Muret. Fin des contrats aidés, l’école occitane en danger !

Le rassemblement qui a eu lieu devant la sous-préfecture (N.D.E : le 20 novembre) était des plus pacifiques. Les élèves de la Calandreta, ses enseignants ainsi que les responsables de cette école associative bilingue (français-occitan) sous contrat, demandaient tous une entrevue (accordée) à la sous-préfète Cécile-Marie Lenglet, ceci pour lui faire part de leur grande préoccupation quant à l’avenir de leur école.

Les petites «alouettes» ne veulent pas qu'on leur coupe les ailes./ Photo DDM, Robert Castéra
La mobilisation est lancée pour sauver «La Calandreta», cette école où l’on apprend encore l’occitan, mais qui nécessite l’intervention de six personnes en contrats aidés

L’annonce de la fin des contrats aidés a mis le feu aux poudres. L’école accueille 98 «calandrons», petites «alouettes», de la très petite section au CM2, soit quatre classes. Dans l’équipe, constituée de quatre régents (enseignants), un enseignant de français, et un agent d’entretien en CD, il y a aussi six aides maternelles en contrats aidés.

L’école pourra-t-elle poursuivre au mois de janvier ?
Pour l’instant, les parents, vraiment motivés, assurent la continuité du service, mais cela ne peut être qu’une solution provisoire. Outre l’indispensable apport des contrats aidés, la seule solution d’embauche par manque de moyens, la Calandreta met en avant leur utilité en tant que «bons dispositifs d’insertion dans l’emploi». Tous les contrats aidés sont suivis sur le plan de la formation continue et bénéficient d’une formation financée par l’école.

Des travaux début 2018 ?
L’association «Calandreta del Païs Murethin» a vu le jour en 1983 et, après avoir connu un démarrage chaotique et de nombreux déménagements, s’est finalement installée en 1990, rue du Maréchal-Lyautey, à côté du groupe scolaire Mermoz, dans des préfabriqués. Son action pédagogique est relayée par l’Octan, association de parents d’élèves, qui organise des manifestations festives et culturelles pour le rayonnement de la culture occitane.
En 2017, l’association a signé auprès des partenaires financiers et autres un projet de nouvelle école en dur pour remplacer les préfabriqués qui ont plus de 30 ans. La démolition a eu lieu cet été et les travaux doivent commencer début 2018. Aujourd’hui les enfants sont logés gratuitement dans l’école publique Mermoz.

Une démarche pour sauver l’école a également été entreprise auprès de la députée Elisabeth Toutut-Picard (LREM) qui a rencontré la ministre du Travail à ce sujet.

E.E.

Article de La Dépêche, publié le 22/11/2017, à retrouver sur : https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/22/2689376-fin-des-contrats-aides-l-ecole-occitane-en-danger.html