Un ministre et… deux présidents !

Samedi 3 juin, lors de son déplacement à Biarritz à l’occasion du congrès de la FCPE, le nouveau Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Jean-Michel BLANQUER, a rencontré le président de SEASKA et ESKOLIM, Paxcal INDO et le co-président de CALANDRETA, président de l’ISLRF, Jean-Louis Blénet.
Hervé COUTURE, directeur du CAPÒC participait lui aussi à la réunion.

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Jean-Michel BLANQUER, a rencontré le président de SEASKA et d’ESKOLIM, Paxkal INDO, et lo co-président de CALANDRETA, président de l’ISLRF, Jean-Louis BLENET.

Cette rencontre a pu avoir lieu grâce à la demande des élus et plus particulièrement du Président du Conseil Départemental, Jean-Jacques LASSERRE, et du Vice-Président Max BRISSON.

Le Ministre a ainsi pu constater le soutien politique sur la question des langues régionales.

En plus des demandes particulières de l’immersion nous avons insisté sur la nécessité de donner un statut aux langues régionales dans l’enseignement car elles y sont dans une situation très difficile et donc mauvaise.
Au contraire du français, qui est langue nationale, et des langues étrangères qui sont obligatoires, les langues régionales n’ont pas de statut et restent encore sous la règle du double volontariat : celui des familles et celui des employés du service public. Et pourtant les langues régionales sont inscrites dans la Constitution comme Patrimoine de la France.

Nous avons présenté la demande d’une Loi ou Réglementation pour un STATUT DES LANGUES REGIONALES, avec quelques principes majeurs :

1) La langue régionale est langue de droit dans tous les établissements de sa zone de diffusion (plus de vote du C.A. ou des professeurs pour autoriser l’enseignement de l’occitan, ni possibilité d’entrave ou de refus de la part des inspecteurs).

2) Pas de concurrence avec les options et les langues étrangères : étudier l’occitan ne doit pas imposer au jeune un sacrifice éducatif.

3) Son enseignement doit toujours être dispensé pendant le temps scolaire.

4) Obligation de suivi pédagogique.

5) Valorisation au moins à égalité avec les langues anciennes.

Avec ce statut nous avons demandé une reconnaissance plus formelle que celle que nous connaissons à l’heure actuelle, pour les 5 réseaux laïques d’enseignement immersif.

Le Ministre nous a exprimé son accord sur la nécessité de maintenir la diversité linguistique et culturelle.
Il a montré un grand intérêt pour l’expérimentation pédagogique et le plurilinguisme que nous pratiquons.
Nous avons constaté un esprit d’ouverture et le lien est établi avec le Ministre et son cabinet afin de faire progresser l’enseignement de l’occitan et des langues régionales.

Jean-Louis Blénet, co-président de la Confédération Calandreta.