L’occitan à Carcassone

Adaptation de l’extrait d’un article publié dans l’Indépendant le 2 juin dernier. https://www.google.com/url?rct=j&sa=t&url=http://www.lindependant.fr/2017/06/02/l-independant-en-campagne-legislatives-aude-et-p-o-si-on-parlait-local,3021096.php&ct=ga&cd=CAEYACoUMTAyNjg5MDIwMDE3MjIwMDQ2MDYyGTE4ZTUwYzQ1OGUyMjg1NzA6ZnI6ZnI6RlI&usg=AFQjCNH8-NpEhGVJS6RnUFDTTL0hj2XDmw

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Carcassonne à la pointe
Quant aux écoles occitanes Calandreta, apparues au début des années quatre-vingt, elles rassemblent un peu plus de 4000 élèves, dont près de 500 dans l’Aude (neuf écoles) à Limoux, Sigean, Narbonne (2), Carcassonne (2), Peyriac-Minervois, Villedubert et Bize-Minervois. Fort de l’expérience et du succès de la calandreta de Carcassonne, un cursus bilingue a été mis en place au collège Le Bastion, puis au lycée Paul-Sabatier, faisant de Carcassonne la première ville du Languedoc-Roussillon où un tel parcours est possible.

Aujourd’hui, les calandretas fleurissent sur tout le territoire de l’Occitanie, en Provence, Auvergne, Limousin et Aquitaine, avec un enseignement décliné dans la forme dialectale occitane de chaque région, mais avec une pédagogie unique.

Qui sont les parents qui inscrivent leur enfant dans les calandretas ? «La plupart ne parlent pas occitan à la base», répondait, dans notre édition narbonnaise le 23 janvier 2017, Béatrice Gerbaud-Nieto de l’association Calandreta Narbonesas. «Je ne suis pas du tout de culture occitane. Initialement, je pensais même à ne pas scolariser ma fille. Ensuite, j’ai découvert les calandretas, leur univers, leurs méthodes d’apprentissage, j’ai été conquise.»