petite section de maternelle, un enseignement pratiqué en immersion bilingue occitan-français amène les enfants à découvrir une diversité des langues et des cultures. Leur action vise à développer un esprit de tolérance et de respect de la différence. Cet apprentissage de la langue régionale peut se concrétiser par le passage en fin de 3e d’un brevet spécial en occitan. Quant à la pédagogie, elle, est dite «active» et inspirée de la dynamique Freinet et institutionnelle : donner la parole à l’enfant, le rendre autonome, réguler la vie de groupe et l’utiliser comme vecteur d’apprentissage. Elle utilise des «institutions» et des outils qui vont dans ce sens : le Conselh, le Qué de nòu, la correspondance, le travail coopératif, l’autoévaluation… qui viennent nourrir les apprentissages de l’élève dans le but de les transposer à la réalité de l’enfant hors école… Depuis son ouverture, le concept séduit dans la région et l’école s’agrandit !

En effet, depuis septembre 2016 la capacité d’accueil des élèves (calandrons) a doublé. Alors qu’en septembre 2015 il y avait 13 enfants, une enseignante (regenta) et 2 aides maternelles (ajudas), aujourd’hui l’école compte 25 élèves, 2 enseignantes et 3 aides maternelles réunis dans 2 classes de la petite section au CE1. L’enseignement se poursuivra, à terme, jusqu’en CM2. Si vous souhaitez d’autres renseignements ou tout simplement découvrir la Calandreta de Bocòna et sa spécificité vous pouvez contacter l’école sur calandreta.bocona@gmail.com ou suivre ses actualités sur leur page Facebook «calandreta de bocona».

Publié le 23/11/2016 par La Dépêche

Rectificatif apporté par Calandreta : – * il n’existe pas de fédération nationale mais une Confédération.  – ** Ce ne sont pas 2 mais 4 piliers qui sont définis par la Charte : l’immersion en langue occitane, la pédagogie inspirée des techniques Freinet et de la Pédagogie Institutionnelle, la culture occitane et s’associer pour faire école.

Joan-Loís Blenet : « volèm totei lei drechs per l’enfant ! »

Le président de la Confédération Calandreta – écoles associatives en occitan – saisit l’anniversaire de la signature française de la Convention Internationales des Droits de l’Enfant pour réclamer de l’Etat qu’il signe également son article 30 – celui qui reconnaît le droit de parler sa langue à l’enfant, dans son milieu ambiant.

JL Blénet : "quand l'offre d'enseignement est de qualité, la demande croît pour l'occitan. En reconnaissant le droit de l'enfant à parler sa langue, l'Etat verrait encore cette demande augmenter" (photo XDR)
JL Blénet : « quand l’offre d’enseignement est de qualité, la demande croît pour l’occitan. En reconnaissant le droit de l’enfant à parler sa langue, l’Etat verrait encore cette demande augmenter » (photo XDR)

Disètz que la França refusa de ratifiar l’article 30 de la Convencion Internacionala dei Drechs de l’Enfant, aquela que ditz qu’un enfant a lo drech d’emplegar sa lenga. Coma s’exprimís aqueu refùs ?

Nos vèn escondut per una publicitat messorguièra. La França valorisa la diversitat culturala d’un biais oficiau, e dins la realitat entrepacha que s’exprimisse . L’accion publica es d’afichar de drechs que ne’n son pas. En 1989, la signatura de la Convencion internacionala – mens son article 30 – nos a rementat que deja en 1966, la signatura francèsa dau Pacte Internacionau dei Drechs Civics e Politics, escafava premier l’article 27, aqueu que parlava dei drechs dei minoritats.

En realitat la lenga nòstra se parla quasi plus dins lei familhas, onte se transmete pas ais enfants. Am’aquò es que se pòu encara parlar de lenga dau país, s’es mòrta ?

Vos dirai que li a de monde per parlar, muma se podem pensar qu’aqueu nombre demenís. Mai podem pas taisar que nòstrei lengas regionalas fuguèron roïnadas. Vuei nos dison que plus degun ne’n demanda. Nosautres, ai Calandretas, ce que vesem, es qu’am’una ofèrta d’ensenhament de qualitat, aquela demanda aumenta. La reconoissença per la Convencion dei Drechs de l’Enfant devriá, amé de drechs reconoissuts, milhorar encara aquela qualitat, e mai la partejar dins lo monde educatiu.

La França reconois sei lengas au sieu, pas au defòra

Un enjeu pour l'enseignement des langues régionales qu'on parle moins en famille : maintenir le niveau des enseignants de demain (photo MN)
Un enjeu pour l’enseignement des langues régionales qu’on parle moins en famille : maintenir le niveau des enseignants de demain (photo MN)

Perqué lançar una campanha am’un comunicat a l’escasença de la Jornada Internacionala ?

Siam confrontas a la messòrga d’un Estat que ditz que nòstra lenga se parla pas. Es escquisofrenic : dins lo país ditz que lei lengas regionalas son dau patrimòni de la França, e au defòra ditz qu’existon pas !… A messòrga d’Estat, responsa dei Calandretas sota la forma d’un messatge clar. Maugrat la dificultat – e la negacion dau drech – la volontat dau public deis escòlas associativas en occitan fa créisser l’ofèrta d’ensenhament en lenga nòstra : ne’n siam ara a 65 escòlas, e tres Collègis, amé 3600 calandrons e 210 collegians, en auça de 5% en 2016. E a Montpelhier avèm en projèct de perseguir lo collègi per un licèu.

Dins un sistèmi escolari onte public e sector associatiu prepausan d’ensenhament en occitan, de qu’aduson lei Calandretas  ?

Auçan lo nivèu, la qualitat de l’ensenhament de la lenga – en immersion. E auçar lo nivèu es una exigéncia. Am’un nivèu febla, coma esperar deman de formar d’ensenhaires que podràn ensenhar vertadièrament l’occitan ? Mantenir lo nivèu es essenciau, bòrd qu’am’un occitan  mediòcre aurem jamai deman de bòn ensenhaires per faire passar la lenga a la generacion que l’entende pus a l’ostau.

communicat_premsa_calandreta_jornada_dreches_de_l__enfant.pdf communicat premsa Calandreta jornada dreches de l’enfant.pdf

Mardi 15 Novembre 2016 / Michel Neumuller / Aquò d’aqui

Ouverte en 2015, l’école occitane de Lavaudieu accueille 16 élèves

2899011Élèves, professeurs et parents se sont retrouvés mardi pour le goûter de rentrée, dans les locaux de l’ancienne et nouvelle école de Lavaudieu (aujourd’hui louée à des particuliers)

L’aventure a débuté dans le Brivadois en septembre 2015. Un an plus tard, l’école bilingue occitane de Lavaudieu accueille 16 élèves. Mardi, parents et enfants se sont retrouvés à l’heure du goûter.

Ce sont des cris d’enfants comme tous les autres que l’on entend dans le village de Lavaudieu. Mais l’école qui les accueille (et la langue qu’ils parlent) est, elle, hors du commun.

Cinq élèves de plus

Créée par l’association Calandreta Ribeirona, elle-même née en 2013, c’est une école laïque associative bilingue occitan-français. Et la formule fonctionne. En cette rentrée, cinq élèves ont rejoint les rangs, portant le nombre d’écoliers à seize. Ils viennent de Lavaudieu, Brioude, Paulhac, Autrac… « L’objectif est d’avoir vingt élèves », précise Thomas Ganlut, membre de l’association Calandreta Ribeirona. Les écoliers sont dans une classe multiniveaux, encadrée par l’institutrice Isabelle Péatier, l’assistante Anne-Lucie Huchet et l’aide d’un service civique.

Calandreta existe depuis trente ans et compte 65 écoles, dont trois en Auvergne (avec Le Puy et Aurillac). « Elle est reconnue par l’Éducation nationale et suit son programme, explique Thomas Ganlut. Mais il faut attendre cinq ans pour avoir la contractualisation de la classe, et donc le financement du salaire de l’enseignant par l’État. » Pour l’heure, ce sont les événements organisés par l’association, via son volet culturel et les parents qui financent l’école. « Être dans l’école suppose un gros engagement des parents. »

En plus de proposer l’enseignement en langue occitane, l’école puise ses méthodes d’éducation dans les techniques pédagogiques Freinet et Oury. Un apprentissage en immersion et par l’expérimentation qui a séduit Gérard Barriol, venu de Champagnac. Son fils de 5 ans, Léonard, a rejoint l’école cette année. « Ce qui nous a donné envie, c’est le système éducatif, respectueux du rythme de chaque enfant. La structure de la Calandreta correspondait à notre vision de l’éducation. »

Outre son école, le Calandreta organise aussi des gouters’Oc ouverts au public, une dictada, un bal\concert, un festival de l’enfance…

D’après Lydia Berthomieu

Formation chef d’établissement

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Les 11 et 12 octobre derniers, une vingtaine de chefs d’établissements Calandreta est venue participer aux journées de formation continue « Chef d’établissement » dans les locaux de la Confédération à Montpellier.

Venus d’Aquitaine, Auvergne, Limousin, Midi-Pyrénées, Languedoc et Provence, les enseignants/chefs d’établissements ont échangé sur leurs pratiques, leurs questionnements…  Ils ont également suivi deux interventions sur les finances et la Loi Debré, et sur la situation du chef d’établissement face aux institutions Education Nationale.

Côte-Pavée : la nouvelle Calandreta de Costa Pavada inaugurée

Lors de l'inauguration, samedi./Photo DDM Th. G.
Lors de l’inauguration, samedi./Photo DDM Th. G.

Jean Luc Moudenc a inauguré samedi les nouveaux locaux de la Calandreta , en présence de Myriam Bras, présidente de la fédération départementale des Calandretas et de Christine Noble, présidente de la Calandreta Costa Pavada. La Calandreta Côte Pavée a quitté les locaux de l’école Armand Leygues à la demande de l’Education nationale, en 2015. La mairie a proposé les anciens locaux de l’école maternelle Pugens-Limayrac pour y déployer ses activités pédagogiques, en accord avec l’implantation historique de l’association occitane dans le quartier. Les travaux de rénovation (155 000 € pris en charge par la Ville) ont été réalisés pendant l’été 2016, afin que les équipes et les élèves puissent y faire leur rentrée au 1er septembre.«La Calandreta de Côte Pavée est la première créée à Toulouse, il y a plus de 30 ans», a rappelé Jean-Michel Lattes, 1er adjoint au maire, en charge de la culture occitane.
Th. Gausserand

Article de La Dépêche publié le 03/10/2016

La calandreta de Limoges espère un nouvel essor de l’occitan

 La calandreta de Limoges, école en langue occitane, porte beaucoup d’espoirs avec le « rattachement » du Limousin à la Nouvelle Aquitaine. Ses responsables espèrent que l’occitan va bénéficier d’un nouveau regard et d’un nouvel essor.
A la calandreta de Limoges, comme dans toutes les écoles en langue occitane du sud-ouest, l’occitan est la règle, c’est une école en immersion. Mais à Limoges et en Limousin, l’occitan est une exception alors qu’il est beaucoup plus répandu dans le sud-ouest. Il est aussi beaucoup plus enseigné et la région Nouvelle Aquitaine consacre 3 millions d’euros par an aux langues régionales dans son action pour la culture et le patrimoine.
 La calandreta de Limoges accuille 60 élèves cette annéeLa calandreta de Limoges accueille 60 élèves cette année © Radio France – Jérôme Edant

Un nouveau regard et un nouveau soutien ?

Pour David Dalo , le président de la calandreta de Limoges, être dans le bain de cette Nouvelle Aquitaine et de l’occitanie peut amener un changement de regard des collectivités et des institutions locales, une prise de conscience que l’occitan fait partie de la culture et du patrimoine local. Un patrimoine qu’il faudrait soutenir…

Les responsables de la calandreta de Limoges espèrent aussi des retombées concrètes et plus immédiates, comme la traduction de livres et de manuels scolaires en occitan limousin. Le réseau des calandretas du sud-ouest, avec qui elle a déjà beaucoup de contacts, peut les y aider, tout comme un soutien de la part de la Région Nouvelle Aquitaine.

Et puis la calandreta regarde aussi vers le Rectorat car dans les collèges de l’académie de Limoges, il n’y a qu’un seul professeur d’occitan partagé entre Seilhac et Tulle. Les défenseurs de l’occitan espèrent qu’être désormais rallié à Bordeaux, cela change la donne et cela permette de développer l’enseignement public de l’occitan dans le secondaire.

Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin. Lundi 26 septembre 2016.

La Calandreta de l’Union: un sursis d’une année scolaire

Jean-Marie Vitrac, adjoint au maire, Marc Péré, Adeline Dametto et Emmanuel Questel.

Jean-Marie Vitrac, adjoint au maire, Marc Péré, Adeline Dametto et Emmanuel Questel.

L’affaire de la Calandreta de L’Union vient de trouver son épilogue ce lundi 25 juillet à la mairie de L’Union.

Marc Péré, le maire, a reçu en salle des mariages Emmanuel Questel, président de la fédération Calandreta de Midi-Pyrénées, et Adeline Dametto, coprésidente de l’association de la Calandreta de L’Union, afin de signer une convention, qui vient apporter un point final à un sujet qui occupe l’actualité unionaise depuis plusieurs semaines.

En mars 2015, les élus de la ville ont averti le bureau de cette école hors contrat que la mairie ne renouvellerait pas la convention d’occupation des locaux municipaux à la rentrée prochaine. Le bâtiment accueillant les petits calandrons est vétuste, et la mairie souhaite réhabiliter complètement ce lieu. Marc Péré nous confie qu’ «entre mars 2015 et juillet 2017, nous aurons laissé 28 mois à la Calandreta pour qu’elle retrouve des locaux décents pour poursuivre son activité. C’est un délai supplémentaire que nous leur accordons. Mais nous ne pourrons aller et n’irons pas au-delà du 25 juillet 2017, qui fixe la fin de la convention signée aujourd’hui. La bâtisse dans laquelle la Calandreta est logée a été vidée de tous ses occupants car elle est en effet en toute fin de vie. Le centre de loisirs, qui y était hébergé, a ainsi été déplacé l’année passée.» De son côté, M. Questel estime que cet accord était un minimum leur permettant de préparer l’avenir. Il précise que les démarches pour trouver un point de chute n’ont pas commencé «car les coprésidentes (…) s’emploient surtout à pouvoir faire redémarrer l’école dans les meilleures conditions possibles. Mais dès le mois de septembre, nous entamerons toutes les démarches nécessaires pour trouver un local qu’on espère pérenne, puisque l’école est vouée à être contractualisée dans les deux ans qui viennent».

La Calandreta va reprendre son activité en septembre avec une classe unique de 12 enfants.

Inauguration des nouveaux locaux de la Calandreta d’Albi

L’école Calandreta voit plus grand

Les écoliers sont heureux dans leurs nouveaux locaux./ Photo DDM, E.C

Les écoliers sont heureux dans leurs nouveaux locaux./ Photo DDM, E.C

Jeudi soir, l’école Calandreta d’Albi inaugurait ses nouveaux locaux installés au 44 rue Croix-Verte, à deux pas du centre-ville. Le déménagement de l’école associative occitane, daté du 1er mars, s’explique par une décision de la mairie de céder l’ancien emplacement (square Amiral-Abrial) au Centre social de Lapanouse-Saint-Martin-Jarlard. Une nouvelle plutôt bien accueillie par l’école qui n’a de cesse de s’agrandir. Mais avant que les écoliers n’y posent définitivement leurs cartables, le chemin a été long. En août dernier, lors de l’acquisition des locaux, «il y avait tout à faire», explique Amélie Labat, présidente de l’Association Calandreta, qui gère l’école et le recrutement des aides maternelles. «C’était la friche, le vide total».

«Un véritable mouvement populaire»

La rénovation des locaux s’est étendue sur 7 mois, d’août 2015 à février dernier. L’Association Calandreta, qui a financé une partie des travaux, souligne un «véritable mouvement populaire». «Une soixantaine de bénévoles, hors parents d’élèves, sont venus nous aider à remettre les lieux en l’état», explique la présidente. Les professionnels ont prêté du matériel quand les particuliers ont apporté leur aide financière. «Mais, au-delà de ces dons généreux, les gens ont pris sur leur temps personnel pour offrir à l’école ces nouveaux locaux. Ils venaient travailler les week-ends et les soirs en semaine», s’étonne encore Amélie Labat, reconnaissante.

Les bénévoles, tous invités à l’inauguration jeudi soir, se sentent encore appartenir à la vie de l’école et continuent à apporter du mobilier. Un mouvement de solidarité qui a donné le mot d’ordre du chantier pendant des mois : la bonne humeur.

Aujourd’hui, l’école Calandreta d’Albi est bien installée rue Croix-Verte. Les gravats et la poussière ont disparu pour laisser place à un endroit propre et sain. Sur les murs, on peut désormais lire les jours de la semaine et les mois de l’année, en occitan. L’école accueille trois classes de la très petite section au CM2, soit pas moins de 45 enfants pour lesquels trois enseignants dispensent des cours : deux rattachés à l’Éducation Nationale et un à la Fédération régionale des Calandretas.

F.C
LADEPECHE.fr. Publié le 18/06/2016

Calandreta et Ikastola dans un même lieu

Vendredi, une quinzaine de familles ont assisté à la réunion organisée par Calandreta et Seaska pour faire part de leur projet de création d’un groupe…

calandreta et ikastolaLes responsables de Calandreta et Seaska ont détaillé leur projet d’école par immersion © PHOTO M.-C. I.

Vendredi, une quinzaine de familles ont assisté à la réunion organisée par Calandreta et Seaska pour faire part de leur projet de création d’un groupe scolaire en immersion gascon – basque, à Boucau, aux côtés d’une dizaine d’élus dont le maire de Boucau, la députée, le conseiller départemental, plusieurs représentants d’associations basques et gasconnes.

D’après les organisateurs le projet est innovant. Il envisage la mutualisation de locaux tout en créant des établissements juridiquement distincts – un pour chaque langue – chacun sous contrat et reconnu par l’Éducation nationale, géré par une association (parents, etc.).

Le choix d’un projet d’implantation d’une ikastola à Boucau a été déterminé par le recensement d’un potentiel d’une trentaine d’enfants de Boucau, Tarnos et du Seignanx scolarisés dans les ikastola de l’agglo. De plus, Boucau serait la seule commune des Pyrénées-Atlantiques de plus de 5 000 habitants à ne pas avoir d’ikastola.

Pour la rentrée 2017

L’objectif des deux associations est d’ouvrir des classes de maternelle pour l’apprentissage du basque et du gascon, en immersion à la rentrée 2017, puis de poursuivre au fil des ans par l’ouverture d’autres niveaux. D’après le responsable de Calandreta, il suffit de 4 à 5 enfants de 2 à 4 ans pour ouvrir une classe de maternelle en gascon, le complément d’effectif vient en cours d’année par émulation.

Il est relativement optimiste : « Ici nous sommes en Gascogne. » Bien qu’au terme de la
soirée une seule famille ait manifesté son intérêt pour une calandreta contre huit familles intéressées par une ikastola.

Concurrence public – privé

Auparavant, lors de la présentation de chacune des écoles, les responsables des associations organisatrices ont loué les vertus de l’immersion qui « consiste à plonger l’enfant dans un bain linguistique tout au long de la journée ».

Le maire, Francis Gonzalez, a dit sa préférence pour l’immersion, prônée par Seaska, aux classes bilingues de l’enseignement public, défendues par une participante citant l’expérience de l’école publique de Saint-Martin-de-Seignanx.

La question de la concurrence entre écoles publiques boucalaises et écoles privées ikastola ou calandreta a été abordée sous l’angle des effectifs, une classe de maternelle boucalaise étant menacée à 4 ou 5 inscriptions près (« Sud Ouest » du 15 février).

Marie-Ange Thébaud, adjointe au maire, s’est voulue rassurante et estime que l’école publique « ne pâtira pas de cette ouverture ».

Marie-Claude Ihuel. Publié par Sudouest.fr

Une universitaire suisse soutient les Calandreta

 
Christianne Perregaux ./Photo DDM
Christianne Perregaux ./Photo DDM

Christianne Perregaux, professeur honoraire de l’université de Genève en psychologie et sciences de l’éducation était l’invitée d’honneur de l’école occitane pour une conférence sur le plurilinguisme. Ayant travaillé dans le domaine des pluralités linguistiques et culturelles, elle a également mené un certain nombre de recherches avec mise en pratique de l’éveil aux langues (langues minorées). Objectif : stimuler la curiosité des enfants sans être dans leur apprentissage mais plutôt dans l’éveil en développant des attitudes avec un aspect plus social d’un rapport à l’autre.

«L’occitan ne doit pas être une langue musée»

«Je suis sensible à ce que j’ai entendu sur les Calandretas avec à la fois la réappropriation de l’occitan et la créativité du futur. Il y a dans ce type d’école un projet de société qui me semble particulièrement fort de par son histoire mais aussi par le fait de considérer cette langue comme porteuse d’éléments forts pour l’avenir. Je considère les Calandretas comme un espace de développement durable qui, malgré la mondialisation, montre l’importance sociale et politique de chacun.

En effet la pédagogie de l’école est pour moi importante car la parole des enfants est prise au sérieux. Cet élément du développement durable est le fruit d’une démarche citoyenne car cela concerne non seulement une école mais aussi la société qui l’entoure. C’est une langue qui leur appartient et plus il y a de gens qui les rejoignent, plus cette langue revivra».

À la question d’un auditeur qui se demande si l’apprentissage de cette langue est juste une démarche pour des raisons affectives (mue par une nostalgie du passé) ou bien un outil pédagogique ?

«On est dans la phase de réappropriation d’une langue qui ne peut donc être faite que comme outil pédagogique, mais qui doit servir à ce qu’elle ait un sens, qu’elle ne soit pas juste passéiste, ni folklorique ni une langue musée».