COLLOQUE ISLRF EN BRETAGNE

Langues régionales à Quimper. Un colloque réunit plus de 250 personnes

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L’amphi était plein cet après-midi en marge du colloque sur les langues régionales. | Ouest-France

« L’immersion : 40 ans d’expérience pour l’avenir de nos langues ». C’est le thème du colloque organisé à Quimper (Finistère) pendant deux jours par l’Institut supérieur des langues de la République. Il a rassemblé près de 250 personnes au pôle universitaire ce vendredi 23 mars. Enseignants et chercheurs ont mis en avant les avantages de l’immersion pour apprendre une langue.

Pendant deux jours, ce vendredi 23 mars et samedi 24 mars, plus de 400 enseignants, chercheurs et étudiants seront réunis au pôle universitaire de Quimper (Finistère) en marge d’un colloque organisé par l’Institut supérieur des langues de la République.

L’objectif : montrer les bienfaits du bilinguisme précoce et de l’immersion. « La langue n’est plus un objet d’enseignement mais un outil, y compris au sein de la vie d’un établissement, explique Stefan Moal, membre du conseil scientifique de l’institut. Cette langue que l’on entend partout est comme « une bonne à tout faire ». On s’en sert pour tout. Plus tôt on la pratique, mieux c’est. »

Plus de 4 000 élèves en immersion en breton

Avant sept ans, la plasticité du cerveau permet d’accroître certaines compétences. Les oreilles sont ouvertes et enregistrent. D’ailleurs, les crèches bilingues ou immersives se développent en Bretagne. On en compte actuellement une dizaine.Le colloque a permis de comparer les différentes méthodes et les différentes pédagogies mises en place. « Le bilinguisme scolaire, que ce soit en breton, en basque, en catalan, en occitan ou en alsacien permet une ouverture sur le monde, ajoute Stefan Moal. Le point commun entre ces enseignants ou ces chercheurs est de faire vivre ces langues qui risquent de disparaître. »

L’objectif est de réamorcer la pompe et de poursuivre ce qui a été mis en place dans les années 70-80. Aujourd’hui, de jeunes enfants parlent le breton en classe et à la maison. C’est un progrès. Actuellement, près de 17 000 élèves font du breton dans le réseau public, dans l’enseignement catholique et à Diwan. Parmi eux, 4 318 élèves sont en immersion.

Lucile VANWEYDEVELDT Publié le 23/03/2018 dans Ouest France

 

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