1977 : Au congrès de l’Institut d’Etudes Occitanes de Béziers, le président, Yves Rouquette, critique la situation de la langue occitane. Une langue enseignée à la faculté, optionnelle au baccalauréat, mais qui n’est pas enseignée à l’école maternelle. Parmi les personnes qui l’écoutent, se trouve une enseignante de maternelle d’une école privée de Cazouls les Béziers. Son nom : Jaumeta Galinier-Alemani qui devient plus tard Madame Arribaud. C’est une militante de la langue occitane dans l’association « Volèm Viure Al País », mais aussi militante du mouvement de la pédagogie Freinet dans le groupe de Béziers, auquel participe déjà René Laffitte. Elle se sent profondément concernée par l’appel d’Yves Rouquette. Au début, près d’elle, deux collègues de « Volèm viure a País » se démènent sur le projet d’ouvrir une école maternelle occitane : Edmond Albi, professeur de Sciences et d’Occitan an collège, et Michel Marti, un pharmacien de Béziers d’origine catalane.

1978 : En Bearn, un groupe composé en majeure partie par « Los de Nadau », lance le projet d’ouvrir une école en gascon sur le modèle des Ikastolak basques qui existent depuis 1969. Lors d’une réunion d’Entau País, les amis de la langue occitane de Béarn décident qu’il faut transmettre la langue aux enfants dès l’école maternelle, et qu’il ne suffit plus de faire des discours et de lancer des idées : il est temps de faire et non plus de parler ! Ceux de Béziers et ceux de Pau travaillent chacun dans son coin.

C’est Anne-Marie Roth qui « invente » ce mot de Calandreta devenu célèbre pour désigner l’école occitane. Elle choisit un mot panoccitan, compatible avec la notion d’école. Calandreta désigne à l’origine un petit oiseau des vignes, l’alouette. Les occitanistes disent que l’alouette annonce le printemps de la langue… D’autre part, Calandron désigne aussi un petit apprenti.

Septembre 1979 : Naît la première association Calandreta : La Calandreta Paulina qui existe toujours.