Toulouse : manifestation le 9 novembre pour défendre la langue occitane

Dix associations et mouvements occitans étaient réunis hier matin devant le Capitole. Leur revendication était double : donner une plus grande place à la langue occitane sur l’antenne régionale de France 3, et revenir sur la fin des contrats aidés, dont les établissements scolaires franco occitans dépendent largement.

Cette manifestation marquait le lancement de la campagne «Volèm l’occitan cada jorn à la télévision» («Nous voulons l’occitan tous les jours à la télévision»).

C’est donc surtout France 3 Occitanie, qui ne diffuse qu’un court programme en occitan chaque samedi, qui cristallisait les mécontentements parmi la cinquantaine de personnes présentes : «Une langue vivante ne peut pas subsister si elle n’est pas montrée et entendue», argumente Jean-Louis Blénet, coprésident de la Confédération Calandreta. «L’Occitan doit vivre avec son temps et la télévision est un outil pour le légitimer», poursuit-il. Les manifestants y voient aussi un moyen de réhabituer les Occitans à la musique de la langue, de la leur réapprendre, poursuit-il.

Philippe Bonnet, militant au Parti de la Nation Occitane, veut aussi faire de ce combat celui de la reconnaissance du peuple occitan : «L’occitan est une langue parlée depuis mille ans, explique-t-il. En Catalogne, c’est une langue officielle et certains noms de rue sont en occitan.» La fin des contrats aidés décidée par le gouvernement français est une autre source de colère : 70 employés en ont fait les frais dans les Calandreta, ces établissements franco occitans. Après une première manifestation organisée fin septembre contre cette suppression, une seconde est prévue le 20 novembre, devant la préfecture.