1980 : En janvier, naissance de la première école Calandreta à Pau en Gascogne. En février 1980, le groupe de Béziers apprend la création de la Calandreta Paulina. Les Bitérois partent à Pau afin de rencontrer le groupe de la Calandreta Paulina. La deuxième école va ouvrir rapidement. Les Bitérois décident de prendre le même nom de Calandreta… Le mouvement vient de naître ! Les fondateurs ont voulu Calandreta comme école occitane, laïque et gratuite. Et cela est resté et demeure ainsi. Ils l’ont voulue école du service public occitan. L’Etat français, lui, la voyait et la voit toujours différemment…

1981 : Début 1981, François Mitterrand, candidat aux élections présidentielles pour l’union de la gauche, fait des propositions de gouvernement. Il y en a une, pour les langues dites régionales comme l’occitan, le basque, le catalan, le breton ou l’alsacien.

Au mois d’avril, Calandreta ouvre la petite école Còsta Pavada de Toulouse.

Le mois de juillet voit naître la Confederacion Occitana de las Calandretas au congrès d’Etsaut.

Les associations Calandreta n’ont quasiment aucun moyen de financement.

Les projets d’ouvertures sont nombreux cependant : Montpellier Clapàs (projet porté par le groupe de Béziers), Oloron Sainte Marie (en lien avec Pau), et La Test de Buch en Aquitaine nord.

1983 : Le 24 juillet, à Bordeaux, à la Maison des Basques « Eskual Etxea », se réunissent Seaska, Diwan, La Bressola, Calandreta et Scola Corsa. Le lien entre les écoles Seaska, la Bressola, Calandreta et Diwan commence à fonctionner…

En septembre, le premier C.P. en occitan ouvre à la Calandreta de l’Ametlièr de Béziers. Pour la première fois, des enfants commencent l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en occitan. C’est une première historique !

1984 : A la rentrée de septembre, Calandreta compte déjà 7 écoles qui scolarisent 102 calandrons dans 9 classes. Les écoles sont Pau, Béziers, Toulouse, Oloron Sainte Marie, La Teste de Buch, Montpellier, et Seysses près de Toulouse qui va s’arrêter et devenir ensuite l’école de Muret.

Malgré les difficultés, le mouvement Calandreta se développe avec vigueur. A l’époque, les congrès durent une semaine. Il faut élaborer et coordonner le projet linguistique et pédagogique. Il faut tout mener à la fois : la bataille politique et juridique avec le ministère, la bataille financière pour la survie quotidienne des écoles, la bataille pour créer les outils pédagogiques qui manquent, et la bataille pédagogique tout simplement, car les premiers enseignants doivent se former… sur le tas.