Le collège Calandreta de Pau espère déménager d’ici deux ans

Le collège Calandreta est installé depuis 2012 dans les locaux du lycée d’Honoré-Baradat. © Archives Jean-philippe Gionnet

Le collège Calandreta, installé depuis 2012 dans les locaux du lycée Honoré-Baradat, devrait déménager à la rentrée prochaine, voire à la suivante.

Le «collègi» Calandreta devrait très prochainement déménager. La Région Nouvelle Aquitaine presse le Département de trouver une solution pour « héberger » dans un collège cet établissement qui accueille 37 élèves dans les locaux du lycée Honoré-Baradat. « L’idéal serait de déménager à la rentrée prochaine, mais si ce n’est pas possible, la Région nous laissera dans nos locaux d’Honoré-Baradat. Il faudra trouver une solution pour la rentrée suivante », précise Daniel Barneix, le président de la fédération départementale.

« Le plus vite sera le mieux »

Du côté du département, le dossier est déjà bien avancé, et le travail de recherche en cours. « Nous travaillons sur différentes hypothèses pour intégrer le collège Calandreta dans un autre collège palois. Le plus vite sera le mieux », espère Denise Saint-Pé, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’éducation. Avec un effectif qui pourrait doubler d’ici quelques années, la question de l’hébergement des élèves venus de loin commence, elle aussi, à se poser puisque cinq familles des Hautes-Pyrénées scolarisent leurs enfants au « collègi ». Jusqu’à présent, les élèves sont hébergés dans des familles d’accueil les lundi et les jeudis soir. La fédération souhaiterait désormais aller plus loin. « Le projet de développement, c’est d’avoir l’internat », espère Brigitte Vergez, présidente de l’association du « collègi ».

Trois écoles dans l’Agglo, neuf en Béarn

En plus du collège, il existe neuf écoles primaires Calandreta à travers le département, dont trois dans l’agglomération paloise. Comme au « collègi », l’enseignement s’y fait en immersion totale dans la langue occitane. « Tout est mis en oeuvre pour que les enfants soient en permanence en situation d’entendre et de pratiquer la langue », précise Daniel Barneix.

Parmi ces établissements, la Calandreta Paulina, rue du Capitaine Guynemer, est la première à avoir ouvert ses portes. C’était en 1989. Depuis, le succès ne se dément pas avec, notamment, la mise en place d’une liste d’attente depuis bientôt quatre ans. Solution pour les parents : les Calandretas de Lescar et de Mazères où il n’y a pas de liste d’attente. Des journées portes ouvertes sont prévues ces prochains jours dans les différents établissements.

Par Kevin Estrade, publié dans la République des Pyrénées le KEVIN ESTRADE. k.estrade@pyrenees.com